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Elvis PRESLEY - Elvis Golden Records 4 (1968)
Par ERWIN le 14 Mai 2010          Consultée 2702 fois

Elvis doit essentiellement à ses deux Gold Records des années 60 (parus en 1960 et en 1964) de ne pas avoir totalement raté le virage de cette décennie si riche en matière musicale, sans parler du premier tome phénoménal de 1957. Hélas, le quatrième et dernier chapitre des disques d’or ne peut se décliner à la suite de ses glorieux aînés. Il n’est pas exempt de bonnes chansons mais ne tient aucunement la comparaison. Nous sommes en 68 !

Quant à moi, après avoir traversé, armé d’une fragile bouée, des mers tempétueuses et infestées de requins, je reste un poil sur la réserve voyez-vous… Mais le King le mérite, et finalement, il n’est pas réellement responsable du tournant qu’a pris sa carrière dans les 60s’. Le colonel Parker, son âme damnée, est plus à blâmer. Vous allez me dire que je l’excuse à peu de frais et vous aurez raison, mais c’est cela être fan !
Et puisque je suis un vrai fan, laissez-moi donc vous parler de cette petite merveille d’impertinence qu’est « The Devil in Disguice » au nom prédestiné, certainement le meilleur morceau du Golden 4 : un petit rythme chaloupé sur les couplets qui laisse la place à un rock de très belle facture sur les refrains. Sa qualité est indéniable, et sa carrière dans les charts fut honorable puisqu’il y atteindra la troisième place.
Sinon « Witchcraft » est très sympa, un des premiers morceaux d’Elvis que j’ai aimé, un rock enlevé qui ne dépareillerait pas au milieu des standards des 50s’ dans mon jeune esprit d’ado d’alors… Elle possède un petit aspect blues assez sympa, comme cette intervention couillue du sax en guise de solo.
Mais continuons donc sur les éléments de satisfaction : Elvis pousse sa voix avec beaucoup de talent sur l’original « It Hurts Me », dans un esprit gospel où l’on reconnaitra le lick de guitare de « Anyway You Want Me ». En outre, c’est un slow de grande qualité qui débute le skeud : « Love Letters », au superbe rythme d’une lenteur reptative mais ô combien addictive. Un véritable classique qu’il convient de traiter avec tous les égards.

Mais nous avons-là d’autres slows : « Ask Me » est un chouilla larmoyant avec son orgue d’église tristounet, alors que « Lonely man » tente de retrouver les recettes des succès d’antan avec son petit bandonéon, pour un résultat moyen. Pour en finir avec les morceaux « pour emballer » l’hispanisante « Indescrably blue » servira votre cause en vous permettant de faire danser votre future petite amie tout collé, tout lentement et une petite larme pourra poindre sur son visage si vous lui susurrez les bons mots à l’oreille.

Ah ! je vois que nous avons-là la fameuse « A Mess of Blues » ; ne vous attardez pas trop sur ce titre comportant « mess », nous attaquerons un jour lointain mais prochain les quatre albums gospel du King… Mais le titre n’a rien de gospel, bien au contraire, il est résolument « blues » comme l’indique aussi son nom, et il est assez agréable, sonnant presque 50s’, on l’aurait bien vu dans la B.O. de King Creole quelques dix années auparavant. Elvis se la pète crooner sur « Just Tell Her Jim Says Hello », avec plus ou moins de réussite ; disons qu’elle est écoutable, mais qu'elle n'apporte pas grand-chose au monde du rock, la voix du King y est en revanche remarquable... « Aint That Loving You Baby » nous replonge carrément avec talent dans les débuts d’Elvis, on reconnait les tics de Scotty à la guitare, la voix d’Elvis est quasiment celle d’un ado, précisons que voilà une chanson enregistrée en 58, on navigue dans les fonds de tiroirs du catalogue !
Enfin « Please Don’t Drag That String Around Me », au rythme sympa avec petit riff de guitare rigolo est dans la même veine, plutôt réussie.
Je constate avec stupeur que j’ai évoqué toutes les chansons du skeud ce qui prouve, malgré tout, sa bonne tenue. Je terminerai en évoquant la chouette version de « What I’d say » issue de la B.O. Viva Las Vegas que nous n’aurons pas eu le plaisir de voir sortir en disque, et c’est bien dommage car c’était l’une des meilleures... Pour sûr Elvis fait honneur à Ray CHARLES et donne à cette version une réelle identité.

En conclusion, me voila rabiboché avec ce disque que j’avais rangé dans les tréfonds de ma discothèque. J’étais parti pour lui coller un 2, et me voilà tenté de lui mettre un joli 3/5. Et Hop !

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1. Love Letters
2. Witchcraft
3. It Hurts Me
4. What I'd Say
5. Please Don't Drag That String Around
6. Indescrably Blue
7. Devil In Disguice
8. Lonely Man
9. A Mess Of Blues
10. Ask Me
11. Ain't That's Lovin You Baby
12. Just Tell Her Jim Said Dello



             



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