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Jean-michel JARRE - The Symphonic (2006)
Par WALTERSMOKE le 3 Février 2013          Consultée 2025 fois

S'il est bien un mot qui correspond à la carrière de Jean-Michel JARRE, c'est « unique ». C'est une chose que de « pomper » les grands de la Berlin School pour se vendre, c'en est une autre que de le faire avec talent et réussite. Mais Jean-Michel JARRE, ce sont aussi de grands et spectaculaires concerts, capables de ramener des milliers, que dis-je, des millions de gens en un seul endroit – et c'est pas le Guinness Book des records qui a pu le contredire ! Et la carrière de J-M.J est aussi émaillée d'audaces musicales, notamment au milieu des années 2000. Ainsi, en 2004 est sorti AERO, une compile au son énorme doublée de l'un des premiers albums en 5.1, mais aussi un ovni qui a surpris son monde et fait s'envoler des sourcils jusqu'à l'ISS, en 2006. Cet ovni, c'est The Symphonic Jean-Michel Jarre.

Oui, Jean-Michel JARRE et « symphonic » dans la même phrase. Vous pouvez hurler de terreur.

C'est fait ?

Bon.

Et moi aussi, j'ai hurlé contre cet album durant des années, cette « sous-merde » comme qui dirait l'autre. J'ai crié à la trahison, je l'ai enfoui quelque part à la cave et je ne voulais plus en entendre parler avant un bon moment. Et puis... et puis, j'ai fini par le réécouter (merci Baker), pour finalement comprendre que j'étais dans l'erreur : The Symphonic Jean-Michel Jarre n'est pas un album à chier. Au contraire, c'est même l'une des meilleures façons qu'on a pu trouver pour rendre hommage à un artiste majeur. Une façon un peu incomplète, mais largement satisfaisante quand même. Et approuvée qui plus est par J-M.J lui-même, rien que ça !

Enregistré par l'orchestre philharmonique de la ville de Prague, The Symphonic est un album ambitieux qui se frotte à quelque chose de franchement pas évident à adapter de prime abord. Et la tracklist confirme a priori certaines craintes, puisqu'on y retrouve les grands classiques : "Oxygène 4", "Équinoxe 4", "Rendez-Vous IV", on les connaît tous. Mais le répertoire de JARRE est suffisamment grand pour trouver des évidences, comme la suite "Révolution industrielle", "Jonques de pêcheurs au crépuscule", ou encore l'inédit "Acropolis", ici présent dans sa version studio, une première ; on y trouve également des morceaux qui font dire « mais que quoi ? », comme les 3 premières parties de Chronologie (1993), "La dernière rumba" ou encore "Computer Weekend". Mais grâce au talent d'arrangeurs de Nic Raine et de Gareth Williams, le résultat est tout bonnement surprenant, et pas dans le mauvais sens.

En fait, pour aller plus loin, certains morceaux sont transfigurés. "L'émigrant", à l'origine un pensum musical bien gonflant, réussit à gagner en puissance émotive aux dépends du ridicule grâce à ses nouveaux atours symphoniques. "Chronologie 1" s'impose également avec efficacité, laissant même à penser qu'il était taillé pour le sympho ; en parlant d'évidences, "Chronologie 3" présente pour sa part une belle performance de la soprano Charlotte Kinder, tandis que "Rendez-Vous II" se rapproche de sa vraie version originale, à savoir "La Belle et la Bête de Gérard Lenorman" (je déconne zéro). Du côté des réussites, on peut évidemment citer "Révolution Industrielle", certes privée ici de sa partie 3, mais qui, plus encore que "L'émigrant", profite de l'abandon de ce son sinistre caractérisant le raté Révolutions (1988). Mais pour en avoir plein la gueule, direction "Gloria", où Kinder fait des merveilles et prouve par ailleurs que Métamorphoses (2000) est un album à l'écriture sous-estimée.

De l'autre côté de la rue, par contre, c'est moins jouasse. "Les Chants Magnétiques I" nous rappellent que The Symphonic a eu l'intelligence de ne pas tout passer à l'orchestre, mais à l'écoute, on se demande quel est son intérêt en dehors de deux-trois cuivres. "Oxygène 4" donne l'impression de dater du temps de l'ORTF et ce n'est pas un compliment. Celui qui décroche la timbale, cependant, c'est "Rendez-Vous IV". Déjà que l'original passe pour la bande-son de la braderie de Savigny-le-Sec, alors ici, ourgh. Et ce n'est pas la guitare de Williams qui va changer la donne.

The Symphonic Jean-Michel Jarre reste quand même un ouvrage de belle facture. Les arrangements souvent intelligents parviennent à sublimer les compositions du Lyonnais, et redonnent à certaines une seconde vie tellement préférable à l'ancienne. Et quand en plus l'album bénéficie d'un son aux petits oignons, un bonheur au casque par exemple, c'est un vrai régal. Hélas, l'opus est devenu rare, aussi il ne faut pas hésiter si jamais vous le croisez en brocante ou dans un magasin de disques.

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   WALTERSMOKE

 
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- Nic Raine (chef d'orchestre)
- Orchestre Philharmonique De Prague
- Charlotte Kinder (soprano)


1. Chronologie 1
2. Chronologie 2
3. Chronologie 3
4. Gloria Lonely Boy
5. Equinoxe 4
6. Jonques De Pêcheurs Au Crépuscule
7. Souvenir De Chine
8. La Dernière Rumba
9. Révolution Industrielle : Ouverture
10. Révolution Industrielle : Partie 1
11. Révolution Industrielle : Partie 2

1. Eldorado
2. Oxygène 13
3. Les Chants Magnétiques I
4. L'emigrant
5. Oxygène 4
6. Rendez Vous Ii
7. Rendez Vous Iv
8. Acropolis
9. Computer Weekend



             



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