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HARD ROCK  |  STUDIO

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1969 Pretties For You
1970 Easy Action
1971 Love It To Death
  Killer
1972 School's Out
1973 Billion Dollar Babies
  Muscle Of Love
1974 Greatest Hits
1975 Welcome To My Nightma...
1976 Alice Cooper Goes To ...
1977 Lace And Whiskey
  The Alice Cooper Show
1978 From The Inside
1980 Flush The Fashion
1981 Special Forces
1982 Zipper Catches Skin
1983 Dada
1986 Constrictor
1987 Raise Your Fist And Y...
  The Nightmare Returns
1989 The Beast Of Alice Coope...
  Trash
1990 Trashes The World
1991 Hey Stoopid
1994 The Last Temptation
  The Last Temptation
1997 A Fistful Of Alice
1999 The Life And Crimes Of A...
  Welcome To The Nightmare...
2000 Brutal Planet
  Brutally Live
2001 Dragontown
  The Definitive Alice Coo...
2003 The Eyes Of Alice Coo...
2005 Dirty Diamonds
2006 Live At Montreux 2005
2008 Along Came A Spider
2009 Keepin' Halloween Alive
2010 Theatre Of Death : Live ...
2011 Welcome 2 My Nightmar...
2014 Raise The Dead: Live Fro...
2017 Paranormal
2021 Detroit Stories
 

- Style : Aerosmith
- Membre : Black Star Riders, Suicidal Tendencies
 

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ALICE COOPER - Detroit Stories (2021)
Par LONG JOHN SILVER le 16 Mars 2021          Consultée 834 fois

Depuis 2015, ce cher ALICE est revenu à un rythme d’un nouvel album tous les deux ans, si ce n’est qu’une fois sur deux il alterne un disque solo et un album accompagné par les Hollywood Vampires, combo qu’il dirige en compagnie de Joe PERRY (AEROSMITH) et Johnny DEPP (Pirate des Caraïbes), pour des résultats artistiques globalement corrects mais pas essentiels (oui, je kiffe la mode) pour autant, que ce soit sous son nom ou en mauvaise compagnie. Autre marotte, le bonhomme fait ponctuellement appel sur ses disques solo à ses ex-bandmates du ALICE COOPER Group (Michael Bruce, Neil Smith et Dennis Dunaway, Glen Buxton étant excusé) pour des titres pas forcément aussi essentiels (j’insiste) qu’on l’aurait espéré. Les voici sollicités à deux reprises (sur quinze pistes au total) sur le présent opus. Bob Ezrin reste solidement attaché à son rôle de producteur, alors que Tommy Henriksen conserve celui de fidèle lieutenant du Coop’ puisqu’il est de tous les projets scéniques et en studio de son chef, Vampires compris*. Honneur non réservé au reste du backing band que l’on retrouve sur l’édition limitée de Detroit Stories pour un concert retranscrit en DVD, j’y reviendrai en fin de chronique car l’édition chroniquée ici par mes soins est bien celle-ci.
Detroit Stories possède un aspect conceptuel puisqu’il rend hommage à la ville en question, pas tant via les thèmes des chansons (même si quand même) mais parce qu’enregistré à Detroit en compagnie de musiciens du cru dont Wayne Kramer (MC5), Mark Farner (GRAND FUNK RAILROAD) ou encore Steve Hunter (ALICE COOPER, Lou REED, Peter GABRIEL…), pour ne citer que les vétérans. Ajoutons qu’il s’agit pour le Coop’ d’un retour aux sources (oui, je sais, c’est facile) de sa gloire passée puisque c’est aussi là que lui et son groupe ont enregistré Love It To Death sous la houlette d’Ezrin et que c’est par ce chef-d’œuvre que sa carrière a pleinement décollé.

Quinze titres pour un disque de (Hard) Rock, c’est plutôt copieux, sans doute trop. Or Detroit Stories, en dépit du fait qu’il s’agisse du meilleur disque du Coop’ depuis des temps antédiluviens, n’échappe pas à un certain remplissage, ce qui était aussi le cas de Rise, l’album des Hollywood Vampires (bien plus convaincant que le premier) publié en 2019. On compte quatre reprises sur la galette, dont une en provenance directe du propre répertoire du taulier, "Detroit City 2021". Après tout, n’est-on pas mieux (re)servi par soi-même ? Quoique. Évidemment, ce titre est parfaitement raccord avec le sujet traité, néanmoins on est en droit de préférer sa version originale publiée en 2003 sur The Eyes Of Alice Cooper, à la fois plus mélodique et influencée Garage Rock que celle-ci, aujourd'hui remaniée avec le concours des sieurs Ezrin et Henriksen qui grattent au passage une ligne (de plus) dans les crédits. Pour l’anecdote, Wayne Kramer (par ailleurs aussi présent sur de nombreux titres du skeud) avait déjà joué sur sa version originale. Deux covers sont piquées à des légendes (urbaines) de la ville, à savoir "Sister Anne" du MC5 ainsi que "East Side Story" qu’on doit à Bob SEGER, cela toujours avec la caution de Kramer. Les deux pistes sont assez roboratives, néanmoins il est difficile d’égaler le charme de leurs versions originales, même si pour le coup le Coop’ s’en tire avec les honneurs. Finalement, c’est avec "Rock & Roll" qu’Alice s’en tire le mieux, soit avec une chanson écrite par Lou REED, un authentique… New-Yorkais ! Placée idéalement en ouverture du présent album, elle te rentre dedans, tous crocs acérés et enluminée par deux superbes soli signés de Steve Hunter puis Joe BONAMASSA.

D'ailleurs, le début du disque est excellent, "Go Man Go" est encore plus percutante, in your face comme on dit là-bas, pour 2’39’’ de bonheur comme on disait dans les 60’s. Puisqu'on cause 60’s, voici venir "Our Love Will Change The World", plus poppy tu meurs, où la voix du Coop sonne étonnamment jeune sans qu’on puisse déceler le moindre artifice (j’ai pas dit qu’il n'y en avait pas, hein ?) à son écoute et dont le texte manie l’ironie chère à son auteur. Ébloui je suis. Si, si. Autre (belle) curiosité "1000$ High Heel Shoes", qui cause d’une nana qui danse nue avec des talons aiguilles (va pour le phantasme), se présente comme un hommage à la Motown, célèbre firme (jadis) de Detroit à laquelle est rattachée l’histoire des plus grands noms de la Soul. Et ça groove grave. "Shut Up And Rock" ressemble pas mal à un clin d’œil au Motor City Madman, j’ai nommé Ted NUGENT**, or il n’est pas certain que ce dernier l’apprécie à sa juste valeur car son premier couplet est explicite : "Don’ want to hear about your politics… hear it everyday". Là aussi, c’est carré, court, up tempo et (très) efficace. Où l’on découvre une nouvelle facette du talent de Larry Mullen Jr (U2) à la batterie sur un morceau authentiquement Heavy. Mention bien également pour "Independance Dave", du Hard rigolo de qualité, ou encore pour "Social Debris", première apparition des ex du ACG, accompagnés par le soliste Steven Crayn qui se dit être un émule du défunt Glen Buxton et qui signe pour l’occasion un superbe solo. Mention satisfaisant pour "Wonderful World" qui rappelle les ambiances 70’s de la musique du Coop’ ou encore pour "Hail Mary" qui zieute plutôt du côté des 60’s. "Hanging On By A Thried (Don't Give Up)" est le titre le plus sombre du recueil parce qu’en phase avec l'actuel quotidien anxiogène qui décuple les tentations suicidaires au sein de la population. Par ailleurs, le chanteur y délivre le véritable numéro de téléphone du centre d’appel de Detroit en charge de répondre à ceux qui sont confrontés à ce tragique phénomène. Plus oubliables sont "I Hate You", deuxième piste dévolue au ACG, où chacun chante tout le mal qu’il pense de l’autre, mais qui aurait pu en rester au stade de private joke, et plus encore "Drunk And In Love", au titre amusant mais qui s’avère être un Blues-Rock on ne peut plus convenu.

Cependant, LA bonne nouvelle est qu’ALICE demeure en pleine forme, même qu’il la pète, cette maudite forme, tant que cela semble insensé ! Il fournit ici un album varié, parfois même léger or cela fait beaucoup de bien par les temps qui courent. L’autre bon point concerne celzéceux qui possèdent l’édition limitée de Detroit Stories. Car pour une somme supplémentaire fort modique, on a droit à un concert (excellent au passage) magnifiquement capté le 7 décembre 2017 à l’Olympia de Paris, doté d’une setlist (certes au trois quarts) relativement prévisible mais dans laquelle on enregistre les retours de "Brutal Planet" (Brutal Planet 2000) ou encore de "Department Of Youth" et de "Cold Ethyl" (Welcome To My Nightmare 1975) et –encore plus inattendu- les (ré)apparitions de "Pain" (Flush The Fashion 1980), de "The World Needs Guts" (Constrictor 1986) et enfin de "Woman Of Mass Distraction" (Dirty Diamonds 2005) en plus de "Paranoiac Personality" (le single de 2017, Paranormal) soit un show qui n’hésite pas à sortir parfois des sentiers (re)battus. Et ça aussi, ça fait du bien !

* Il a même produit le second disque des HV, en plus de jouer dessus.
** Teddy a commis un disque du nom de Shut up and Jam en 2014.

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Alice Cooper (chant, harmonica)
- Bob Ezrin (claviers, chœurs, percussions)
- Michael Bruce (guitare, chant)
- Dennis Dunaway (basse, chant)
- Neil Smith (batterie, chant)
- Johnny 'bee' Bedanjek (batterie, chœurs)
- Garret Bielaniec (guitare)
- Tommy Henriksen (guitare, percussions, chœurs)
- Wayne Kramer (guitare, chœurs)
- Paul Randolph (basse, chœurs)
- Joe Bonamassa (guitare)
- Mark Farner (guitare, chœurs)
- Steve Hunter (guitare)
- Tommy Denander (guitare, claviers)
- Steven Crayn (guitare)
- Matthew Smith (guitare)
- Rick Tedesco (guitare)
- Carla Camarillo (chœurs)
- Calico Cooper (chœurs)
- Sheryl Cooper (chœurs)
- Camilla Sledge (chœurs)
- Debra Sledge (chœurs)
- Tanya Thillet (chœurs)
- Keith Kaminski (sax)
- Jimmy Lee Sloas (basse)
- Larry Mullen Jr (batterie)
- John Rutherford (trombone)
- James Shelton (claviers)
- Walter White (trompette)
- + Sur Dvd
- Chuck Garric (basse, chœurs)
- Glen Sobel (batterie)
- Ryan Roxie (guitare, chœurs)
- Nita Strauss (guitare )


- Detroit Stories
1. Rock & Roll
2. Go Man Go
3. Our Love Will Change The World
4. Social Debris
5. 1000$ High Heel Shoes
6. Hail Mary
7. Detroit City 2021
8. Drunk And In Love
9. Independance Dave
10. I Hate You
11. Wonderful World
12. Sister Anne
13. Hanging On By A Thread (don't Give Up)
14. Shut Up And Rock
15. East Side Story

- Dvd Paranormal Evening At The Olympia Paris
1. Brutal Planet
2. No More Mr. Nice Guy
3. Under My Wheels
4. Department Of Youth
5. Pain
6. Billion Dollar Babies
7. The World Needs Guts
8. Woman Of Mass Distraction
9. Poison
10. Halo Of Flies
11. Feed My Frankestein
12. Cold Ethyl
13. Only Women Bleed
14. Paranoiac Personality
15. Ballad Of Dwight Fry
16. Killer
17. I Love The Dead
18. I'm Eighteen
19. Shool's Out



             



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