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Giorgio MORODER - Scarface (1983)
Par WALTERSMOKE le 29 Juin 2017          Consultée 911 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Réalisé en 1983, le Scarface de Brian de Palma, remake du film de 1932, est sans conteste l'un des films les plus cultes des années 80. L'histoire, réadaptée dans le Miami insolent de l'époque, d'un émigré cubain prêt à tout pour gravir les échelons de la pègre et plonger dans le trafic très lucratif de la drogue. Une image qu'on peut très bien ne pas cautionner, sans pour autant oublier le charisme fou dégagé par le personnage principal, Tony Montana, interprété par un Al Pacino convaincant et tranchant avec l'image bien plus propette de la saga Le Parrain. Et doit-on également parler de l'image dans la culture populaire ? Du nombre de fans de tous bords se chargeant de faire de Scarface un modèle, une icône, notamment dans le milieu gansta-rap ? Après, le film reste imparfait. Tout d'abord, même si le mythe reste tenace et influent, il se base sur un film qui a quand même pas mal vieilli, et pas seulement côté pellicule en elle-même. Le scénario, signé Oliver Stone, contient également quelques failles, et s'il n'est pas aussi caricatural que celui de Midnight Express, n'en demeure pas moins truffé de scènes haut perchées, comme celle de la tronçonneuse, certes inspirée d'un fait divers réel, mais volontairement exagérée. Et puis, le caractère sec et nerveux de Scarface n'est pas aussi adapté que Le Parrain pour justifier un film long de 2 heures et 44 minutes. Mais bon, à côté on a un final d'anthologie retranscrivant à merveille toute la démesure, l'hybris de Montana.

Pour la musique, c'est Giorgio Moroder qui se charge de remplir l'aire sonore qu'on lui confie. Le challenge est alors de constituer une banque de sons restituant l'ambiance chaude et violente des rues de Miami. Mais ce n'est pas un problème pour l'ex-superstar du disco, devenu faiseur de tubes à la pelle pour Hollywood. Et au sein du film, il fait mouche, et ce dès le générique par exemple, une musique à la fois catchy, kitsch et terriblement sombre – mais qui n'est qu'une variation du thème de Tony Montana. Les inserts de chansons, majoritairement originales, sont bien trouvés, et ceci étant, ce que les gens ont surtout retenu, c'est le fameux montage montrant Montana au sommet et gérant ses affaires, le tout sur "Push it to the Limit", irrésistible chanson interprétée par Paul Engemann, devenue (également) iconique.

Un vrai tube, qui se retrouve sur la BO du film, commercialisée en parallèle du film. Sauf qu'il y a un peu tromperie sur la marchandise. Pour sûr qu'on y retrouve les chansons de Scarface, dont "Push it to the Limit". Le truc, c'est qu'on ne trouve QUE ça, ou presque. En dehors du thème principal et celui de Gina et Elvira (la soeur et la femme de Tony), il y a donc des morceaux interprétés par divers artistes. On a déjà parlé de "Push it to the Limit", mais il y a aussi "Rush Rush", interprétée par une Debbie Harry visiblement à l'aise avec la pop/disco – mais ça, on le savait déjà. Et puis, après... les noms de Maria Alonso, Amy Holland ou encore Elizabeth Daily (qui bénéficie de deux chansons au lieu d'une) ne disent rien, certes, mais elles n'auraient pas démérité une bonne exposition. Manque de bol, Moroder leur offre des compositions passe-partout et facilement oubliables. Elles passent peut-être bien au sein du film, comme "Vamos a bailar" (chantée par Alonso) apparaissant pour illustrer un camp de réfugiés cubains, mais sinon, c'est pas la joie.

La musique n'est clairement pas un point fort chez Scarface. Si Moroder a su retranscrire l'ambiance voulue et engager des interprètes pas mauvais du tout, il faut admettre que le boulot s'arrête à là, sans creuser dans la pop. Et puis, même Push it to the Limit, au fond, est efficace mais souffre des mêmes défauts que ceux cités plus haut, son caractère catchy et « over the top » lui permettant de sortir du lot. Une collection de chansons bien produites, et bien oubliables.

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- Giorgio Moroder (production, instruments)
- +
- Paul Engemann (chant sur 1)
- Debbie Harry (chant sur 2)
- Amy Holland (chant sur 3 et 6)
- Maria Alonso (chant sur 4)
- Elisabeth Daily (chant sur 7 et 9)
- Beth Anderson (chant sur 8)


1. Push It To The Limit
2. Rush Rush
3. Turn Out The Light
4. Vamos A Bailar
5. Tony's Theme
6. She's On Fire
7. Shake It Up
8. Dance, Dance, Dance
9. I'm Hot Tonight
10. Gina's And Elvira's Theme



             



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