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Mike OLDFIELD - Tubular Bells Ii & Iii Live (1999)
Par MARCO STIVELL le 10 Juillet 2017          Consultée 759 fois

Voici ce qui peut être considéré comme le meilleur live de Mike OLDFIELD, en images qui plus est. Bien sûr, c'est un avis personnel, chacun voit midi à sa porte, Exposed (1978), Knebworth 1980, Montreux 1981... Mais la découverte du DVD de Tubular Bells II & III live reste un moment béni, parce que même en étant simplement repiqué des VHS, la technique s'accorde avec la réussite artistique, les moyens déployés par OLDFIELD rendent justice à la grandeur de sa musique...

Pour Tubular Bells II, surtout. Certains n'y voient qu'une ressucée du Tubular Bells original, best-seller de l'artiste, jusqu'à en déprécier sa qualité. En termes de renommée, le II est une signature prometteuse d'OLDFIELD chez Warner après 20 ans de Virgin. Artistiquement, c'est un sommet, adaptation large du classique de 73, moins brouillonne et plus enthousiasmante.

Pour preuve, la suite gagne énormément dans cette adaptation live du 4 septembre 1992 au Edinburgh Castle/château d'Édimbourg (Ecosse), première de la tournée, avec un orchestre complet et un public de 8000 personnes. Les partitions sont transcrites par une vieille connaissance, David Bedford, tandis que Robyn Smith, le chef, dirige six guitaristes (y compris le bassiste et Mike), un pianiste, un programmateur, trois claviéristes, trois percussionnistes et quatre choristes.

Dans cette atmosphère de fin d'été, dans ce lieu historique, les rythmes blues, rock et celtiques montent très haut. On se doute qu'il y a des bandes sonores pour les voix en particulier, ainsi que le "master of ceremonies" quand il fait les "growls" sur la section "Altered State". Cependant, ce n'est rien à côté de la sensation de plaisir, du spectacle impressionnant. Les musiciens, d'une jeunesse relative (30-40 ans pour tous), sont concentrés mais heureux de ce qu'ils jouent.

On se passionne pour les interventions de Mike, le moment où il hurle avec sa guitare sur "Blue Saloon", l'introduction au synthé de "Sentinel" (à la place du piano en studio), sa fermeture à la guitare classique sereine de l'émouvant "The Bell", clou du spectacle avec les superpositions d'instruments... Le pianiste asiatique Yitkin Seow, les choristes femmes (parmi lesquelles Susannah Melvoin, soeur de Wendy, proche de PRINCE) sont sympathiques, de par leur discrétion ou non.

Ian Thomas à la batterie, Richard Cottle à l'orgue Hammond, les guitaristes John Parricelli, Hugh Burns (Gerry RAFFERTY) et Jay Stapley (Roger WATERS) sont tous des musiciens de session/live connus. Pour une musique si exigeante, il fallait de vrais accompagnateurs et on se plait à les voir changer d'instruments, à imaginer qui joue quoi lorsque ce n'est pas évident, le tout au son d'une musique fabuleuse. Autres moments-phares : l'arrivée inattendue du pipe-band sur l'explosion de "Tattoo" et celle des instrumentistes country sur le final "Moonshine", avec la reprise de "The Bell" comme cerise sur le gâteau.

On le sait, Tubular Bells III a encore moins convaincu, l'originalité n'a pas suffi cette fois. En live, c'est pareil, tout semble trouvé pour le désavantager. C'est Londres (Horse Guards Parade) et à la même date, mais cinq ans plus tard très exactement, le 4 septembre 1998. OLDFIELD l'a-t-il fait exprès ? En tout cas, il n'avait certainement pas prévu la pluie, l'audience froide et moins réceptive à sa musique contrairement aux Ecossais, tant et si bien qu'on voit des personnes partir avant la fin... Pour détail, on voit aussi Richard Branson, le patron de Virgin, au premier rang et bien montré à deux ou trois reprises, souriant et applaudissant généreusement ; le temps d'Amarok est fini !

La nouveauté, ce sont les rythmes techno/chill out qui occupent un quart de l'oeuvre et qu'il a déjà été bien difficile de faire passer à travers l'album. Pourtant, Tubular Bells III ne manque pas de moments de grâce, "The Watchful Eye", "Moonwatch", "Jewel in the Crown", "The Serpent Dream", "The Top of the Morning" et l'excellent "Man in the Rain" (chanson-miroir de "Moonlight Shadow") qui aurait bien mérité que Cara Dillon, comme sur disque, soit intégrée à la tournée plutôt que Pepsi DeMacque, froide et détachée. Rosa Cedrón, chanteuse du groupe galicien LUAR NA LUBRE, réussit moins bien ses vocalises sur "The Inner Child"...

Avec la chanteuse indienne Amar pour les titres techno, la pianiste Katherine Rockhill, la percussionniste Jody Linscott et Carrie Melbourne, joueuse de basse et Chapman Stick (magnifique en pull blanc et pantalon de cuir), le nombre de femmes présentes est plus grand que celui des hommes. Parmi ceux-ci, on retrouve Hugh Burns, Robyn Smith, Alasdair Malloy, Ian Thomas et Adrian Thomas, tous déjà présents en 92 mais moins joyeux, donnant l'impression de s'ennuyer davantage... Mike n'arrange rien avec sa veste zébrée et sa coupe de cheveux branchée, yurk !

Néanmoins, il nous balance quelques soli lyriques et tranchants, que ce soit sur "Moonwatch" et le tonitruant "Outcast", de quoi nous tenir en haleine. Cette oeuvre a été jugée rapidement car franchement, entre "The Top of the Morning" et l'andalouisant "Serpent Dream", elle est remplie de beaux moments. Et "Far Above the Clouds", le meilleur de l'aspect dancefloor par OLDFIELD, avec ses tubular bells géantes ! Dommage quand même pour cette reprise des deux derniers morceaux en rappel, guère utile puisqu'on vient de les entendre...

Même si c'est moins le cas pour le III, le sérieux académique de la grande musique classique trouve rarement aussi bel écho dans le rock que chez OLDFIELD, en visuel comme en musique, et on ne parle pas de toutes les escapades folk traditionnelles... Un disque à deux faces (au sens propre comme au figuré) à posséder, pour le II mais pas que.

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   MARCO STIVELL

 
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- Mike Oldfield (guitares, claviers, voix, cloches tubulaires)
- Robyn Smith (chef-d'orchestre, claviers, guitare)
- Jay Stapley, Hugh Burns, Alan Limbrick (guitares)
- John Parricelli (guitares, banjo, mandoline)
- Lawrence Cottle (basse, trombone)
- Yitkin Seow (piano)
- Ian Thomas (batterie, percussions)
- Ben Hoffnung, Alasdair Malloy (percussions)
- Craig Pruess, Dave Hartley (claviers)
- Richard Cottle (claviers, orgue hammond)
- Adrian Thomas (claviers, programmations)
- Susannah Melvoin, Jackie Quinn (choeurs)
- Linda Taylor, Edie Lehmann (choeurs)
- Pete Clarke (fiddle)
- Gerry Mckenna (banjo)
- John Gordon Sinclair (maître de cérémonies, growl)
- Jody Linscott (percussions)
- Katherine Rockhill (piano)
- Carrie Melbourne (basse, chapman stick)
- Amar, Pepsi Demacque, Rosa Cedrón (chant)


- tubular Bells Ii
1. Part One: Sentinel'
2. Dark Star
3. Clear Light
4. Blue Saloon
5. Sunjammer
6. Red Dawn
7. The Bell
8. Part Two: Weightless
9. The Great Plain
10. Sunset Door
11. Tattoo
12. Altered State
13. Maya Gold
14. Moonshine
15. Reprise

- tubular Bells Iii
1. The Source Of Secrets
2. The Watchful Eye
3. Jewel In The Crown
4. Outcast
5. The Serpent Dream
6. The Inner Child
7. Man In The Rain
8. The Top Of The Morning
9. Moonwatch
10. Secrets
11. Far Above The Clouds
12. Secrets (reprise)
13. Far Above The Clouds (reprise)



             



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