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Jean-michel JARRE - Oxygène 7-13 (1997)
Par WALTERSMOKE le 9 Janvier 2013          Consultée 2908 fois

Les suites, il faut savoir s'en méfier. Dans la plupart des cas, il ne s'agit que d'une vaste farce commerciale, visant à se faire de l'argent facile sur une licence qui a pu percer et attirer le public. Les exemples sont trop nombreux et de toute façon trop douloureux pour les citer. De facto, lorsqu'en 1997 on découvre dans les bacs Oxygène 7-13, le nouvel album de Jean-Michel JARRE, il y a de quoi être suspicieux. Il paraît même légitime de douter de sa bonne foi pour célébrer les vingt ans de son fameux album - enfin, en 1977, c'est la sortie internationale, of course. En plus, JARRE s'est bien orienté vers la musique dansante (pas la dance, hein) quatre ans plus tôt avec Chronologie, raison de plus de se méfier... Au fait, pourquoi Oxygène 7-13 et pas Oxygène 2 ? Le terme existe déjà, il fallait donc trouver un autre titre pour éviter la confusion.

Avant d'écouter ce disque, une lecture du livret n'est pas de trop. Le dessin est de Michel Granger, et il est pour le coup assez moche bien que logique. Niveau line-up, Jarre n'est pas seul sur le coup, vu qu'il y a aussi Francis RIMBERT, le fidèle parmi les fidèles. Notons également que l'album est dédicacé à Pierre Schaeffer, son maître spirituel, décédé en 1995.

Après écoute de l'album, l'heure est au jugement : alors, réinterprétation ? Pas du tout, ou presque. Ce qui constitue la force de cet album, c'est le fait que l'esprit Oxygène a été retenu, et non les principales mélodies – sauf pour les parties 9 et 13. Ainsi, on commence avec "Oxygène 7" – c'est bizarre de dire ça – et ce qui ressort de manière évidente, c'est que le JARRE des années 90 n'a rien à envier à celui des années 70 et 80. On a droit à un long mouvement séparé en trois parties, soutenues entre autres par une série de quatre notes qui, mine de rien, font leur effet lentement mais sûrement. Un vrai plaisir, surtout le final, avec ses bruitages cosmiques. À vrai dire, une ouverture redoutable. Mais le reste de l'album se trouve aussi excellent. Bon, il y a cette faute de goût qu'est "Oxygène 11", avec un certain manque de cohérence, pour ne pas dire que c'est le chaos, mais elle reste minime par rapport au reste.

Dans le titre de l'album, il y a Oxygène. Du coup, JARRE n'a pas pu s'empêcher de se répéter un minimum, mais avec talent : là où Mike OLDFIELD, par exemple, se morfondait dans un pâle remix de Tubular Bells quatre ans plus tôt, JARRE refait le match avec "Oxygène 9", bien plus vibrante qu'"Oxygène 1", et à la construction plus intéressante et réfléchie. Le même discours sera tenu avec "Oxygène 13", relativement émouvant et triste, et qui fait une conclusion formidable. Quant aux autres parties, elles nous présentent le musicien français comme un virtuose grandiose, qui n'a en aucun cas perdu la main. Coup de chapeau en particulier à "Oxygène 8", la mieux préparée pour les dance floors de l'époque – faut quand même pas exagérer, aujourd'hui, dans une discothèque, ça rend pas terrible...

Oxygène 7-13 est une suite formidable, un album exceptionnel des années 90 tranchant avec son prédécesseur – le très bon Chronologie – et se paie le luxe d'être un disque pouvant se détacher librement de son ancêtre – ouf, on a évité le remix de "Oxygène 4" – tout en gardant l'esprit du fameux album enregistré dans une cuisine. Notons que JARRE refusera de voir cet album comme de la techno, bien qu'il s'en approche furieusement. Libre à lui, mais il faut reconnaître qu'on en est pas loin. Ah, et au fait, c'est la dernière fois qu'il fait mumuse avec ses vieux instruments en studio, et surtout qu'il fera plus ou moins l'unanimité, les années 2000 étant assez mouvementées aussi bien du point de vue musical que personnel.

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- Jean-michel Jarre (tout)
- Francis Rimbert (claviers additionnels)


1. Oxygène 7
2. Oxygène 8
3. Oxygène 9
4. Oxygène 10
5. Oxygène 11
6. Oxygène 12
7. Oxygène 13



             



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