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VARIETE FRANCAISE  |  STUDIO

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Michel SARDOU - Le Successeur (1988)
Par ERWIN le 15 Janvier 2019          Consultée 521 fois

Michel aborde ce seizième opus avec la récente reconnaissance de ses pairs via la victoires de la musique obtenue pour le titre « Musulmanes » ce n'est pas rien pour un chanteur populaire frenchy. Est-ce la raison pour laquelle il est moins renfrogné que d'ordinaire sur la pochette ? L'age aidant peut-être aussi une forme de sagesse ? Allez savoir ! Avec Michel, on peut toujours se poser des questions, que se soit sur ses idées, sur sa moralité, mais c'est bien là que se reconnaissent tant de ses fans. De ce point de vue, sa postérité sera tenace car il symbolise au mieux les français et toutes leurs contradictions.

Deux singles sont tirés de cette livraison. Excellent exemple d'une variété très mainstream et d'une belle allure de gaieté « La même eau qui coule » vous emportera loin par sa bonne humeur et sa petite ambiance vacances. Les ados des eighties se souviennent tous de « Attention les enfants danger », ses paroles si révélatrices de ce que nombreux auront vécu à l'époque. Cet instant ou la famille, cellule souche de nos sociétés aura volé en éclat. Question mélodie, elle est assez réussie en définitive, et Michel est plus soft qu'à l'accoutumée. L'intervention de la petite fille est désarmante et judicieuse.

« Dans ma mémoire elle était bleue » Alors là, gaffe, ma chérie fredonne plus qu'à son tour cette chanson. Je vais pas pouvoir écrire exactement ce que je veux ici.. Mes collègues comprendront, c'est ça l'amour, peu importe la moralité non ? Bien, bien, après cette mise en bouche, il faut admettre que la ligne mélodique de cette chanson est particulièrement réussie, et que le demi dieu français de la chanson y tonne tel un habitant de l'Olympe – je sais, la référence n'est guère franchouillarde, mais je pouvais pas parler du Mont Blanc ici. Très beau, vraiment... Ou alors je suis sous influence ! Revaux pond la une de ses plus belles compositions. N'hésitez pas à me crucifier dans les commentaires si je délire, merci !

« Le Paraguay n'est plus ce qu'il était »...Sur un rythme dansant et plutôt sympathique, la Paraguay n'est que l'excuse pour rallier tous les suffrages de nos piliers de comptoir du café du commerce, mais aussi de toutes les ménagères de moins de 50 printemps armées de leurs aspirateurs. C'est fou ce que cela sonne populaire, voire populiste, mais dans le bon sens du terme. Tout y passe encore plus que d'ordinaire, je ne peux vous dresser un listing de tous les sujets abordés sur cette chanson, c'est tout bonnement prodigieux ! Sacré Michou, et c'est lui qui a écrit ce joli texte ! Allez écoutez-le, ça vaut le détour ! L'album a pris le nom « Le successeur » du nom de la première chanson. Jolie et bien ficelé, Michel se plait à y décrire un autre lui même, thème ô combien récurrent de ses chansons. Elle mérite une oreille compatissante car elle donne bien.

.« Les hommes qui ne dorment jamais » et son accordéon franchouillard nous replonge dans les méandres de la personnalité du chanteur, ce petit titre de variété tango n'est pas désagréable. « Vincent » est une ode au peintre Van Gogh. Sujet qui ne surprendra personne tant on sait que l'artiste aime écrire sur des sujets random. Certains titres sont un peu en deçà. Ainsi, « Les masques », un duo avec Tina Provenzano, une ambiance de BO, avec quelques intonations presque new wave qui rappellent certaines compos de Jeanne MAS. Petite tranche de vie volée sur « Elle en aura besoin plus tard », description d'une « ex » ? Allez savoir, On attaque la gente féminine sur « Elle pleure son homme »... Un peu tartignole avec son orchestration eighties et ses paroles quelque peu convenues

« Un jour la liberté » est un bonus à souligner. Le titre fût en effet mis en scène sur une durée de onze minutes par Robert Hossein et évoque comme il se doit le bicentenaire de la révolution française. L'analyse débute par une analogie avec la mélodie du « chant des partisans »...pas la même époque non ! Les choeurs font très comédie musicale. Quand Michel prend le micro, on se prend à se souvenir de Danton, au niveau des idées, SARDOU condamne plutôt qu'il ne loue, et fidèle à ses habitudes évolue d'une idée à 'autre sans sourciller, parfois girondins, parfois jacobins. « Le fait de gouverner cul nu n'est pas un gage de vertu »... hé c'est bon ça !

Ca fait plaisir car il est indéniable que l'artiste a retrouvé son allant dynamique sur cet album qui pourtant, n'est guère resté dans les mémoires, pas plus que ses deux singles. Il est pourtant bien plus recommandable que les deux précédents. J'ajoute qu'en retranchant les trois titres secondaires et en donnant au bonus une existence propre - puisqu'il n'existe qu'en version live -, cet album pouvait prétendre à la note de quatre étoiles, il est équilibré et révélateur de l'art du chanteur en cette fin de décennie qui avait si bien démarré avec les lacs du Connemara.

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   ERWIN

 
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1. Le Successeur
2. La Même Eau Qui Coule
3. Le Paraguay N'est Plus Ce Qu'il était
4. Elle Pleure Son Homme
5. Dans Ma Mémoire Elle était Bleue
6. Attention Les Enfants Danger
7. Elle En Aura Besoin Plus Tard
8. Les Hommes Qui Ne Dorment Jamais
9. Vincent
10. Les Masques
11. Un Jour La Liberté



             



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