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Jean-michel JARRE - Rendez-vous (1986)
Par MR. AMEFORGEE le 29 Novembre 2004          Consultée 15411 fois

Difficile de passer à côté de Rendez-vous lorsqu’on s’intéresse à Jean-Michel JARRE. Comme Oxygène, il fait partie des albums devenus des classiques et qui reçurent un très bon accueil à leur sortie. Il fut honoré de la Victoire de la Musique de la meilleure musique instrumentale 1986 et, bien qu’il soit un peu trop court à mon goût (35 minutes environ), il le mérite bien. Que dire de plus pour la petite histoire ? Qu’il fut enregistré en peu de temps, deux mois, en prévision des concerts de Lyon et de Houston (et dont on retrouvera la quasi intégralité sur le live de Lyon et Houston. Sans blague.). Que cet album est dédié aux astronautes qui périrent à bord de la navette spatiale Challenger le 28 janvier de la même année, et que l’un d’eux, Ron McNair, ami de l'artiste, devait jouer le solo de saxophone du "Dernier Rendez-vous" lors du voyage dans l’espace. Voilà pour les circonstances.

Rendez-vous est un hymne aux synthétiseurs et à l’électronique, qui tissent une trame stellaire, invitation au rêve intergalactique, sur laquelle s’affirment des mélodies mémorables. Six rendez-vous comme autant de témoignages de l’imagination fertile de leur auteur. Derrière l’aspect purement électronique, on sent l’influence certaine de la musique classique et baroque, qui se ressent fortement sur des titres comme le fameux "Second Rendez-vous" ou encore le "Troisième".

D’abord, on entre dans l’album sur un son de basse, profond, lent, régulier, figurant la respiration de quelqu’un qui dort, bercé par les oniriques accords du songe qui commence, puis les synthétiseurs aux sonorités plus claires s’élèvent dans l’atmosphère. Bienvenue au "Premier Rendez-vous". Paisible entrée en matière, mise en bouche en somme, avant l’arrivée du plat principal.
Bientôt, débarque le "Second Rendez-vous" au climat grandiloquent, inquiétant, oppressant presque, frappé par l’urgence des claviers plaintifs et lyriques. On croirait écouter une toccata à laquelle les arrangements électroniques confèrent une aura de science-fiction. On apprécie les différents mouvements avec leurs spécificités respectives, présence de chœurs, synthétiques ou réels, break à la harpe laser, à faire frémir Dark Vador, évocation fugace de la respiration du "Premier Rendez-vous", avant la reprise du thème pour un final chatoyant. Du grand art.

Le "Troisième Rendez-vous" calme le jeu cosmique avec un passage atmosphérique à la harpe laser, empreint de pesanteur et de pénombre. Dans ce cas précis, on pourrait penser à un requiem.
Puis, retour à une dimension plus rock pour sa rythmique et sa construction, le Rendez-vous à ne pas manquer : le "Quatrième", célèbre et accrocheur, avec sa mélodie entraînante, voire imparable. Il est inutile que je m’y perde en formules redondantes : il est excellent et archiconnu, que demander de plus ?
Le "Cinquième Rendez-vous" est plutôt planant, fragments de sons cristallins qui tintent et évoquent presque une comptine. Puis, passé le voile de souffles psychédéliques, fragments rétrospectifs, fugaces, d’extraits d’anciens morceaux, avant l’élan final un peu plus rapide et pesant.
Et c’est déjà le temps du "Dernier Rendez-vous", célèbre aussi, et sa partie de saxophone sidéral, que l’on imaginerait très bien jouée dans l’espace, en apesanteur. Un morceau introspectif et mélancolique, rythmé par les palpitations lentes d’un coeur. Nous avons commencé le périple sur le souffle de la respiration, nous le finissons sur des pulsations cardiaques : la boucle est bouclée. Le voyage à la fois cosmique et humain s'achève, bon retour sur Terre.

Si le temps a continué sa marche immuable depuis, et même si la production paraît avoir un peu vieilli (rien à voir avec Aero, par exemple), l’album tient encore cependant très bien la route, pour ne pas dire qu’il reste incontournable. Riche de son atmosphère envoûtante, parfois mystérieuse, parfois jubilatoire, Rendez-vous est à apprécier comme un sésame ouvrant la dimension Jean-Michel JARRE.
J’avais prévu de terminer ma chronique sur un jeu de mot pourri, du style : Un Rendez-vous à ne pas manquer donc, ne lui posez pas un lapin, ou encore, Rendez-vous, vous êtes cerné ! ; mais suite aux menaces de la direction et un peu par orgueil personnel, ce ne sera pas le cas. On se contentera donc d’un :
Excellent album, à écouter encore et encore, pour la magie et le souvenir.

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- Jean-michel Jarre (synthétiseurs)
- Dominique Perrier (synthétiseurs)
- Jo Hammer (batterie)
- David Jarre (synthétiseur sur le rendez-vou)
- Sylvain Durand (direction des choeurs de radio)
- Pierre Gossez (saxophone)


1. First Rendez-vous
2. Second Rendez-vous (part1)
3. Second Rendez-vous (part2)
4. Second Rendez-vous (part3)
5. Second Rendez-vous (part4)
6. Third Rendez-vous
7. Fourth Rendez-vous
8. Fifth Rendez-vous (part1)
9. Fifth Rendez-vous (part2)
10. Fifth Rendez-vous (part3)
11. Last Rendez-vous



             



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