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ALICE COOPER - Zipper Catches Skin (1982)
Par NESTOR le 4 Mars 2021          Consultée 229 fois

« Take a look at my face, I am the future », c’est ce que déclame haut et fort un ALICE COOPER encore plus cramé que d’habitude dans le single de son album probablement le plus décalé. Mais ironiquement, à cette époque, s’il y a bien quelqu’un qui n’a pas une tête de futur, c’est bien le sieur COOPER.
Si DaDa (1983) est le plus intimiste, et Flush The Fashion (1980) le plus déroutant de la période éthylique d'ALICE COOPER, Zipper Catches Skin est définitivement son album le plus bizarre. Et ce, à plus d’un titre. Tout d’abord au niveau musical puisque la direction artistique prise avec Flush The Fashion et Special Forces (1980) est ici reconduite, avec toujours ce mariage de rock et de new-wave se voulant moderne. Le retour de Disck WAGNER aux guitares ne change pas profondément la donne, tout au plus peut-on constater une utilisation des claviers plus parcimonieuse.
Mais c’est surtout dans les thèmes abordés et ses paroles que Vincent Furnier semble avoir totalement fondu les plombs. Monsieur « provocation ultime », le chantre de la démesure et d’une certaine marginalité, se transforme soudainement en Monsieur « tout le monde ». On pourrait presque évoquer un parolier pasteurisé. Que penser en effet d’un "Zorro's Ascent", excellent morceau au demeurant, qui aborde joyeusement et au premier degré, semble-t-il, le décès de ZORRO ? Ou bien de "No Baloney Homosapiens" qui sous couvert d'une histoire contant les relations avec des extra-terrestres est attifé de paroles des plus gnangnan au regard du personnage d’Alice COOPER : « Nous sommes noirs et blancs, vous êtes verts et bleus, Alors, tout va pour le mieux » ?
La soif de renommée du chanteur a toujours été connue, mais jusqu’à présent celle-ci s’était toujours traduite par une surenchère dans la provocation ou bien par un effort tout particulier porté à son côté grand-burlesque.
Englué dans sa dépendance à l'alcool, ALICE donne alors le sentiment d'avoir perdu le fil conducteur de sa carrière et d'avoir basculé du côté clair de la force. Le voilà qui se met à prôner la normalité, à peindre des situations ou des sentiments d'une banalité et d'un conformisme confondants.

Ce profond changement de nature ne peut trouver que deux origines. Première hypothèse, ALICE COOPER pousse tellement loin le bouchon de la provocation et du second degré qu’il devient extrêmement difficile pour l’auditeur de faire la part de ce qui est à prendre au premier degré et de ce qui relève de la bouffonnerie.
Ou bien alors, et cette explication est plus rassurante pour nous, ALICE est tellement à la masse que la folie qu’il affiche n’est pas si feinte que cela.
A cette époque de sa carrière, il est bien difficile de faire la part des choses entre génie artistique et folie, d’autant plus que toutes les pistes sont brouillées. Il n’y a guère qu’avec "I Am The Future" (tiré du film Class 1984) que l’auditeur retrouve un peu ses repères. Ironiquement, ce titre est le seul à ne pas être d'ALICE.

Comme ce sera le cas de son successeur, cet album ne donne pas lieu à une tournée, malgré l’importance que celles-ci revêtent pour ALICE COOPER. C’est dire l’état dans lequel il se trouvait alors. Comme son successeur également, Zipper Catches Skin fait partie des deux albums qu'ALICE COOPER ne se souvient pas d'avoir enregistrés.
Inutile de dire que nous ne tenons pas là un chef-d'œuvre. Pour autant, cet album reste une curiosité capable de ravir les fans de la période trouble de Vincent Furnier ou les amateurs de curiosités "un peu" malsaines.

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   NESTOR

 
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- Alice Cooper (chant)
- Billy Steele (guitare)
- Craig Krampf (batterie)
- Dick Wagner (guitare)
- Duane Hitchings (guitare, claviers)
- Erik Scott (basse)
- Franne Golde (chant)
- Jan Uvena (batterie)
- John Nitzinger (guitare)
- Mike Pinera (guitare)
- Patty Donahue (chant)


1. Zorro's Ascent
2. Make That Money (scrooge's Song)
3. I Am The Future
4. No Baloney Homosapiens
5. Adaptable (anything For You)
6. I Like Girls
7. Remarkably Insincere
8. Tag, You're It
9. I Better Be Good
10. I'm Alive



             



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