Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Marcus Miller
- Style + Membre : Space Art
 

 Site Officiel (473)
 Guide Jean-michel Jarre (513)

Jean-michel JARRE - Oxygène 3 (2016)
Par WALTERSMOKE le 29 Décembre 2016          Consultée 1342 fois

En 2015, Jean-Michel JARRE a fait son retour dans les bacs (ah, l'expression désuète !) avec un album qu'on n'attendait pas de lui. En effet, qui aurait imaginé un seul instant que J.M. JARRE allait composer un album entier de collaborations avec divers musiciens, certains étant issus de différents âges d'or de la musique électronique ? Electronica n'a peut-être pas uni les fans, mais au moins avait-on de (bonnes) nouvelles de la légende lyonnaise. Quelques mois plus tard, c'est un second volet d'Electronica qui sort, encore meilleur, et toujours bourré de collaborations souvent intéressantes.

Et puis, pendant la création d'Electronica, JARRE a cédé à ses vieux démons électroniques et a composé un morceau dans la droite lignée d'Oxygène, qu'on ne présente plus. Un morceau à la fois moderne et nostalgique, incitant finalement le compositeur à créer dans la foulée six autres morceaux, formant ainsi ce que certains attendaient de lui, à savoir une suite digne de ses premiers pas en tant que star de l'électronique. Un Oxygène 14-20, donc ? Non, ce sera Oxygène 3, pour plus de clarté – un peu dommage à mon sens, la continuité avec Oxygène 7-13 (1997) n'aurait pas été de refus.

Oxygène 3, donc, sort en décembre 2016, coïncidant avec les 40 du premier volet, le fameux disque enregistré dans la cuisine. Et pour le coup, il y avait de quoi être hypé, car quand J.M.JARRE ressort les bons vieux claviers avec quelques ajouts plus modernes, on peut légitimement s'attendre à du grand œuvre, et Oxygène 7-13 par exemple l'avait très bien démontré. Et même si notre époque est rythmée par les remakes/reboots/suites/whatever au point qu'on sature, il est quand même plaisant de le voir bidouiller une nouvelle fois ses synthés pour faire d'Oxygène une trilogie.

Le problème des trilogies, c'est que si le premier volet est excellent et que le second reste honorable, le troisième a tendance à marquer le pas en termes de baisse de qualité – rappelons-nous avec douleur de Jurassic Park 3, Le Parrain III, etc. Et pour être franc, si Oxygène et Oxygène 7-13 (renommé Oxygène 2 pour les besoins d'un coffret réunissant les trois volets) sont des albums de très haute volée, ce n'est pas tout à fait le cas d'Oxygène 3. Entendons-nous bien : oui, Oxygène 3 est un bon album, à la production magnifique et bien ficelée (et effectuée en peu de temps qui plus est), et qui sait très bien se défendre, mais ce n'est pas forcément un album bon au point d'être écouté en boucle avec le même ravissement à chaque fois. À titre personnel, j'ai même été profondément déçu lors des premières écoutes, voyant là un disque faiblard qui ne méritait pas d'être porté aux nues.

Il faut néanmoins faire preuve de patience et d'ouverture d'esprit pour réellement apprécier Oxygène 3 et reconnaître ses qualités. En premier lieu, le choix de verser dans un ambient très éthéré offre à l'album une fraîcheur agréable qui joue avec les sons d'époque plutôt que de leur « rendre hommage ». Grâce au travail de production, la toile musicale tissée inonde les oreilles et ne peut que difficilement déplaire. Ce serait donc plus au niveau de la composition que le bât blesserait ? Plutôt en termes de choix effectués. Ainsi, quand démarre Oxygène 14, on y croit fort, on s'attend à une introduction ouvrant sur un album plein de rebondissements et de variations d'humeurs. Sauf qu'Oxygène 3 est bien plus homogène que prévu. Bien entendu, chaque morceau a sa propre identité et ne répète pas la même sauce à longueur de temps. Mais se contenter de dire que J.M. JARRE navigue dans le même univers est encore trop large pour bien cerner l'album.

Pour faire simple, c'est à partir d'Oxygène 17, le single vraiment trop artificiel, que réside le moins bon d'Oxygène 3. "Oxygène 19" donne toujours l'impression de commencer à décoller avant une grande charge électronique qui... n'arrivera jamais. Quant à "Oxygène 20", s'il contient un extrait de "Oxygène 6" placé en mode « nostalgie », il s'étire inutilement même s'il est très beau à écouter. C'est d'autant plus dommage qu'on sent la patte jarrienne derrière et que le talent ne s'est pas tari. Mais à ce stade, les Oxygène 14 à 16 l'avaient déjà montré, et qui s'écoutent non sans plaisir.

Pour le « vrai » retour de J.M.JARRE en solo, Oxygène 3 déçoit, soyons francs. Mais c'est plus une déception relative, tempérée par une maîtrise idéale des divers instruments ainsi que de très intéressantes pistes propices à un futur album tout aussi réussi. C'est quand même déjà mieux que VANGELIS et YELLO qui, tous deux, ont complètement raté le coche en cette terrible année 2016.

Note réelle : 2,5/5

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par WALTERSMOKE :


Jean-michel JARRE
Les Concerts En Chine (1982)
Les tribulations d'un Français en Chine




Klaus SCHULZE
Dreams (1986)
Le meilleur du meilleur.


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



Non disponible


1. Oxygène 14
2. Oxygène 15
3. Oxygène 16
4. Oxygène 17
5. Oxygène 18
6. Oxygène 19
7. Oxygène 20



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod