Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1980 The Michael Schenker ...
1981 Msg
1982 One Night At Budokan
  Assault Attack
1983 Built To Destroy
1984 Rock Will Never Die
1987 Perfect Timing
1989 Save Yourself
1996 Written In The Sand
1997 The Michael Schenker Sto...
2006 Twenty Five Years Cel...
2018 Resurrection [michael...
2019 Revelation [michael S...
2021 Immortal
 

- Membre : Michael Schenker , Shane Gaalaas , Asia Featuring John Payne, Deep Purple, Hiromi, Eloy, Phantom V, Rock Wolves, Ted Nugent, The Seeing Tree , Savoy Brown, Rainbow, Paul Raymond Project , Ozzy Osbourne , Kottak, House Of Leaf, Wolfpakk, Mad Max
- Style + Membre : Herman Rarebell , Scorpions, Joe Lynn Turner , Ufo, House Of X, Black Sabbath, Robin Mcauley
 

 Michael Schenker Himself (890)

MSG - Revelation (2019)
Par GEGERS le 11 Octobre 2019          Consultée 1466 fois

[Note : bien que paru sous le nom Michael Schenker Fest, nous avons préféré associer cet album au MSG pour des raisons de continuité et de lisibilité discographique.]

Entre les frères Schenker, c'est la guerre. Où plutôt, Michael semble avoir déclenché de manière unilatérale un conflit ouvert avec son frère Rudolf qui n'en demandait pas tant et se garde bien d'y répondre. Sa sobriété retrouvée, le "Mad Axeman" prétend que la mémoire lui revient, et qu'il ne taira pas plus longtemps l'abus dont il a été victime, offrant aux Scorpions plusieurs morceaux pour leur album Lovedrive (1979) et accusant ces derniers de passer sous silence sa collaboration. Si l'objet de cette chronique n'est pas de démêler le vrai du faux (vous pouvez lire pour cela une IN-DIS-PEN-SABLE biographie en langue française consacrée aux arachnides...), il est surprenant de constater que Michael utilise la pochette de son nouvel album comme véhicule pour sa rancœur. Alors qu'on croyait le guitariste apaisé, désireux de célébrer sa carrière en rassemblant les musiciens et chanteurs qui lui ont permis de la bâtir, le voici qui se pose en martyr, hissé tel Jésus sur une Flying V devant laquelle se tient, dard dressé, un scorpion menaçant. Un clin d'oeil un bien déplacé, que l'on aurait pu fort bien ignorer si il y avait eu matière à encenser ce nouvel album du guitar-hero.

Seulement voilà, Revelation n'a pas grand chose à offrir, artistiquement parlant. Le concept, identique à celui de l'album Resurrection publié l'an passé, voit Michael demander à ses camarades chanteurs de tenter de broder des lignes vocales convaincantes sur des riffs assemblés parfois, on en a l'impression, au petit bonheur la chance et à la va-vite. L'équipe est la même, à l'exception du batteur Ted McKenna décédé en début d'année et remplacé par Bodo Schopf, cogneur de fûts allemands ayant collaboré avec Michael Schenker à l'époque du MACAULEY / SCHENKER GROUP. Si l'aspect festif et l'énergie déployée par Revelation pouvaient donner le change, ce nouvel opus ne parvient pas à cacher la misère : les riffs proposés ne sont ni marquants ni inspirés, ils sont juste répétés à l'envi, martelés à vitesse grand V pour donner l'impression de proposer un album survolté. Pourtant, "Silent Again", qui bénéficie de la présence de l'excellent Robin MacAuley au chant, n'est rien d'autre que du vide joué sur un tempo élevé, à l'image de "Heart and Soul", tête de gondole sur l'album précédent. "Rock Steady" fait pire en priant l'auditeur de laisser son cerveau à l'entrée. Les mélodies et les paroles à la gloire du Schenk' sont d'une bêtise crasse, et l'objectif assumé, qui est de proposer une ambiance rock débridée se posant en référence aux années fastes de la période 1980 - 1990, est un échec total. Alors que les vocalistes se succèdent sur ce titre-chorale, l'auditeur ressent surtout une certaine gêne.

Tout n'est pas si mauvais. Les chanteurs du Mad Axeman sont compétents, et parviennent à transformer certains titres en réussites. Lorsqu'ils se succèdent sur "Sleeping With The Lights On", on sent poindre une authenticité salvatrice. Schenker reste capable de proposer un hard rock construit et efficace, porté sur des mélodies fortes. Tout le contraire de "The Beast In The Shadows" ou "Still In The Fight", morceaux joués à des tempos inhumains et dont le seul intérêt et de nous permettre d'apprécier les grandes capacités vocales de Graham Bonnet, impeccable sur album mais souvent en difficulté sur scène. Les riffs, eux, sont indigents. "Behind The Smile", introduit par une mélodie aux allures de fanfare rock, se contente de singer celui de "Vigilante Man" (album Spirit On a Mission, 2015). Un peu plus loin, "Lead You Astray", sauvé par Robin MacAuley, rappelle la période Written In The Sand, pas la plus faste. Seul le refrain parvient à trouver grâce à nos oreilles.

L'assemblage, donc, est forcé, peu naturel, et le résultat s'en ressent, puisque l'on ne retire que peu de choses d'un album fatiguant, alignant des plans sans réelle intention artistique. Il y a dans les solos un côté mécanique assez détestable, que l'on retrouve même sur les titres les plus bluesy, qui voient généralement intervenir la voix rocailleuse de Gary Barden ("Crazy Daze"). Les titres-chorales, censés constituer des points d'orgue, sont surtout des pétards mouillés, même si l'on apprécie "Old Man" dont on sauve le refrain et la deuxième partie du solo, sur laquelle Schenker ose enfin se faire plus mélodique. On se demande en toute sincérité que le formidable Ronnie Romero, invité à chanter sur le morceau "We Are The Voice", est venu faire sur ce riff uniforme et frénétique. Finalement, et comme sur l'album Resurrection, c'est l'instrumental final, résolument inspiré, à la fois virtuose et mélodique, qui se révèle être le moment le plus intéressant de l'album. Paradoxal, alors que les chanteurs sont ici censés être à la fête. De ce deuxième album studio du MICHAEL SCHENKER FEST, on ne retient ainsi pas grand chose si ce n'est une certaine vacuité. Quelques plans nous rappellent l'âge d'or du guitariste, les chanteurs qui ont participé à sa renommée sont toujours fort compétents, mais il n'y a ici guère plus de deux ou trois titres qui nous semblent valoir l'achat de cet opus. L'édition limitée, qui présente des versions live des autrement plus réussis "Bad Boys", "Armed and Ready" et "Rock Bottom", ne font que renforcer l'impression que Michael Schenker est rincé. Un constat tout autant amer que le guitariste.

A lire aussi en HARD ROCK par GEGERS :


UFO
The Visitor (2009)
Le dernier grand album de ufo ?




BONFIRE
Temple Of Lies (2018)
BONFIRE muscle son jeu.


Marquez et partagez





 
   GEGERS

 
  N/A



- Michael Schenker (guitare)
- Gary Barden (chant)
- Graham Bonnet (chant)
- Robin Mcauley (chant)
- Doogie White (chant)
- Steve Mann (guitare, claviers)
- Chris Glen (basse)
- Bodo Schopf (batterie)


1. Rock Steady
2. Under A Blood Red Sky
3. Silent Again
4. Sleeping With The Light On
5. The Beast In The Shadows
6. Behind The Smile
7. Crazy Daze
8. Lead You Astray
9. We Are The Voice
10. Headed For The Sun
11. Old Man
12. Still In The Fight
13. Ascension



             



1999 - 2021 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod