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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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Mike OLDFIELD - Q.e.2 (1980)
Par MR. AMEFORGEE le 21 Décembre 2005          Consultée 7112 fois

Q.E.2, dont le nom fait référence au paquebot Queen Elizabeth 2 (la pochette de l’album en représente d’ailleurs schématiquement la coque, vue de côté), est le sixième album de Mike Oldfield. L’équation musicale s’érige ici dans la continuité de Platinum, avec pour base une section rock classique, soit guitare/basse/batterie, enfin avec plein de guitares plutôt, et une section rythmique traditionnelle à laquelle s’ajouteront quelques synthés et vocodeurs, et sur laquelle viendra se poser, en arrière plan, tout l’éventail d’arrangements plus typés « world » et « folklorique », déjà utilisés sur les précédents albums, Ommadawn et Incantations notamment, à savoir banjo, mandoline, percussions africaines, harpe celtique, etc. C’est d’ailleurs l’influence celtique, mêlée aux accents de rock progressif, qui domine sur cet album. Et l’héroïne principale de cette croisière est la guitare, comme toujours, avec ses cheveux bouclés de starlette, ses cris de pamoison, ses lunettes de soleil et sa robe de riffs en nylon.

L’album se révèle proprement instrumental, même si il comporte des morceaux « chantés », dont une reprise de ABBA : les voix ne sont pas mises en avant pour le langage qu’elles articulent (ou non, d’ailleurs), mais plus pour les sonorités produites, comme des instruments parmi d’autres. A noter que c’est sur ce disque que Maggie Reilly, à qui l’on devra une collaboration fructueuse avec Oldfield, fait ses premiers pas pour l’artiste.

Comparé à Platinum, Q.E.2 parvient à faire montre d’une cohérence d’ensemble (l’équation décrite plus haut), tout en se ménageant une évolution dans les titres, qui sont du coup tous plutôt intéressants. La recette consiste à alterner les passages électriques et les passages calmes, que ce soit au sein d’un morceau, comme « Taurus 1 », à l’intro complètement celtique, et qui ira jusqu’à sortir quelques brefs mais gros riffs métal à l’approche de la fin, ou que ce soit entre les différents titres : c’est le cas avec « Sheba » et « Arrival » (la reprise de ABBA), plutôt paisibles et chamarrés, qui succèdent à « Taurus 1 », qui encadrent le frénétique et jouissif « Conflict », où l’on peut entendre un synthé à la Vangelis se faire piétiner sans ménagement par une horde bondissante de guitares furieuses, ainsi qu’un petit clin d’oeil à Bach... et qui précèdent la reprise instrumentale des Shadows, « Wonderful Land », qui se trouve nantie d’une tendre et héroïque ligne mélodique à la guitare.
Les trois morceaux suivants reprennent l’idée passage calme / passage électrique, mais dans la configuration de type « montée en puissance » : « Mirage » commence sur un rythme assez bluesy avant que la marée électrique ne monte ; « QE2 » s’ouvre avec douceur avant que les accents épiques ne prennent le pas sur le lyrisme, notamment en reprenant le thème mélodique de fin de « Taurus 1 ». De plus, ces deux morceaux bénéficient de l’apport d’une section de cuivres qui colore agréablement et approfondit leur perspective. Et enfin, « Celt » dans la continuité, ligne de guitare héroïque de sortie, choeur éthéré de Maggie Reilly et percussions alertes, constitue une sorte de final à la fois lyrique et épique, avant l’épilogue lénifiant et court « Molly ».

A défaut d’être le plus original album de Oldfield, Q.E.2 apparaît quand même comme un bon album, assez accessible de par son orientation rock et assez inspiré dans son ensemble, contrairement peut-être aux albums suivants, plus inégaux (à cause des chansons). Il s’agit aussi d’un des... trois, soyons fou, risquons un chiffre... albums aux connotations les plus « celtiques » de l’artiste, à côté de Voyager et d’Ommadawn. Enfin, il a un petit peu vieilli, mais il demeure tout à fait recommandable (ce qui donne une note un peu supérieure à 3).
Bref, je ne sais pas si la reine Elisabeth II est une bonne reine, mais c’est en tout cas un bon album. Quant au paquebot...

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   (3 chroniques)



- Mike Oldfield (guitares, basse, synthé, etc.)
- Phil Collins (batterie)
- Mike Frye (percussions africaines, timpanon)
- Morris Pert (batterie)
- Maggie Reilly (chant)
- David Hentschel (synthé, batterie, chant)
- Tim Cross (piano, synthé)
- Raul D'oliveira (trompette)
- Guy Barker (trompette)
- Paul Nieman (trombonne)
- Philip Todd (saxophone ténor)
- Choir English Chorale


1. Taurus 1
2. Sheba
3. Conflict
4. Arrival
5. Wonderful Land
6. Mirage
7. Qe2
8. Celt
9. Molly



             



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