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SPACE ROCK UN PEU AMBIENT  |  STUDIO

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1970 Hawkwind
1971 In Search Of Space
2019 All Aboard The Skylar...
2021 Somnia
 

- Membre : Amon DÜÜl Ii, Pretty Things/yardbird Blues Band, Blind Faith, Cream, MotÖrhead, Richard Wahnfried , Lemmy, Slim Jim & Danny B., Arthur Brown , High Tide
- Style + Membre : Gong, Dave Brock , Nik Turner , Hawklords
 

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HAWKWIND - Somnia (2021)
Par NOSFERATU le 13 Décembre 2021          Consultée 635 fois

Deux… On devait être deux à tout casser dans cette foutue ville d’Avignon à écouter HAWKWIND au milieu des années 80, du moins parmi les gens de ma génération qui n’ont pas connu évidemment la période glorieuse de ce combo 'space' dans tous les sens du terme, number one en matière de voyages intergalactiques. On trouvait leur fameux live Space Ritual dans les puces pourries du coin, le disque était alors vendu pour moins de 10 francs par des vieux hippies revenus de tout.

On rappellera rapidement que la sortie du premier disque date de 1970. HAWKWIND innovait alors avec une mixture hallucinante de hard-rock pré-stoner avant l’heure, d’envolées cosmiques à la PINK FLOYD première mouture, d’une folle teneur psychédélique et d’un soupçon de musique contemporaine. Avec toujours le leader, le vieux chaman extra-terrestre Dave Brock qui doit approcher au moins le siècle (j’exagère à peine !). A ce niveau, ce n’est plus de la longévité, mais de l’immortalité.

Redécouvert à partir des années 90, plusieurs combos s’en réclament ouvertement comme CHROME, SPACEMEN 3, LOOP, MONSTER MAGNET, HELIOS CREED, YOUNG GODS, MUDHONEY, NEUROSIS, UFOMAMMUTH, tout le courant stoner qui suivra jusqu’à des formations plus récentes comme THE WARLOCKS ou WHITE HILLS avec le revival psychédélique des groupes 'millenials', BURU BURU (mon actuel projet, oui j’ai refondé un groupe !). Influençant autant le rock industriel que le métal expérimental ou le shoegaze.

Cinquante-et-un an après leur invasion , on en est où ? L’époque est au confinement ad eternam et à la paranoïa généralisée. Derrière l’actuelle épidémie, certains pensent très sérieusement que les reptiliens depuis la Lune, satellite artificiel bien sûr, balancent des virus (corona ou pas). Chaque membre a joué en solo chez soi, le père Lemmy a dû certainement y contribuer depuis un trou de ver en envoyant à ses anciens acolytes ses mémorables parties de basse par fichier interdimensionnel. Et la formule avant-gardiste des années fastes semble toujours en accord avec l’époque dingue que nous vivons. A moins qu’ils aient composé leur délire au sein de leurs soucoupes violentes respectives avant de rejoindre le vaisseau–mère.

Dès les premières secondes du long "Unsommia", le ton répétitif rappelle les travaux du krautrock des années 70. On dirait du CAN en plus orageux, en nettement plus électrique. Certainement le meilleur titre de cet album plutôt convaincant. Le début brutal de "Strange Encounters" est suivi par des envolés cosmiques. C’est une véritable transe inquiétante marquée par des vocaux bizarroids et une cavalcade interstellaire "High Energy" avec un final à la KLAUS SCHULZE de toute beauté.

"Alcyone" est une ballade instrumentale planante. "Couting Sheep" lorgne un peu vers le dub au niveau rythmique. On imagine LEE PERRY apprenant les codes du Cosmic rock de nos allumés non-humains. Le climat S-F de "China Blues" marche sur les plates-bandes du CHROME nouvelle génération. Le début se transforme en longue complainte spoken words intersidérale illustrée par l’utilisation de la pédale wah-wah et finit par une retentissante énergie tribale avec des chœurs d’humanoïdes. Le vaisseau spatial semble entrer dans un trou noir abyssal… Impressionnant.

La ballade bluesy psychédélique de "It’s Only Dream" s’accélère un peu poussivement vers la fin. Le raga oriental de "Meditation" rappelle les seventies dérangées finissant par des sons non identifiés venus d’Orion. "Sweet Dreams" n’est pas la reprise d’EURYTMICS, mais des spoken words déclamés plutôt menaçants. L’ambiance est à la fois lourde et éthérée. Le banal revient avec "I can’t Get You Off My Mind". Dans "Some Objects From Space" avec son introduction hyper-ambient, on est à bord d’un OVNI où une jolie alien nous joue quelques notes de piano. Le morceau s’achève presque en "Tropicalia" à la OS MUTANTES. Le vaisseau atterrit ensuite sur une sorte de planète des vampires avec l’instrumental "Pulsestar". On retrouve le côté dub sur le tribal "Barkus".

L’ensemble oscille ainsi entre le space-rock de haute volée et l’ambient un peu facile, mais reste plaisant surtout pour les insomniaques que nous sommes, après plusieurs écoutes, les yeux dans les étoiles... forcément noires.

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   NOSFERATU

 
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- Mel Rogers , Trixie Smith (vocaux)
- Richard Chadwick (batterie, percussions)
- Magnus Martin (vocaux, guitare, basse,claviers)
- Dave Brock (vocaux, guitare, basse, claviers)


1. Unsomnia
2. Strange Encounters
3. Alcyone
4. Counting Sheep
5. Small Objects In Space
6. It's Only A Dream
7. Meditation
8. Sweet Dreams
9. I Can't Get You Off My Mind
10. Pulsestar



             



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