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Elvis PRESLEY - Elvis' Golden Records (1958)
Par ERWIN le 15 Août 2009          Consultée 4623 fois

Après le foudroyant succès de “Loving you”, Elvis sacrifie à la tradition américaine et nous pond un très dispensable album de chansons de Noël, une horreur pour tout admirateur du King… Passons donc sous silence cet épisode peu glorieux, pour nous pencher avec délice sur ce qui est connu comme le sommet de sa carrière discographique : j’ai nommé le volume 1 de ses Golden records.
Il n’y a sur cet album « préfabriqué » que des tubes, et pour cause ! A une époque où le 45 tours règne en maître absolu de l’industrie vinylique, le LP ne s’est pas encore démocratisé. Et pourtant, quelle meilleure opportunité RCA a-t-elle jamais su saisir en regroupant dans un seul et même disque les plus grands succès d’Elvis post-58 !

Car la liste est longue… très longue… L’orgie débute avec un « Hound dog » des familles, classique entre les classiques : un riff assassin ponctué de solos brillantissimes de Scotty Moore, intemporel, indémodable, inusable, presque du hard rock pour l’époque ! Elvis aura d’ailleurs l’habitude de créer des versions live délirantes de cette chanson, qu’il adore interpréter sans fin, pour la plus grande joie de ses fans qu’il plonge dans une frénésie incontrôlable par ses mouvements de hanche sur « you ain’t nothin but a hound dog… » en scandant les paroles avec impertinence. Ce simple morceau suffirait à faire de n’importe quel disque un élément indispensable de toute discothèque qui se respecte.

La suite est à l’avenant, « Heartbreak hotel » est une révolution en soi ; ce rythme lancinant et souffreteux, galvanisé par une guitare sous amphétamine est le responsable de la quasi sanctification du jeune homme en « King of Rock’n’roll ».
Et comment ne pas évoquer sa chanson la plus connue : « Jailhouse rock », qui depuis cinquante ans n’a pas pris une ride et dont la version cinématographique fait pâlir tous les plus grands performers du monde du rock. Car le « rock du bagne » est un bijou taillé de mains d’orfèvres par Jerry Leiber et Mike Stoller qui sont déjà les compositeurs attitrés d’Elvis. Ils signent d’ailleurs une grande portion des singles du LP… Ce hit magique contient tous les ingrédients d’un véritable classique : riff d’intro déjà « hard rock », une mélodie immédiatement mémorisable, un solo de tueur, et une performance vocale et scénique monstrueuse. A-t-on seulement fait mieux depuis cinquante ans ? La réponse n’est pas si évidente…

La poule aux œufs d’or est en place : Elvis et son trio magique composé de Scotty Moore à la guitare, Bill Black à la contrebasse, et DJ Fontana à la batterie, épaulé par le groupe vocal des Jordanaires, managés par l’impitoyable Colonel Parker, et emmenés par le talent de Leiber et de Stoller. A cet instant, il convient de souligner que malgré son statut légendaire, Elvis ne sera jamais rien d’autre qu’un interprète et un performer de génie. Son nom n’apparaît qu’en de rares occasions aux crédits des chansons, comme c’est le cas pour « Love me tender ».
« Don’t be cruel » présente un Elvis plus calme, répondant – déjà, hélas ! – aux sirènes du showbiz qui souhaite faire de lui un produit marketé « propre ». Plusieurs slows killers apparaissent sur cette compilation de folie « Anyway you want me » en est l’archétype, la mélodie ronronne et Elvis pose avec dextérité sa voix unique sur ce slow au célèbre lick de guitare twangy… une merveille !

J’adore personnellement « Treat me nice », extraite du film « Jailhouse rock », qui nous montre un Presley s’amusant à singer les grands interprètes noirs de Rhythm and Blues de sa jeunesse, une chanson à redécouvrir !
De plus, l’album contient « All shook up » et « Too much », deux immenses standards qui font de cet album la collection la plus aboutie de Number 1 jamais réunis sur un LP.
On s’émerveillera de la présence de « Love me tender » et de « Loving you », chansons d’amour ultimes, juste pour rappeler à tous ses émules qu’il est le meilleur… en tout ! Il innove, a la plus belle voix, est le plus sauvage dans ses rocks et le plus doux dans ses slows…

Ne cherchez pas de remplissage dans cette moisson miraculeuse de hits ; s’il ne fallait acheter qu’un seul album du King, c’est celui-là qu’il faudrait choisir entre tous. Tous les grands musiciens et chanteurs ont été influencés par Elvis Presley, quel que soit leur obédience musicale, de John Lennon à Lemmy en passant par David Bowie et Jimmy Page, tous reconnaissent la suprématie incontestable du King. Cet album incomparable est la quintessence de cette influence sur les générations futures.

S’il ne devait rester qu’un album d’Elvis Presley ? Le voilà !

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   ERWIN

 
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- Elvis Presley (chant)
- Scotty Moore (guitares)
- Bill Black (contrebasse)
- Dj Fontana (batterie)


1. Hound Dog
2. Loving You
3. All Shook Up
4. Heartbreak Hotel
5. Jailhouse Rock
6. Love Me
7. Too Much
8. Don’t Be Cruel
9. That’s When Your Heartaches Begin
10. Teddy Bear
11. Love Me Tender
12. Treat Me Nice
13. Anyway You Want Me
14. I Want You , I Need You, I Love You



             



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