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NEW-AGE/AMBIENT  |  STUDIO

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Mike OLDFIELD - The Songs Of Distant Earth (1994)
Par MR. AMEFORGEE le 26 Janvier 2007          Consultée 6491 fois

Si l’on part d’un constat approximatif mais néanmoins pertinent, les meilleurs albums de Mike Oldfield sont ceux qui nous parlent de voyage, qui impriment une dynamique d’itinérance dans le creux d’oreille, qui instillent comme un parfum d’évasion, une aspiration, à l’esprit de l’auditeur. Les Chants de la Terre Lointaine pourraient appartenir à cette catégorisation, tant sur le papier, le profil semble correspondre.
Pour cet album, Mike a puisé son inspiration dans le roman éponyme d’Arthur C. Clark (l’auteur de 2001, l’Odyssée de l’Espace), épopée de science-fiction qui narre le voyage d’un vaisseau spatial, après la destruction de la Terre, jusqu’à une autre planète, Thalassa, puis ce qu’il se passe là-bas.

Musicalement, Oldfield reste Oldfield, avec sa fameuse ligne de guitare très chantante (qui s’empreindra par moments d’accents gilmouriens), et ses influences des musiques du monde, mais plus encore qu’auparavant, il se plonge dans une matière résolument new-age, constituée de vaporeuses nappes de claviers, d’effets électroniques, de boîte à rythme, qui délivrent de toute pesanteur et tendent à inviter à la rêverie. Le mariage avec des instruments plus traditionnels, comme une fugace cornemuse ou des chœurs ethniques, attestent de la visée « nouvel âge » de l’opus. A tel point que l’on pourra vouloir le rapprocher de groupes comme Enigma ou bien d’artistes comme Vangelis (période 1492 et Voices, surtout).
Les titres sont assez courts, instrumentaux, mais s’enchaînent avec une fluidité qui rappelle celle des vastes mouvements de jadis. Planant est donc le maître mot, comme on s’en avise dès les premières mesures, corrélatif de lyrique (les détracteurs emploieront peut-être le terme de « mièvre »), mais cela n’empêchera par Mike Oldfield de projeter quelques envolées épiques, comme sur « Magellan » ou « Lament for Atlantis ». En outre, il faut préciser que « planant » n’est pas ici synonyme de « (trop) chiant » ou de « répétitif ». Un travail important a été apporté à l’installation des ambiances et aux différents effets sonores, si bien que l’on se retrouve tantôt face à des cumulo-nimbus, tantôt à des strato-cumulus voire à des cirro-encéphalo-nimbo-stratulus de synthés. Certes, tout cela paraît très aéré, aérien, mais c’est son gage d’accessibilité.
Au rang des notes anecdotiques, on appréciera (ou pas) le clin d’œil (impossible à éviter) du thème de Tubular Bells sur le titre explicite « Tubular World ».

Dans les milieux concernés, The Songs of Distant Earth est souvent considéré comme la dernière œuvre ambitieuse de Mike Oldfield. On pourrait gloser ou minauder, car certains albums qui suivront ne sont pas mauvais, à défaut d’être ultimes. Pour ma part, la présente œuvre, je la trouve plaisante, agréable, sympathique, mais je peine quand même à me laisser transporter d’enthousiasme. Difficile de mettre le doigt, en mots, sur ce qui me chagrine ; difficile de toucher du doigt des nuages de vapeur, de toute façon. L’émotion véhiculée ne m’étreint pas plus que ça. Je flotte mais ne décolle pas de la stratosphère. Trop mou peut-être, trop new-age classique (recette déjà éprouvée). Trop sucré peut-être encore.
Alors certes, à considérer la discographie de Mike Oldfield, on se dit que tout y est très cohérent. Le new-age est une direction qui est déjà perceptible, en filigrane voire de manière effective dans ses œuvres passées, orientation musicale qui ira jusqu’à très logiquement se transformer en musique électro, chill out et ambient dans les années 2000. On apprécie ou pas, suivant les goûts.
Les Chants de la Terre Lointaine nous parlent donc de voyage, mais restent de la taille mineure d’une colline, comparée aux montagnes dont l’artiste a accouché par le passé. Comme il y a eu aussi des souris, on ne peut qu’apprécier l’album pour ce qu’il est : un moment agréable qui se laisse écouter sans déplaisir.

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1. In The Beginning
2. Let There Be Light
3. Supernova
4. Magellan
5. First Landing
6. Oceania
7. Only Time Will Tell
8. Prayer For The Earth
9. Lament For Atlantis
10. The Chamber
11. Hibernaculum
12. Tubular World
13. The Shining Ones
14. Crystal Clear
15. The Sunken Forest
16. Ascension
17. A New Beginning



             



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