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Bob DYLAN - Infidels (1983)
Par BAYOU le 16 Décembre 2014          Consultée 1065 fois

En 1983, Bob Dylan termine sa période chrétienne, une trilogie de trois albums (Slow Train Coming, Saved et Shot Of Love) où la musique vire au gospel avec des paroles mystiques et, avouons-le un fort prosélytisme qui rebute la critique et ses auditeurs.
Aussi, le Bob qui est plutôt malin décide de modifier son angle d’approche.

Mark Knopfler, qui a participé à la croisade précédente, se charge de réunir un groupe au Power Station Studio de New York composé d’Alan Clarke, le clavier de DIRE STRAITS, la fabuleuse section rythmique jamaïcaine (Sly Dunbar - batterie et Robbie Shakespeare - basse) qui a jouée avec Peter Tosh et sur l’album Aux Armes etc… de Serge Gainsbourg, et Mick Taylor, ex-ROLLING SOTNES toujours en quête d’aventures musicales originales.

Sur le papier la composition du groupe est assez surprenante et cela se confirme à l’écoute de l’album. Certes ce n’est pas du reggae, mais les deux brothers ont l’habitude de cogner fort et la rythmique écrase les chansons, d’autant que Taylor a vraisemblablement oublié de brancher son ampli tant il est inaudible.
Knopfler dira plus tard, que c’est Dylan lui-même qui a décidé du mixage, très eighties, mais le groupe est cassé en deux avec le couple Dire Straits qui donne dans l’aérien, et les jamaïcains qui groovent, et, de temps à autre, la slide de Mick Taylor. On peut regretter cette mauvaise production, quand on sait ce que Daniel Lanois par exemple a pu réaliser avec Oh Mercy.

D’autant plus dommage, car l’album contient de sacrés textes (sans faire de mauvais jeux de mots). Dylan s’est trouvé une autre manière de prêcher dans « Man Of Peace », « Neighbourhood Bully » est assez pro-Israël (oui il faut suivre, Dylan est juif, puis est devenu chrétien et prêche maintenant pour l’état hébreu) et d’une certaine façon la chanson remet en cause le pacifisme de « Blowin in the Wind » mais Dylan n’a jamais dit qu’il devait être cohérent avec lui-même ou avec ses écrits antérieurs !
Mais les grands morceaux sont « I and I », où le poète inspiré par Rimbaud perce sous l’homme de foi, et « Jokerman » bien sûr, qui ouvre l’album.
Chanson dans la lignée du fabuleux « Desolation Row » bourrée de références à l’Ancien et au Nouveau Testament, histoire de mélanger les religions juives et chrétiennes, où Dylan voit son personnage comme un saltimbanque sans réponse face à la folie du monde.
Très habilement Dylan mélange sa spiritualité chrétienne et son âme de poète, et rend plus accessible son message.

L’album se classe n°20 aux États-Unis, et n°9 au Royaume-Uni, et Dylan se lance dans une longue tournée européenne en 1984 avec de nombreux invités Joan Baez, Hughes Aufray, Van Morrison, Eric Clapton, Chrissie Hynde... Cet album permet au Zim de relancer sa carrière et de retrouver ses brebis égarés par ses précédentes productions.

A noter une fabuleuse version de « Blind Willie Mc Tell » non intégrée à l’album, suite au départ pour cause de tournée de Mark Knopfler.

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   BAYOU

 
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- Bob Dylan (chant)
- Alan Clarke (claviers)
- Mick Taylor (guitare)
- Mark Knopfler (guitare)
- Sly Dunbar (batterie)
- Robbie Shakespeare (basse)


1. Jokerman
2. Sweetheart Like You
3. Neightborhood Bully
4. License To Kill
5. Man Of Peace
6. Union Sundown
7. I And I
8. Don't Fall Apart On Me Tonight



             



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