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- Membre : Michael Schenker , Rainbow, Shane Gaalaas , Asia Featuring John Payne, Deep Purple, Hiromi, Eloy, Phantom V, Rock Wolves, Paul Raymond Project , Ozzy Osbourne , Kottak, Wolfpakk, House Of Leaf, Mad Max
- Style + Membre : Scorpions, Ufo, House Of X, Black Sabbath, Herman Rarebell , Joe Lynn Turner
 

 Michael Schenker Himself (522)

MSG - Bridge The Gap (2013)
Par GEGERS le 18 Novembre 2013          Consultée 2755 fois

[Note : bien que paru sous le nom Michael Schenker, nous avons préféré associer cet album au MSG pour des raisons de continuité et de lisibilité, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un album solo de Schenker mais bien d'une réalisation d'un groupe.]

L'interview de Michael Schenker est en ligne ici : http://fp.nightfall.fr/index.php?choix=54&edito=52

Michael SCHENKER le reconnaît lui-même : l'enthousiasme qui l'habite de nouveau depuis la fin des années 2000 est quasiment juvénile, et n'est pas sans rappeler celui qu'il éprouvait lorsque, au début des années 70, il posait des lignes de guitares devenues historiques sur les albums dits classiques de UFO. Définitivement débarrassé de ses démons spiritueux, l'ange blond de la six-cordes a redécouvert le plaisir de se produire sur scène, de composer, et de travailler dans une atmosphère de groupe. Le bonhomme se voit désormais totalement investi dans son projet Temple Of Rock qui le voit collaborer avec une équipe de vieux briscards toujours affûtés : le fidèle lieutenant Wayne Findlay (claviers, guitare 7 cordes), le chanteur écossais Doogie White (Rainbow, Tank, Cornerstone) et la section rythmique légendaire des Scorpions, constituée du bassiste Francis Buchholz et du batteur Herman Rarebell.

Après l'album Temple of Rock, célébration d'un hard rock artisanal et authentique, Michael SCHENKER va de l'avant, et comble le fossé (« Bridge The Gap ») entre tradition et modernité. Un tour de force qui permet au bonhomme de livrer une de ses meilleures réalisations depuis plus de 10 ans. L'identité du guitariste, reconnaissable entre mille, transparaît bien évidemment de bout en bout sur cet opus ultra-énergique composé de riffs finement ciselés. Reste que, désireux de ne pas se reposer sur ses lauriers, Michael a décidé d'incorporer dans sa recette des éléments plus sombres et complexes, qui ne sont pas sans rappeler l'album The Unforgiven paru en 1999. La personnalité forte de Doogie White, chanteur marqué par un passé plus heavy metal que purement hard rock, contribue bien entendu à cette petite évolution, et les amateurs du titre « Before the devil knows you're dead » (sur Temple of Rock) seront aux anges.

Si le précédent album souffrait de la présence de titres faibles et peu marquants, il n'y a aucune place laissée à la médiocrité sur « Bridge The Gap ». D'entrée, Michael SCHENKER semble décidé à donner le ton de l'album : à une introduction virtuose (« Nepture rising ») succède « Where the wild wind blows », titre à la fois pachydermique et survolté. Les couplets, lourds et très métalliques, alternent avec des refrains lumineux et dotés d'une forte intensité dramatique, apportée par le chant très théâtral de Doogie White, auteur d'une superbe performance sur l'ensemble de l'album. La section rythmique, avec laquelle Michael n'avait plus rien enregistré en studio depuis 1979 et le Lovedrive des Scorpions, est parfaitement en place, et abat un boulot dantesque, favorisant l'efficacité à l'audace.

L'album alterne ainsi, tout au long des 13 titres qui le composent, entre morceaux heavy et brûlots hard rock survoltés et exigeants qui demanderont une concentration de tous les instants en live : au choix « Horizons », « Rock'n'roll symphony », « Land of Thunder » ou encore « Because you lied » et ses lignes mélodiques surprenantes. En plus de faire preuve d'une énergie de tous les instants, ces titres se voient dotés de refrains dantesques, proches du heavy metal, qui écrasent par leur classe et leur enthousiasme la quasi-totalité des morceaux de l'album précédent. Les morceaux plus sombres et complexes sont également de grands moments : sur « Lord of the lost and lonely », des couplets agressifs cohabitent avec des refrains et des solos très lumineux, une dualité qui offre une véritable force de conviction à ce morceau à classer parmi les meilleurs de l'album. De même, « Bridged we have burned », titre épique malgré sa durée raisonnable, se voit agrémenté de nombreuses cassures de rythmes et d'ambiances, qui en font un véritable délice, qui n'est pas sans rappeler (justement) un groupe tel que Rainbow.

Sans baisser un seul instant en intensité, Bridge the Gap se déroule ainsi sans qu'une seule critique ne soit à formuler. Bien sûr, Michael SCHENKER a livré des solos et des morceaux plus aventureux, plus directs et plus mémorables par le passé, mais cette collection de titres énergiques et inspirés ne peut que susciter un enthousiasme et une admiration motivée par l'excellente forme retrouvée du guitariste. Une nouvelle étape savoureuse dans la carrière du musicien, qui n'est, si l'en en croit le bonhomme, que le début d'une longue et fructueuse collaboration entre les cinq musiciens.

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   GEGERS

 
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- Michael Schenker (guitare)
- Doogie White (chant)
- Wayne Findlay (guitare 7 cordes, claviers)
- Francis Buchholz (basse)
- Herman Rarebell (batterie)


1. Neptune Rising
2. Where The Wild Winds Blow
3. Horizons
4. Lord Of The Lost And Lonely
5. Rock`n Roll Symphony
6. To Live For The King
7. Land Of Thunder
8. Temple Of The Holy
9. Shine On
10. Bridges We Have Burned
11. Because You Lied
12. Black Moon Rising
13. Dance For The Piper



             



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