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ALICE COOPER - Dragontown (2001)
Par NESTOR le 17 Mai 2021          Consultée 301 fois

Si Brutal Planet, sorti un an plus tôt, avait pris les auditeurs à contre-pieds, ALICE COOPER nous revient très rapidement avec Dragontown qui s'inscrit dans la lignée de son prédécesseur (le chanteur ayant même invoqué l'idée d'une trilogie portant sur la noirceur dont cet album serait le second volet, et dont le chapitre final semble désormais oublié).

Le concept reste donc le même et, si Brutal Planet dépeignait un monde d’immoralité, d’excès et de tourments, DragonTown peut être considéré comme la description de la Capitale de ce monde. Un endroit où tous les travers évoqués dans l’album précédant sont exagérés et poussés à l’extrême. De fait, si l’univers dépeint dans Brutal Planet pouvait passer pour une satire sociale, une critiques des travers de nos sociétés, ce nouvel opus est lui bien moins réaliste. Il s'agit plus de la vision grand-guignolesque et délirante qu'ALICE a pu se forger des excès et de la dégénérescence liés à nos modes de vie.
Musicalement, la direction prise l’année précédente est globalement maintenue, même si les sonorités industrielles sont un peu moins palpables. L’ensemble est toujours à dominance sombre, mais la diversité est un peu plus à l'ordre du jour. Des touches de Power-pop, des pincées de Rockabilly, de bonnes doses de Hard-Rock énergique et la traditionnelle Ballade contrebalancent fortement l’ancrage Industriel qu'avait pris Mister Furnier à l'entame du nouveau siècle.

Les bons moments sont nombreux à l’image de "DragonTown" et de "Triggerman", un titre très rock, qui comprend de magnifiques chorus et de non moins brillants riffs qui vont crescendo jusqu’à un final où la voix d’ALICE est trafiquée et sous-mixée. On peut également citer l’explosif, étonnant et hilarant "I Just Wanna Be God" et le paradoxal "Sex, Death And Mercy" dans lequel des vocaux très légers et lents répondent à des guitares au son écorché, pour aboutir à un morceau possédant de forts accents rap.
De manière générale, les talents de compositeur d’ALICE COOPER sont bien présents et son savoir-faire permet bien souvent de passer outre certains partis-pris discutables en termes de production et d’arrangements. Mais par certains aspects, le disque peine à emporter totalement l’adhésion. Ainsi, "I Am The Sentinel" donne le sentiment d’avoir été composé à la va-vite et de manquer de maturité. Certaines paroles manquent également d’allant et de génie. C'est ainsi le cas de "It’s Much Too Late", basiquement moralisateur, ou de "Fantasy Man" dont les paroles souffrent d’un tel défaut de musicalité qu'elles rendent le morceau bancal. Si l’on ajoute à cela des vocaux mixés de façon assez étrange, et bien souvent trop effacés, on obtient un résultat assez contrasté.

Clairement, Dragontown n’est pas un mauvais disque, même s'il ne contient aucun single (une première pour un album d'ALICE COOPER). C’est un disque de hard-rock moderne présentant quelques facettes innovantes et se révélant tout à fait honnête. Mais c’est tout de même une déception au regard de ce dont son auteur est capable de nous offrir lorsqu’il lâche les rênes de sa folie et laisse parler sa créativité et son humour. Là où Brutal Planet réussissait à nous dérouter, à nous prendre à contre-pied et à rire de notre embarras, ce second volet s’apparente plus à une tentative un peu désespérée de chasser sur le terres de Marilyn MANSON. Et, même s’il est vrai que ce caméléon de Vincent Furnier est habituellement diaboliquement habile pour endosser les parures à la mode, il se montre ici un peu plus empoté qu’à l’accoutumée.
De fait, cela signe la fin de la trilogie qui devait s’achever avec un Spirit Rebellious n'ayant toujours pas vu le jour. ALICE a depuis tourné complètement le dos à ces sonorités modernistes pour revenir à ses premières amours et à une musique plus organique.
Dragontown, tout correct qu'il soit et ne bénéficiant pas de l'effet de surprise de son prédécesseur, paraît donc plus anecdotique.

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   NESTOR

 
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- Alice Cooper (chant)
- Bob Marlette (guitare, basse, claviers)
- Greg Smith (basse)
- Kenny Aronoff (batterie)
- Ryan Roxie (guitare)
- Tim Pierce (guitares)
- Wayne Swinny (guitare)


1. Triggerman
2. Deeper
3. Dragontown
4. Sex, Death And Money
5. Fantasy Man
6. Somewhere In The Jungle
7. Disgrace Land
8. Sister Sara
9. Every Woman Has A Name
10. I Just Wanna Be God
11. It's Much Too Late
12. The Sentinel



             



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