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Jean-michel JARRE - Equinoxe Infinity (2018)
Par WALTERSMOKE le 20 Décembre 2018          Consultée 1242 fois

Le retour discographique de Jean-Michel JARRE est du genre à faire plaisir à voir. En général, quand un musicien revient sur le devant de la scène, c'est pour signer un album, peut-être deux quand il se sent d'humeur généreuse, et puis s'en va après une tournée de retour. Parfois, il n'y a même pas de nouvel album. Mais avec J-M.J., la donne est différente : non seulement le bougre n'aura jamais été aussi productif dans sa carrière ces dernières années, mais en plus il a repris le chemin des tournées. Du vrai pain béni pour ses fans, même si les deux volets d'Electronica, aussi intéressants soient-ils, n'ont pas forcément fait l'unanimité. Et puis, il y a eu Oxygène 3 sorti fin 2016, histoire de marquer le coup, de célébrer les 40 ans de l'album ayant fait du musicien français la superstar de la musique électronique qu'on connaît tous. Un album bien mais sans plus, voire décevant par certains aspects. Mais pas de quoi ébranler la foi jarrienne, cependant de nouveau mise à l'épreuve avec... Equinoxe Infinity.

Equinoxe Infinity ? Oui, au fond, ça paraît logique. Deux ans après avoir fêté les 40 ans de son album le plus connu et le plus vendu, JARRE se consacre cette fois à l'autre album qui revient le plus dans les discussions à son sujet. D'aucuns s'en réjouissent, d'autres, plus cyniques, évoquent le goût de l'argent facile. Et moi, je me demande : pourquoi avoir appelé cet album Equinoxe Infinity ? Pourquoi vouloir lier l'album de 1978 et celui de 2018 ? La raison, ce sont les « Watchers », vous savez, ces personnages nous regardant à travers des jumelles sur la pochette d'Équinoxe. Alors que ce dernier racontait grosso modo le déroulement d'une journée, voilà que JARRE a décidé d'aller plus loin dans le concept. Ainsi, Equinoxe Infinity se propose de dérouler une grande fresque mêlant écologie et technologie, avec une bonne grosse louche de SF/fantastique à travers ces Observateurs. Pourquoi pas, à ceci près qu'en dehors de quelques exceptions (comment écouter "Rendez Vous VI" sans penser à Challenger...), la musique de J-M.J. n'a pas besoin de décorum pour s'apprécier.

Et puis... Equinoxe Infinity n'aurait pas dû s'appeler ainsi. Prenons le parallèle le plus évident : Tubular Bells. La fameuse série de Mike OLDFIELD contient un premier volet qui se passe de commentaires tant il est culte, un deuxième qui n'en est qu'une copie carbone modernisée et un troisième qui se démarque nettement du modèle d'origine avec seulement quelques liens ténus pour faire genre – et on fera l'impasse sur le médiocre Millenium Bells (1999) et l'inutile remix de 2003. Dans le cas d'Equinoxe Infinity, on a donc une version jarrienne de T.B. III. Il paraît donc normal de se sentir déçu à la première écoute, là où Oxygène 3, malgré ses défauts, sonnait définitivement « Oxygène ».

Mais soyons francs : on s'en contrefout comme de sa première chemise. Car Equinoxe Infinity se suffit à lui-même en plus d'être... très bon. Pour peu qu'on accepte les sonorités modernes et quelques erreurs regrettables (s'inspirer des crop circles pour "Flying Totems", non mais franchement...), cette véritable suite électronique en 10 mouvements s'écoute avec tellement de plaisir qu'on ne voit même pas le temps défiler. Non seulement la patte JARRE s'impose, aussi bien au niveau du style qu'en termes de production (ce qui devrait faire plaisir à qui n'a pas aimé les Electronica), mais en plus l'inspiration répond franchement présente. Même s'il semble racoler par moments ("The Opening", "Infinity"), J-M.J. garde cette force évocatrice, la fait explicite le temps d'un "All that You Leave Behind", ou bien joue plus sur des nuances comme avec "Robots Don't Cry", entre autres.

Finalement, on est doublement contents avec Jean-Michel JARRE. Non seulement il confirme en effet son excellente forme musicale depuis son retour en 2015, mais en plus Equinoxe Infinity, outre sa très haute qualité, prouve qu'il est plus que jamais capable de continuer avec brio et de manière régulière sa carrière, le tout en restant au diapason de son époque. Quel génie !

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- Jean-michel Jarre (tout)


1. The Watchers
2. Flying Totems
3. Robots Don't Cry
4. All That You Leave Behind
5. If The Wind Could Speak
6. Infinity
7. Machines Are Learning
8. The Opening
9. Don't Look Back
10. Equinoxe Infinity



             



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