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MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  LIVE

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- Membre : Marcus Miller
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Jean-michel JARRE - Les Concerts En Chine (1982)
Par WALTERSMOKE le 18 Décembre 2012          Consultée 2234 fois

Dans la Chine de 1981, cela fait maintenant cinq ans que Mao, le Grand Timonier qui dirigeait son peuple à coups de révolutions culturelles, a cassé sa pipe, ce qui n'a pas été sans conséquence sur l'ouverture de l'Empire du Milieu au génial/horrible/inutile (rayez la mention inutile) monde occidental. C'est dans ce contexte qu'arrive Jean-Michel JARRE, auréolé du succès sans faille de ses trois derniers albums en date. Ceci est d'ailleurs une première historique pour un musicien occidental. De plus, non seulement il débarque à Pékin, puis à Shanghai avec d'autres zicos, à savoir Frédéric ROUSSEAU, le futur aide de camp de VANGELIS, ainsi que Dominique Perrier et Roger Rizzitelli, membres de Space Art, afin de vraiment jouer sa musique (et pas entuber son monde comme il l'a fait en 1979 sur la Concorde). De plus, il présente de nouvelles compositions, ainsi qu'une formidable invention musicale, à savoir la harpe laser qui deviendra un incontournable de ses concerts par la suite (merci Bernard Szajner). Malheureusement, la trace auditive de ces concerts en Chine ne correspond pas tout à fait à ce que les spectateurs chinois ont entendu puisque les morceaux ont été retravaillés en studio, il y en a même qui ont été intégralement rejoués.
A priori, c'est bas.

Ceci étant, en faisant l'effort de se concentrer sur le morceau en lui-même, force est de constater que les inédits, composés pour l'occasion, sont superbes, ne frôlant certes pas la perfection mais s'en approchant grandement. Ainsi, "L'Ouverture", qui est en fait le premier tiers de la première partie des Chants Magnétiques, brille par son caractère sombre et maîtrisé. Ensuiten, "Arpégiateur" est un véritable concentré de séquences qui rendent un morceau particulièrement puissant, et si "Souvenir de Chine" utilise des claviers un peu putassiers, ils sont cependant capables de nous faire verser de sincères larmes – ou une larmichette, c'est selon.

Mais il y a bien mieux sur Les Concerts en Chine. JARRE est allée jusqu'à composer deux des plus grands morceaux de sa carrière, rien que ça. Tout d'abord, "Jonques de Pêcheurs Au Crépuscule" se pose en véritable choc entre les claviers français et la musique traditionnelle chinoise jouée par le conservatoire de Pékin, un choc où le talent du claviériste français transparaît aussi bien dans l'écriture que dans l'interprétation. Quant à "Nuit à Shanghai", il s'agit de la plus belle montée en puissance jamais vue dans la discographie de Jarre (ou presque, cf. "Ethnicolor" sur Zoolook), sans compter sa durée. Le morceau "Harpe Laser", en revanche, laisse plus dubitatif, puisque l'instrument du même nom est plus visuel que sonore, et puis il est assez bancal sur le plan purement musical. En fait, le plus intéressant serait de voir l'interprétation du morceau pour en comprendre le caractère hésitant de la démarche, étant donné que c'est la première fois qu'elle est utilisée en concert.

Quant aux morceaux déjà présents dans le répertoire de JARRE, ils sont moins percutants mais toujours de bonne facture. "Les Chants Magnétiques II", par exemple, est joué dans sa meilleure version, avec notamment le solo final à la vraie-fausse guitare électrique, un pur régal qui compense les errances de la version studio. Cependant, les autres morceaux ne sont pas particulièrement supérieurs à leurs premières versions respectives (surtout "Les Chants Magnétiques IV"), sauf "Equinoxe IV", qui pour le coup est magnifiée par l'apport de la batterie de Roger RIZZITELLI, un vrai régal. Il est d'autant plus incontournable qu'il est joué en intégralité, ce qui ne sera hélas pas le cas pour ses prochains concerts. Notons que bizarrement, aucun morceau d'Oxygène n'a été joué, tout au plus peut-on entendre un extrait d'"Oxygène IV" dans "Harpe Laser", mais qui provient d'une émission radio.

Les Concerts en Chine est donc un très bon premier album live qui se laisse écouter avec plaisir, surtout les morceaux inédits, pour peu qu'on ferme les yeux sur le fait que les morceaux ont été massivement retravaillés lors du mixage. Pour conclure, rajoutons que JARRE a fait tellement forte impression qu'il lui fût attribué le surnom de "Grand maître de l'électricité", et même qu'on lui offre un side-car quand il rentre en France. C'est pas la classe, ça ?

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   WALTERSMOKE

 
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- Jean-michel Jarre (claviers)
- Frédéric Rousseau (claviers)
- Dominique Perrier (claviers)
- Roger Rizzitelli (batterie)


1. L'ouverture
2. Arpégiateur
3. Equinoxe Iv
4. Jonques De Pêcheurs Au Crépuscule
5. L’orchestre Sous La Pluie
6. Equinoxe V

1. Orient Express
2. Les Chants Magnétiques I
3. Les Chants Magnétiques Iii
4. Les Chants Magnétiques Iv
5. Harpe Laser
6. Nuit à Shanghai
7. La Dernière Rumba
8. Les Chants Magnétiques Ii
9. Souvenir De Chine



             



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