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Jean-michel JARRE - Equinoxe (1978)
Par WALTERSMOKE le 1er Décembre 2012          Consultée 3113 fois

En 1977, tout sourit à Jean-Michel JARRE : Oxygène est un carton sans précédent, il est élu – un peu vite – homme de l'année par People et côté vie privée, ça roule avec Charlotte Rampling. L'époque douteuse du début de la décennie est déjà loin. Et du coup, que faire ? Un Oxygène-bis ? Non, du moins pas tout de suite. Jarre va faire bien mieux avec son troisième album, sensiblement supérieur, répondant au nom d'Equinoxe.

Il est de coutume parmi les jarrophiles de débattre pendant des heures pour savoir qui d'Oxygène ou d'Équinoxe est le meilleur album. À titre personnel, je pencherai pour Équinoxe. Parce qu'il a été enregistré dans un vrai studio et pas dans une cuisine, peut-être ? Bien sûr que non, il est juste meilleur. Et les raisons sont simples. En premier lieu, l'un des thèmes généraux de l'album est l'eau, qui est bien représentée avec moult effets sonores renvoyant à l'élement. Ensuite, dans sa composition, Equinoxe est un album-concept censé transcrire une journée, ce qui se traduit par des morceaux calmes renvoyant à la nuit, et des morceaux enjoués, manifestes du jour (il faut reconnaitre que ça fait cliché). Enfin, celui qui a vraiment eu de l'importance, ici, c'est Michel Geiss, premier fidèle de Jarre qui s'est occupé des instruments, dont le Matrisequencer qu'il a inventé, et qui a donc fourni de pures merveilles.

Et donc, après presque une année de travail, voici le résultat, à savoir un album magnifique. Bon, après, JARRE ne s'embête pas pour les noms : huit pistes, l'album s'appelle Équinoxe, donc il les numérote Équinoxe 1, Équinoxe 2... vivement Zoolook, pour de vrais titres. Mais s'attarder là-dessus, c'est chercher la petite bête, et au vu des transitions, on a l'impression d'entendre deux morceaux de 19 minutes.

La face A, soit les quatre premiers morceaux, est de loin la meilleure : cependant la première partie ne colle pas vraiment au reste de l'album, surtout avec cette séquence franchement énervante. Heureusement, la partie 2 rattrape largement avec des nappes calmes et apaisantes, agrémentées ça et là de bruitages assez pertinents. Toutefois, sa longueur peut sembler un poil rébarbative par moments. On peut dire la même chose pour la partie 3, sauf qu'il y a une jolie ritournelle donnant un côté romantique à souhait, rendant le morceau mélancolique, et de facto il en devient brillant. Et pour finir en beauté la face, voici venir la célèbre partie 4 d'Équinoxe. Avec sa structure pop et sa froideur calculée, Équinoxe 4 s'inscrit dans la lignée des morceaux qui méritent véritablement d'être qualifiés de tubes. De manière générale, les parties 1 à 4 d'Equinoxe représentent de belle manière la nuit, et le soleil se levant sur un monde paisible et mélancolique.

Quant à la face B, elle est inférieure à la face A, mais de pas beaucoup. Par exemple, la partie 5 forme une jolie petite musique que je soupçonne être un nouveau Oxygène 4, du moins dans l'idée. Cependant, son caractère kitsch le dessert, et plus encore de nos jours. Quant à la partie 6, avec ses sonorités 8-bit, elle est assez marrante, bien que son côté suite de la partie 5 me chagrine. Par contre, la partie 7 mérite vraiment qu'on s'y attarde. En 7 minutes, JARRE dresse un morceau à la fois beau et sensible, et qui ne lasse pas. Enfin, la partie 8, avec ce bien chouette « intermède » électro-acoustique qu'est L'orchestre sous la pluie : joli morceau, mais sans plus, suivi par une conclusion minimaliste reprenant le thème de la partie 5, assez sombre pour le coup.

Dans l'ensemble, Équinoxe est donc un véritable monument de la musique électronique, bien imparfait par endroits, mais apparaissant supérieur, de loin comme de près, à Oxygène. De plus, le concept d'album retraçant une journée – JARRE disait lui-même qu'on peut l'écouter quand on veut – est très bien ficelé. Rien que pour cela, les félicitations s'imposent. De plus, le français atteindra la consécration ultime avec son premier concert, et pas des moindres, en 1979 : un million de personnes y assistent, et la télévision couvre l'événement. Une cerise sur le gâteau pour le Lyonnais, en somme.

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1. Equinoxe 1
2. Equinoxe 2
3. Equinoxe 3
4. Equinoxe 4
5. Equinoxe 5
6. Equinoxe 6
7. Equinoxe 7
8. Equinoxe 8



             



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