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- Style : Black Sabbath, Scorpions, Kiss, Running Wild
- Membre : Toto, Tony Iommi , Hiromi, 801
 

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JUDAS PRIEST - Defenders Of The Faith (1984)
Par RED ONE le 22 Janvier 2014          Consultée 5713 fois

Le succès phénoménal de l'album Screaming For Vengeance (1982), propulsé aux sommets des hit-parades grâce à des tubes fantastiques tels "You've Got Another Thing Comin'" ou encore "Electric Eye", permit d'installer durablement JUDAS PRIEST au firmament des grosses machines hard-rock des années 1980. JUDAS PRIEST prit cependant son temps pour façonner un successeur digne de ce nom à cet album culte, et Defenders of the Faith ne sortit donc qu'en janvier 1984.

Ce 9ème album des Prêtres de Judas se positionne d'emblée dans la continuité logique de son prédécesseur, ce qu'atteste la spectaculaire pochette, encore signée par Doug Johnson. L'occasion d'ailleurs de découvrir une nouvelle mascotte : après le Hellion, aigle de metal venu des airs, voici donc le Metallian, terrifiante chimère au corps à mi-chemin du tigre et du char d'assaut, surgissant des entrailles de la Terre. Pas forcément du meilleur goût, à l'inverse de la pochette de l'album précédent, mais au final un visuel qui claque et marque forcément les esprits.
Musicalement, c'est un peu pareil en fait : l'album se situe clairement dans la lignée de Screaming For Vengeance, avec un son toujours aussi mastoc et une production en béton armé (toujours due à mister Tom Allom), mais avec des compositions un tout petit peu moins marquantes.

L'opus commence cependant très fort avec "Freewheel Burning", nouvel hymne speed metal surpuissant pour bikers dans l'esprit de "Rapid Fire". Les choses continuent ensuite dans cette veine, avec "Jawbreaker", très lourd et fondamentalement heavy.
JUDAS PRIEST calme ensuite le jeu avec un morceau plus mid-tempo, "Rock Hard Ride Free", aux sonorités typiquement années 1980, au duel de guitares épique et dont les arrangements annoncent cependant déjà certains titres de Turbo.
Les choses sérieuses continuent avec un nouveau classique incontournable, "The Sentinel", où les guitares géniales de notre paire de guitaristes préférée font des merveilles, et où l'on peut déjà entendre quelques essais de guitare-synthétiseur, instrument qui sera employé à outrance sur l'album suivant.

L'une des chansons les plus marquantes de cet album reste indubitablement "Love Bites", au titre dur à lire sans rigoler quand on est francophone, n'est-ce pas ? Un grand moment de bravoure metal, où l'on sent que le groupe s'est fait plaisir en expérimentant les nouvelles possibilités offertes par la technologie de l'époque avec l'ajout de quelques percussions synthétiques : le morceau sonne donc résolument moderne, toujours aussi lourd et presque industriel. Un nouvel hymne calibré pour les stades, aux paroles certes pas très fines mais au refrain viril et accrocheur.
Dans le même esprit, "Eat Me Alive", titre speed mais non moins lourd et puissant, s'affirme facilement comme l'une des chansons les plus réussies de l'album. Néanmoins, ce titre fait polémique et se voit dénoncé par les ligues de bienséance américaines à cause de ses paroles provocatrices qui parlent quand même de fellation.

La dernière partie de l'album est un peu moins réussie : "Some Heads Are Gonna Roll", titre épique assez sympa, se révèle quand même un peu passe-partout. Idem pour "Night Comes Down", ballade pour le coup franchement ennuyeuse, même si d'excellente facture.
Heureusement, les deux derniers titres compensent ce petit ventre mou : "Heavy Duty", nouvel hymne d'arena metal parfait pour les grandes réunions sportives, et sa suite épique "Defenders of The Faith", sont assurément d'intenses moments de heavy metal comme seul JUDAS PRIEST sait les créer. Un double titre à l'ambiance unique, qui ne connaîtra toutefois pas une longue carrière dans le répertoire live du groupe, mais à redécouvrir d'urgence.

Defenders of the Faith est un album qui ne comporte pas de réel tube se démarquant du reste. Les membres du groupe le reconnaîtront d'ailleurs eux-mêmes dans les notes du livret de l'édition remastérisée sortie en 2001. Cela n'a cependant pas empêché de très bonnes ventes, et de demeurer encore aujourd'hui parmi les 'best sellers' du groupe. Grâce à ses compositions plutôt bien foutues et à un son toujours plus puissant que la concurrence de l'époque dans le milieu du hard/heavy 'mainstream' (ce qui ne va pas durer), Defenders of the Faith se positionne sans souci comme l'un des meilleurs albums du PRIEST. Malgré quelques titres un peu passables, il contient effectivement son lot de pépites incontournables et de titres majeurs du répertoire des Britanniques.

JUDAS PRIEST, au sommet de sa gloire durant cette époque, remplissait facilement de très grandes salles lors de shows épiques et démesurés. La tournée Defenders of the Faith est à l'image de cette démesure, avec un Metallian gigantesque servant de décor à la scène. La quasi-totalité des chansons de l'album sont jouées durant cette tournée, à l'exception de "Eat Me Alive" (du fait de la polémique). Cette dernière sera cependant jouée en live dans les années 2000, ce qui fit alors de Defenders of the Faith le second album de JUDAS PRIEST a avoir été joué dans son intégralité depuis... Rocka Rolla en 1974.

Cette réussite artistique et commerciale enfin acquise et méritée après une décennie de dur labeur, JUDAS PRIEST a alors les mains libres pour tenter de prendre quelques risques. Ce qui nous donnera le controversé album Turbo, deux ans plus tard.

Titres inoubliables : "Jawbreaker", "Freewheel Burning", "Eat Me Alive", "Love Bites", "The Sentinel", "Heavy Duty/Defenders Of The Faith"

Note réelle : 4,25/5

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- Rob Halford (chant)
- Glenn Tipton (guitare)
- K. K. Downing (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Dave Holland (batterie)


1. Freewheel Burning
2. Jawbreaker
3. Rock Hard Ride Free
4. The Sentinel
5. Love Bites
6. Eat Me Alive
7. Some Heads Are Gonna Roll
8. Night Comes Down
9. Heavy Duty
10. Defenders Of The Faith



             



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