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Elvis PRESLEY - 68 Come Back - Nbc Tv Special (1968)
Par ERWIN le 2 Avril 2012          Consultée 2960 fois

Ce « live » exceptionnel n’est rien moins que l’appellation officielle du « 68 comeback » du King of Rock’n’roll Elvis Presley. Ça vous pose un homme, un tel événement. Après plus de 8 années à roucouler des slows insipides sous la férule du colonel Parker, Elvis décide de reprendre sa destinée en main avec l’accord de son manager qui sent confusément que la poule aux œufs d’or doit se renouveler pour ne pas se mettre à pondre du goudron et des plumes…

A la base un simple projet d’émission de télévision pour les fêtes de fin d’année comme il en existe pléthore aux Etats-Unis. L’émission spéciale… En fait, deux sessions d’une heure vont ainsi former l’ossature du comeback. Une session assis entouré par ses musiciens de toujours dont Scotty Moore et DJ Fontana, et une session debout seul entouré d’un parterre quasi - exclusivement féminin, chose qui n’a jamais été faite auparavant. Tout de cuir vêtu, le King n’a jamais eu plus belle allure. Et épars, quelques interludes rajoutent quelques chansons. C’est son premier concert « live » depuis 7 ans. Il a 33 ans, est en pleine force de l’âge et ne demande qu’à épater le monde entier… La classe ultime à l’écran, personne ne fera jamais mieux. Personne ne prétendra jamais d’ailleurs pouvoir mieux faire. Le NBC live est le retour du King.

Le show débute par une version très orchestrale de « Guitar man », avec les fonds en ombres chinoises et le grand « Elvis » rouge, c’est mythique, immédiatement l’orchestration bien agressive saute aux oreilles de l’auditeur, elle relègue bien loin la version classique de ce standard : il n’y a pas le moindre doute, le retour du King a été très bien préparé. Dans le même état d’esprit, je tiens à souligner les versions dantesques réalisées sur « Big boss man » et sur « Trouble », absolument fabuleuses, et qui trouvent dans le comeback la grâce d’une seconde existence.

Les versions de « Jailhouse rock » ou de « Hound dog » interpellent par leur vigueur, là ou les arrangements rendent « Dont be cruel » mainstream , par instants le king se lâche, redevient le Pelvis, provoquant les hurlements de la gent féminine. Nous ne sommes plus en 57, la révolution sexuelle a eu lieu, Elvis redevient l’icône des désirs d’une frange féminine qui n’attendait que cela pour pousser des hurlements stridents. Tout est réuni pour faire du retour d’Elvis une des plus grandes opérations marketing de l’histoire. « Tryin to get to you » dépote malgré la simplicité de l’instrumentation. Elvis présente ses musiciens sur son premier hit « That’s all right mama », et une performance phénoménale, que je trouve pour ma part bien meilleure que sur les Sun sessions…
Une charmante version de « Blue christmas » où Elvis semble s’amuser. Puis son envie sur « One night » fait plaisir à voir, il a bien du mal à rester immobile mais ne peut le faire faute de bandoulière à sa guitare…Le sourire est là, la voix est meilleure que jamais. N’oublions pas le petit clin d’œil à Priscilla sur « Love me tender », sur laquelle il joue à celui qui oublie les paroles et fait dans l’autodérision.

Deux singles sont les porte-étendards de ce show à l’américaine. On le retrouve en costume blanc –et pourtant non, il n’est pas mormon !- pour une version plus gospel que jamais de « If I can dream »...Qui finalement sera l’image de la pochette du Comeback, c’est bien dommage quand on compare avec les photos du King en cuir noir. Puis nous avons cette terrifiante version de « Memories » où Elvis chante assis entouré de jeunes filles aux cœurs battant la chamade. Juste à coté de ses musiciens.

Je pourrais vous parler ce skeud pendant des heures, c’est d’ailleurs un des tous premiers Elvis que j’ai acheté alors que je n’étais encore qu’un pré-ado. IL revêt pour moi une signification particulière, celle de la transition entre les comédies musicales et le retour officiel discographique qui a lieu quelques mois plus tard avec le grandiose « From Elvis in Memphis » - acheté par hasard le même jour, j’ai eu de la chance ! A l’époque pas d’internet pour connaitre les discographies - .
Mais ce comeback ! Quelle meilleure manière de préparer le terrain ? Un changement radical de look, d’attitude, des orchestrations tout sauf sirupeuses ou insipides… Du grand spectacle certes, mais d’une qualité indéniable.
Nécessaire.

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