Recherche avancée       Liste groupes



      
SPACE ROCK  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1970 Hawkwind
1971 In Search Of Space
2019 All Aboard The Skylar...
2021 Somnia
 

- Membre : Amon DÜÜl Ii, Pretty Things/yardbird Blues Band, Blind Faith, Cream, MotÖrhead, Richard Wahnfried , Lemmy, Slim Jim & Danny B., Arthur Brown , High Tide
- Style + Membre : Gong, Dave Brock , Nik Turner , Hawklords
 

 Site Officiel (1037)

HAWKWIND - In Search Of Space (1971)
Par PSYCHODIVER le 10 Juin 2022          Consultée 260 fois

Les persécutions judiciaires et les maladies auront coûté cher au line-up initial d'HAWKWIND. Mais pour Dave Brock, pas question d'en rester là.
Aussi, les HAWKS recrutent-ils deux membres supplémentaires. La première est une groupie venue d'Irlande et repérée par Nik Turner lors d'un concert. Elle s'appelle Stacia Blake. Et sa future transformation en Miss Stacia, danseuse hallucinée, sorte de sylvidre à gros boobs (Mick Jones du CLASH en sait quelque chose) ayant digéré l'influence du kabuki et amatrice de tenues extravagantes lorsqu'elle ne se baladait pas entièrement nue, allait permettre au groupe de se doter d'une solide fan base (la miss alimentait bien des fantasmes et avait régulièrement chaud au cul). Le deuxième nouveau venu est un espèce d'allumé en provenance d'Afrique du Sud, passé par la case armée de l'air avant de finir poète de rue et qui traîne dans les pattes de Dave Brock depuis le milieu des 60's. Son nom : Robert Newton Calvert. Soit LE personnage qui allait faire d'HAWKWIND le groupe extraordinaire qu'il est devenu.

Si le groupe se faisait scrutateur des cieux étoilés sur son excellent premier album, il passe à la vitesse supérieure sous l'impulsion de Bob Calvert. Jamais avare en concepts et délires science-fictionnels, Calvert propulse les HAWKS vers des sommets qu'ils n'imaginaient pas atteindre. Il en fait des aventuriers de l'espace, des descendants des fameux anciens astronautes, des fortes têtes chargées de défendre la Terre contre les forces du Mal, des renégats à la modernité qui auraient trouvé refuge dans l'immensité du vide spatial. Il rédige un journal de bord fictif et diverses notes qu'il intègre à la pochette de l'album. Une pochette dépliable, colorée mais sombre à l'effigie d'une nébuleuse et à l'image d'un disque où la noirceur du cosmos est encore traversée par quelques timides lueurs solaires. Un bien bel emballage conçu par un autre doux dingue à qui HAWKWIND doit beaucoup : le graphiste Colin 'Barney Bubbles' Fulcher, qui suit les barbus de Ladbroke Grove jusqu'à la fin des 70's.

Dès les premières secondes, nous sommes accueillis par des bruitages mécaniques et spatiaux. La suite ne fera aucun doute. Les HAWKS quittent la Terre. "You Shouldn't Do That", impressionnant de maîtrise malgré son quasi quart-d'heure de space-free-jazz-rock décoiffant, catapulte les HAWKS au beau milieu du système solaire. Dès lors, il leur faudra faire face aux différents écueils que l'espace leur réserve au cours du martial et démentiel "Master of The Universe" avant de foncer vers l'inexploré sur le déterminé "Children of The Sun". Entre temps, ils se rappellent leur Terre tant aimée et sa fragile beauté avec cette petite merveille d'émotions pures qu'est "We Took The Wrong Step Years Ago", folk song qui met à l'amende bien des écologistes de façade contemporains.

Album grandiose sur lequel Dave Brock et son équipage éliminent petit à petit toutes influences extérieures (du PINK FLOYD barrettien et de "Meddle" comme de la "Electric Ladyland" de Jimi Hendrix") pour progressivement s'affirmer comme les seuls véritables apôtres du space rock : "In Search Of Space" sera suivi d'une poignée de singles. "Silver Machine", tube space-hard explosif composé par Bob Calvert en hommage à sa bicyclette (transformée à l'occasion en machine à voyager dans le temps) demeure le titre le plus connu du groupe et le premier à présenter un autre grand (très grand) personnage : Lemmy Kilmister. On mentionne également le faux calme "Seven By Seven" et mon préféré de tous : le spontané et sauvage "Born To Go", toujours signé Calvert, qui ne fera néanmoins sa première apparition qu'en 1973 sur le live "Space Ritual", dans une version de très loin inférieure à l'originale et qui annonce les objectifs de mission du combo comme d'un point de vue sonique : le monumental et radical album suivant.

HAWKWIND avait gagné l'espace. Le grand voyage allait pouvoir commencer.

A lire aussi en ROCK PSYCHEDELIQUE :


BLOOD, SWEAT & TEARS
Child Is Father To The Man (1968)
Psychedelical soul




The DANDY WARHOLS
Thirteen Tales From Urban Bohemia (2000)
Le groupe le plus détestable des etats-unis


Marquez et partagez





 
   RED ONE

 
   PSYCHODIVER

 
   (2 chroniques)



- Nik Turner : Saxophone, Flûte, Chant
- Dave Brock : Chant, Guitares
- Dave Anderson : Basse, Guitares
- Del Dettmar : Synthétiseur
- Dik Davies : Audio Generator
- Terry Ollis : Batterie, Percussions


1. You Shouldn't Do That
2. You Know You're Only Dreaming
3. Master Of The Universe
4. We Took The Wrong Step Years Ago
5. Adjust Me
6. Children Of The Sun



             



1999 - 2022 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod