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Mike OLDFIELD - Tubular Bells Ii (1992)
Par MR. AMEFORGEE le 25 Octobre 2006          Consultée 6903 fois

Qu’il est difficile d’arrêter un avis sur ces Cloches Tubulaires deuxièmes du nom ! Le nom de Mike Oldfield est inextricablement lié à ces étranges bidules qui l’ont conduit à un succès immense alors qu’il n’était encore qu’un bambin (ou pas loin). Nouvelle maison de disque (Warner), et voilà que l’artiste s’empresse de concrétiser le projet que l’ancienne le tannait de réaliser depuis des lustres. Drôle de façon de se montrer aventureux, à moins qu’il ne s’agisse d’une tentative un peu gauche de renouer avec le succès commercial.
Bref, toujours est-il que Tubular Bells 2, c’est un peu Tubular Bells : de nombreux thèmes identiques, à peu près même schéma dans leur enchaînement chronologique ; mais c’est aussi un nouveau son, dans l’ère du temps, l’exploitation de nouvelles idées, qui font de ce second opus une sorte de version bionique du premier, quant à lui beaucoup plus « rural ». L’album ne s’articule plus en deux suites, mais se trouve découpé en morceaux de durée raisonnable, même si le nombre des pistes correspond au patron original, sept pour chaque mouvement, pas de jaloux.

Le truc qui frappe le bouchon de cérumen au premier abord, c’est le côté particulièrement léger qui se dégage des arrangements : en effet, finies les innombrables superpositions de pistes d’instruments de toute sorte, on en conserve encore quelques unes, mais on donne en charge aux synthétiseurs d’établir l’atmosphère, de creuser les ombres, de conférer de la profondeur. Du coup, le tout paraît aussi aéré qu’une salle de bain nantie d’un parfum d’intérieur « fraîcheur printanière de lavande », et l’écoute s’en trouve relativement facilitée. Mike Oldfield continue quand même d’employer de nombreux types de guitares et d'autres instruments à cordes, sans oublier l’inévitable tubercule tubulaire.
Ensuite, on peut dire que l’hétéroclisme est de mise, mais de manière mesurée, si bien qu’on pourrait s’aventurer à dire que TB2 est un Amarok apaisé, destiné au grand public (ou alors Amarok est un TB2 turbulent) : accents improbables disco-dance sur « Dark Star » avec ses riffs appuyés, blues électronique sur « Blue Saloon », marche celtique sur « Tattoo », orientation country sur le méditatif « The Great Plain » ou le délirant « Moonshine » (pouët pouët…), sans oublier le tramage new-age et ambient qui est constitutif du style Oldfield et qui nappe l’ensemble avec ses synthés planants et ses chœurs ethniques (un parangon du genre : « Maya Gold » avec sa guitare gilmourienne).

Cela dit, vous n’étiez pas encore rassasiés du fameux thème de l’Exorciste, frappant par son minimalisme répétitif ? Eh bien, vous allez encore y avoir droit, en mélodie principale, en accompagnement, joué au clavier ou la guitare, au didgeridoo ou à la tondeuse à piston (je suis moins sûr pour les deux derniers…). C’était un passage obligé, malheureusement assez gavant et ce, dès le premier morceau, « Sentinel », qui commençait pourtant bien, avec une jolie mélodie égrenée au piano et que l’on retrouvera un peu plus tard de manière plus orchestrale pour le final glorieux du titre.
Donc en fin de compte, du bon et du moins bon se côtoient ici : la reprise du passage du « caveman » du TB1, nommée ici avec à-propos « Altered State » est particulièrement hideuse ; tandis que celle qui concluait la première suite par la présentation des instruments, ici sous le titre « The Bell », se trouve particulièrement réussie, étoffée, travaillée, bref enthousiasmante (à noter que c’est l’acteur Alan « Rogue » Rickman qui s’occupe de la présentation, épatant non ?).

Et donc du coup, à l’approche de la fin de cette chronique, je suis embêté, car je ne sais toujours pas vraiment s’il vaut le coup ou pas. Il passe tout seul, mais c’est pas ébouriffant non plus, c’est peinard mais pas le panard intégral non plus. Vous m’en direz tant. Un album moyen bon ou bon moyen, en somme. 2,45678/5 pour faire simple.

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   (2 chroniques)



- Mike Oldfield (plein de guitares, etc.)
- Alan Rickman (maître de cérémonie)
- Sally Bradshaw (choeur)
- Celtic Bevy Band (cornemuses)
- Eric Cadieux (programmation et sons digitaux)
- Edie Lehman (choeur)
- Susannah Melvoin (choeur)
- Jamie Muhoberac (claviers)
- P.d. Scots Pipe Band (cornemuses)
- John Robinson (percussions)


1. Sentinel
2. Dark Star
3. Clear Light
4. Blue Saloon
5. Sunjammer
6. Red Dawn
7. The Bell
8. Weightless
9. The Great Plain
10. Sunset Door
11. Tattoo
12. Altered State
13. Maya Gold
14. Moonshine



             



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