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SPACE ROCK  |  STUDIO

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- Membre : Amon DÜÜl Ii, Blind Faith, Cream, MotÖrhead, Richard Wahnfried , Lemmy, Slim Jim & Danny B., Arthur Brown , Pretty Things/yardbird Blues Band
- Style + Membre : Dave Brock , Gong, Nik Turner , Hawklords
 

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HAWKWIND - Astounding Sounds, Amazing Music (1976)
Par RED ONE le 25 Août 2012          Consultée 2241 fois

La pochette et le titre du sixième album des hippies spatiaux de Grande Bretagne sont une référence évidente aux deux revues américaines les plus célèbres de l'Âge d'Or de la SF (c'est à dire les années 1940-1950) : Astounding Science Fiction et Amazing Stories. Des revues dont s'est forcément nourri à profusion le jeune Dave Brock, puisque la majeure partie des contributeurs majeurs du genre SF dans la deuxième partie du XXe siècle ont été influencés par les nouvelles publiées chaque mois dans ces magazines. Il n'est donc pas étonnant d'y voir ici un hommage, tant HAWKWIND semble avoir autant contribué au patrimoine de la SF que des artistes majeurs tels que Druilhet et Moebius (pour les dessinateurs) ou encore Arthur C. Clarke et Philip K. Dick (pour les écrivains) ...

Oui, sauf que voilà : nous sommes en 1976, et HAWKWIND a changé. Lemmy Kilmister est désormais définitivement parti vers des contrées musicales embuées dans l'huile de moteur et la ferraille fumante, et le groupe doit absolument tout revoir à zéro s'il ne veut pas sombrer dans la redite. Le capitaine Brock va donc devoir se charger de recruter de nouveaux membres d'équipage s'il veut maintenir le HAWKWIND en orbite. Et c'est donc ainsi que ce sixième album devient celui du retour sur le devant de la scène de Robert Calvert, personnage qui jusqu'ici n'occupait qu'un rôle périphérique dans la carrière du Hawk' : auteur des paroles du hit-single "Silver Machine" en 1972 (qui révéla Lemmy Kilmister en temps que chanteur/bassiste), organisateur du légendaire Space Ritual Tour la même année et présent sur le mythique live éponyme en tant que récitateur de poèmes (un peu à la manière de Michael Moorcock sur Warrior On The Edge Of Time), Robert Calvert devient ici rien de moins que le chanteur/frontman du groupe. Reléguant Dave Brock aux choeurs, Calvert est présent sur tous les titres chantés de l'album (hormis un titre confié à Nik Turner, "Kadu Flyer") et signe une bonne partie des textes. Sa voix, légèrement nasillarde et ressemblant vaguement à celle de Paul Stanley (KISS), surprendra plus d'un fan habitué à entendre habituellement Dave Brock derrière le micro. Le style d'écriture de Robert Calvert est d'ailleurs pour le moins ... étrange. Il suffit de lire les titres de chansons pour comprendre ce que je veux dire par là.

Il règne sur Astounding Sounds une atmosphère très bizarre : le son space rock quasi heavy metal des années Lemmy Kilmister se mute ici en un rock progressif aux influences pop et funk vraiment dérangeantes. Le nouveau bassiste, Paul Rudolph, n'a clairement pas le même registre de jeu que Lemmy et se contente bien souvent de lignes assez simples, même si non dénuées d'un groove certain et d'un feeling appréciable. C'est clairement un autre style. Un morceau tel que "City Of Lagoons" suffit à s'en rendre compte : ce titre de funk lent et pesant retranscrit une atmosphère bel et bien space rock, mais à des années-lumières des speederies de la période précédente. C'est beau, mais légèrement too much quand même. Les claviers de Simon House font encore des merveilles, mais lorgnent là aussi beaucoup plus du côté d'arrangements pop et disco que vers ce son cosmique qui faisait le génie des albums précédents.

Soyons clair et net : cet album n'est pas du tout du même niveau que ses prédécesseurs. Il règne sur tout ce disque une sorte d'incompréhension totale. La musique d'HAWKWIND cherche à évoluer, à explorer d'autres nébuleuses, mais ne parvient pas véritablement à mettre ses réacteurs en route : un morceau tel que "The Aubergine That Ate Rangoon", avec son titre moche et ses arrangements chaotiques, est tout bonnement inécoutable. "Kerb Crawler" relève un peu le niveau général avec des sonorités hard rock péchues, à la manière de DEEP PURPLE, saupoudrées d'une pointe de saxophone ... Oui, sauf que ce titre est probablement le morceau le moins space rock de l'album ! Alors certes, quelques aspects des anciens albums de HAWKWIND sont encore présents, tels que ces effets de vagues synthétiques sur "Kadu Flyer" (morceau quelque peu ennuyeux s'il en est). Le final, l'instrumentale "Chronoglide Skyway", est cependant très sympa, mais n'est pas non plus d'un niveau fantastique, puisqu'il s'agit essentiellement d'un long solo de guitare planant. L'album se termine et une vraie sensation de frustration se fait ressentir ...

"Astounding Sounds, Amazing Music" est donc au final un album franchement dispensable dans la très riche discographie de l'équipage HAWKWIND. Si le contenu de cet album n'est pas concrètement mauvais, aucun morceau n'est réellement marquant et on atteint à grand peine la qualité. Heureusement, l'album suivant redressera quelque peu le niveau ...

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   RED ONE

 
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- Robert Calvert (chant)
- Dave Brock (guitare, claviers, choeurs)
- Nik Turner (saxophones, flûte, chant)
- Paul Rudolph (basse, guitare)
- Simon House (violon, claviers)
- Simon King (batterie)
- Alan Powell (batterie)


1. Reefer Madness
2. Steppenwolf
3. City Of Lagoons
4. The Aubergine That Ate Rangoon
5. Kerb Crawler
6. Kadu Flyer
7. Chronoglide Skyway



             



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