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  The Last Temptation
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2008 Along Came A Spider
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2014 Raise The Dead: Live Fro...
2017 Paranormal
2021 Detroit Stories
2023 Road
 

- Style : Aerosmith
- Membre : Black Star Riders, Suicidal Tendencies
 

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ALICE COOPER - Road (2023)
Par LONG JOHN SILVER le 19 Septembre 2023          Consultée 1299 fois

ALICE a pioché la carte 'Increvable' au jeu des mille bornes. Alors, il roule sans interruption ou presque puisqu’il faut bien se produire chaque soir en concert. Sur la couv’, on aperçoit son regard capté par le rétro, orné de son maquillage iconique, et devant lui la route éclairée par le soleil couchant. Cependant, ALICE, personnage nocturne par essence, ne voyage pas seul, son groupe le suit partout. Partout, sauf en studio lorsqu’il enregistre (très régulièrement) un nouvel album. A l’exception notable de Tommy Henriksen, devenu son directeur musical depuis une (bonne) décennie. Si ce n’est que, cette fois-ci, notre protagoniste a décidé d’emmener ses petits camarades habituels avec lui, et même de lui proposer des chansons. Ils le méritent bien après tout. Ici, il s'agit de capter son nouvel opus centré sur le thème de vie en tournée, enregistré dans les conditions du live en moins d’une semaine, sobrement baptisé Road. Toujours produit par Bob Erzin. Toutefois, on note -quand même- la présence (discrète) de quelques 'invités' de renom, avec dans l'ordre d'apparition : Kane Roberts, Tom Morello et Roger Glover. Alors ?

Alors, force est de constater que cet album, au concept léger mais bien exploité sur sa durée, tient plus que bien… la route ! Il tient même des promesses auxquelles on ne s’attendait plus depuis un bail. Et si Road était le meilleur album d’ALICE depuis, euh…( laissez-moi revoir mes notes ), depuis un paquet de temps ? Et s’il faut se lancer, je citerais Dada, exercice – certes- largement décrié mais que je trouve excellent. J’aurais pu évoquer From The Inside, tout aussi controversé ou plus consensuellement Alice Cooper Goes To Hell déjà plus acceptable lorsqu’il est question de 'qualité'. Mais je tiens à mettre les points sur l’église au milieu des i du village, Road ne ressemble en rien aux disques suscités, il est stylistiquement plus proche de Detroit Stories, son précédent effort. Quoique. Son contenu est résolument Rock, et même Hard-Rock 'dans ta face', exempt la plupart du temps de grandiloquence même si sa prod’ reste maousse. Surtout, il est fun de bout en bout, serti –le plus souvent- d’excellentes chansons, parsemées de clins d’œil astucieux à certains titres parmi les plus prestigieux de son répertoire.

C’est déjà le cas dès l’ouverture de l’album via le sémillant autant que rock’n’Roll "I’m Alice", pas si loin d’un "Under My Wheels", et dont le texte, entièrement dévolu au point de vue du personnage créé par Vincent Furnier, nous remet en mémoire ce que représente la Légende ALICE COOPER, au cas –improbable- où on l’aurait oubliée. Par ailleurs, on reprend la même référence et on recommence avec "Go Away", aussi fun que roborative, où les guitaristes envoient (comme ailleurs) des soli incendiaires. Pointe également le single "Welcome To The Show", titre coécrit par l’intégralité de son backing band, et démontrant combien ces zicos ont assimilé l’essence de ce qui fait le son, l’ambiance et in fine le style de la marque qu’ils représentent. Ces morceaux ont par ailleurs toute leur place sur scène tellement ils s’inscrivent parfaitement dans l’ADN des plus grands classiques faisant leurs preuves chaque soir de show. L’autre chanson qui éclabousse aussitôt de sa classe toute Cooperienne le contenu du skeud, c’est "100 More Miles", lugubre comme pas deux , qu’on met directement en relation avec "Steven" issue de l'insubmersible Welcome To My Nightmare et dont on regrette qu’elle ne prolonge pas son plaisir (malsain) un peu plus longtemps.

"The Big Goodbye" lorgnerait plutôt vers la période Brutal Planet avec son mur de guitares brut de fonderie. On peut quasiment faire le même constat stylistique concernant "White Line Frankenstein", si ce n’est que son titre évoque plus spécialement "Feed My Frankenstein" issu de Hey Stoopid. Dans une veine assez similaire, poursuivons avec "The Dead Don’t Dance", le début des années 2000 du Coop est donc bien représenté. Avec "Big Boots", de facture assez classique mélodiquement parlant, c’est la basse qui porte le morceau, faisant de cette chanson une réussite qui s’inscrit dans les highlights de l’opus. Comme sur Detroit Stories, ALICE reprend un de ses anciens titres oubliés, nous voici de retour en 1977 avec "Road Rats Forever " qui ajoute son dernier mot à "Road Rats" figurant sur Lace And Whiskey, ici en version fidèle autant que (davantage) plombée. Certes, on n’est pas non plus obligés de tomber en pâmoison devant "Baby Please Don’t Go", la ballade de rigueur qu’ALICE se sent obligé d’insérer sur beaucoup de ses œuvres, ici bâtie sur un 'wall of sound' de guitares acoustiques. Il n’empêche que dans ce genre-là le bonhomme a déjà fait bien pire.

Du côté des références externes, "Rules Of The Road" lorgne plus qu’objectivement sur le ZZ TOP de "La Grange" tout en citant KISS ("Love Gun") à la fin du passage en talk over. Le moment groovy "All Over The World" nous rappelle AEROSMITH passé le mitan des 80’s, avec l’emploi de cuivres festifs. L’album s’achève par une reprise du "Magic Bus" des WHO, choix déjà bien plus original que "My Generation" qu’ALICE interprète depuis un –long bail- en solo ou accompagné des Hollywood Vampires, or cette version –très honnête- de cet autre morceau phare signé Pete TOWNSHEND se pose comme un choix judicieux afin de clore un disque aussi réussi traitant de la vie d’un groupe en tournée.

Si Road n’est pas un opus en tout point parfait, et que tel n’a jamais été son intention, il témoigne néanmoins de la forme ahurissante de celui qui en est l’auteur, à plus de 75 balais. Le disque étant prêt depuis un moment, on sait que son suivant est désormais en boîte. Franchement, Alice impressionne, et cela est confirmé via le DVD capté lors du Hellfest 2022 pour un (superbe) concert plus court que d’habitude (programmation en festival oblige) où le chanteur ne semble en rien accuser le poids du temps qui passe alors que son groupe est soudé comme jamais, le tout servi par une scénographie soignée. Quelques mois après Iggy POP qui avait livré un album –surproduit mais jouissif- incroyablement frais, ALICE rend la pareille à un compère, qu’il a eu l’occasion de croiser dès le début de sa carrière sur les scènes de Detroit, en livrant à son tour un disque formidablement frais. Et jouissif. Vraiment, ALICE est increvable.

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Alice Cooper (chant)
- Tommy Henriksen (guitare, chœurs, claviers, percussions)
- Nita Strauss (guitare, chœurs)
- Ryan Roxie (guitare, chœurs)
- Chuck Garric (basse, chœurs)
- Glen Sobel (batterie)
- +
- Bob Ezrin (chœurs, synthé, guitare - titre 11)
- Kane Roberts (guitare - titre 4)
- Tom Morello (guitare et chœurs - titre 6)
- Sherryl Cooper (chœurs - titre 8)
- Burleigh Johnson (piano - titre 10)
- Keith Miller (guitare - titre 11)
- Roger Glover (basse - titre 11)


1. I'm Alice
2. Welcome To The Show
3. All Over The World
4. Dead Don't Dance
5. Go Away
6. White Line Frankenstein
7. Big Boots
8. Rules Of The Road
9. The Big Goodbye
10. Road Rats Forever
11. Baby Please Don't Go
12. 100 More Miles
13. Magic Bus



             



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