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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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Mike OLDFIELD - Five Miles Out (1982)
Par MR. AMEFORGEE le 29 Janvier 2006          Consultée 8859 fois

Five Miles Out, à l’instar des autres albums que Mike Oldfield produit dans les années 80, comporte cette dualité schizophrénique entre le rock progressif et ambitieux et le pop-rock à tendance commerciale. Pour l’instant, cette dernière n’est pas encore donnée victorieuse, mais elle parvient toutefois à empêcher la pleine réussite de l’album.
On notera, en guise de parenthèse apéritive, que c’est l’un des rares albums où Oldfield a réuni un groupe stable autour de lui et qu’il ne prend pas à sa charge les trois mille instruments dont il ne peut habituellement se passer.

Mais revenons à notre problématique de la dualité. L’exemple est typique : Mike Oldfield nous balance en ouverture « Taurus II », mouvement de près de vingt-cinq minutes et qui constitue de fait la moitié de l’album. Autant dire le principal intérêt. On pourrait le présenter comme une sorte de synthèse, parfaitement construite, de Q.E.2, entre des épanchements de rock instrumental qui se déploient tout riffs dehors, enchâssés dans une structure rythmique appuyée, et des passages, un peu plus paisibles, qui convoque la matière celtique, notamment grâce à l’intervention de la cornemuse de Paddy Moloney des Chieftains. Le résultat est plutôt probant, dans cette veine progressive accessible qui est l’une des marques de fabrique de l’artiste. Ce n’est peut-être pas un chef d’oeuvre, mais il faudra se contenter de ça.

Car la suite est nettement moins intéressante. Nettement moins ambitieuse. Pas foncièrement inécoutable. Mais pas foncièrement nirvanique. Certes, il y aurait peut-être « Family Man », chanson pop-rock dotée d’un certain groove et chantée par Maggie Reilly, qui prélude de ses futurs succès « Moonlight Shadow » et « To France », mais le sentiment qu’il manque quelque chose nous attrape et ne nous lâchera plus. Ce quelque chose, c’est l’inspiration, bien sûr. « Orabidoo » est une lente plage atmosphérique défigurée par l’usage des vocodeurs, devenus ringards avec le temps. Le tempo s’accélère en approchant des deux tiers du titre, en reprenant notamment un thème de « Taurus II », mais il n’y a pas de quoi pavoiser. La conclusion du morceau est en fait une chanson folk paisible « Ireland's Eye ». « Mount Teidi » sera de même assez anecdotique, avant le final « Five Miles Out », qui nous ressort les mêmes vieux vocodeurs, et la même référence à « Taurus II ». Ah si, on a le droit à un trop court grognement rauque, qui paraît toujours surprenant autre part que dans un morceau de death metal, mais qui produit toujours son petit effet... On s’amuse comme on peut.

En définitive, il s’agit d’un album moyen. C’est ce que l’on récolte lorsque l’on navigue entre deux eaux. Dommage. D’autant qu’on aura tendance à retrouver ce schéma sur encore quelques albums.

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   (3 chroniques)



- Maggie Reilly (chant)
- Morris Pert (percussions, claviers)
- Tim Cross (claviers)
- Rick Fenn (guitares)
- Mike Oldfield (guitares, basse, claviers, chant)
- + Mike Frye (percussions)
- + Paddy Moloney (cornemuse)
- + Carl Palmer (percussions)
- + Graham Broad (batterie)


1. Taurus Ii
2. Family Man
3. Orabidoo
4. Mount Teidi
5. Five Miles Out



             



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