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ALICE COOPER - Flush The Fashion (1980)
Par NOSFERATU le 4 Avril 2016          Consultée 686 fois

Ah... ALICE COOPER … A l’age de 5 ans, vers 1972, ça devait être un dimanche après midi, je tombe sur un affreux personnage maquillé, avec un boa, à la télé noir et blanc de mes vieux, mais quel traumatisme ! Le bonhomme me hante ainsi depuis la petite enfance à travers mon parcours rock et ses différentes déclinaisons (Hard rock, punk, new wave, hardcore, garage, psyché, noise, indus), ça a toujours été entre lui et moi une histoire d’amour et … d’amour !
D’abord, une chose qui doit être dite. On confond trop souvent ALICE COOPER, le groupe séminal du « shock rock » des aventureuses années soixante-dix, dont les œuvres doivent impérativement être dans toute bonne discothèque rock digne de ce nom, et le chanteur quasi transgenre avant la lettre qui mena une carrière solo , certes inégale, mais souvent surprenante.
Des délires pop psychédéliques des débuts (ALICE COOPER était alors le fleuron le plus dingue de l’écurie de ZAPPA lui-même déjà bien atteint !) en passant par la trilogie «hard rock glitter» des « seventies » (« Love it to death », « Killer », « School’s out ») le groupe « grand-guignol », sur la trace des grands pourvoyeurs de cauchemars que sont SCREAMIN’JAY HAWKINS puis ARTHUR BROWN, redéfinit le rock, voire la culture, à lui tout seul, influençant aussi bien, entre autres, l’extra-terrestre BOWIE, le surréaliste DALI, le pataphysicien JODOROWSKI, évidemment la grande courge gothique MANSON, que le « Peter Pan » du funk MICHAEL JACKSON !
Par la suite, la discographie (19 albums solos !) de leur chanteur dégénéré oscille, chronologiquement, entre opera rock prog cauchemardesque (« Welcome to my nightmare »),daube intégrale (« From the inside ») , rock symphonique bizarre (« Dada »), hair rock musclé (« Constrictor »), metal indutriel à la ROB ZOMBIE(« Brutal planet »). Etiquetté hard rock, la créature de Phoenix aura cependant touché à tout (relire toutes les chros de mes collègues), même le music-hall.
Quand « Flush the fashion » sort en 1980, ALICE apparaît grimé comme un effrayant mutant punk. Rien d’étonnant de la part d’un type (plusieurs fois mort-vivant !) qui a bien touché la psyché tourmentée des John Lydon (PISTOLS), Dave Vanian (DAMNED) et autres MISFITS. Mais aussi ces scène psycho/cold wave /batcave qui internationalement paient aussi leurs tributs au sorcier (sorcière ?) avec tous ces CRAMPS, ICI PARIS , CHRISTIAN DEATH, BAUHAUS, VIRGIN PRUNES. Et bien sûr, il en est de même pour le metal de l’époque (KISS pas encore démaquillé, IRON MAIDEN, le proto-MERCYFUL FATE …).
Le disque donne l’impression d’être un album culte, voire maudit. Mais « Flush the fashion » ne s’inscrit pas dans tous les courants majeurs cités plus haut qui dynamitent le "rock underground ». Cinquième album solo, il dénote certes par rapport à ses prédécesseurs plutôt pompeux. ALICE, un peu comme ses potes défoncés BOWIE et IGGY, s’intéresse alors aux nouvelles modes musicales. Il saisit les opportunités sans être toutefois opportuniste. La pochette est ultra punk mais le contenu reste léger. Ne vous attendez pas à une déflagration sonore ni à une noirceur “joydivisionesque”. Mr Furnier est déjà une institution, l’underground des “sixties” déjà bien loin. Il faut s’adapter aux canons esthétiques du moment, tout en ayant l’oreille sur les nouvelles tendances “hype”. L’idée est ainsi de réconcilier une certaine radicalité et un rock formaté pour les radios.
Les lyrics évoquent un ALICE alors en pleine dérive depuis quelques années, dont l’existence est partagée entre les séjours psychiatriques, l’enfer cocaïné et un alcoolisme chronique. Pas d’évocation d’araignée noire” ici, mais plutôt une sévére introspection. On exorcise donc les démons intérieurs.
C’est Roy Thomas Baker qui s’attelle à la production très datée. L’homme a travaillé pour les immondes QUEEN mais aussi pour les CARS (le groupe synth rock poppy de Rik Ocasek est alors en pleine montée des charts) et çà s’entend dans la plupart des compositions.
En haut du panier, on note une reprise punky judicieuse d’une perle « garage rock sixties » des fantastiques MUSIC MACHINE. ALICE revient ici à ses premières amours, du temps où il pratiquait ce genre au sein des SPIDERS en 65.
Le côté proprement « seventies » transparaît dans le plutôt chouette « Pain », hit rock AOR avec un léger parfum « bowien «. "Grim facts » renvoie au glam de BOLAN avec un son plus moderne. Les chœurs de « Model citizen » lorgnent vers SWEET, voire les SPARKS. « Dance yourself to death" est stonien en diable.
Beaucoup de touches de synthétiseurs dans les compos sonnent résolument «années 80 » comme peut l’illustrer la new wave robotique de « clones" qui sera même au top 40 du Billboard, parsemée toutefois de riffs de gratte bien sentis ou le beat marrant d’« Aspirin damage ». « Leather boots », elle, fait légèrement écho à DEVO.
« Nuclear infected » est une curieuse synthèse de « hard rock/ new wave » plus ou moins foireuse.
On a droit, en définitive, à un mélange parfois un peu bancal entre les mélodies du Vincent Furnier des « seventies » et le son froid propre aux « eighties » qui se met en place. Loin des chefs-d’œuvre des années 71-73, « Flush » mérite toutefois, à la réécoute, une certaine réhabilitation.

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- Alice Cooper (chant)
- Davey Johnstone (guitares)
- Fred Mandel (guitares, claviers, chœurs)
- Dennis Conway (batterie)
- 'cooker' John Lopresti (basse)


- talk Talk
- clones
- pain
- leather Boots
- aspirin Damage
- nuclear Infected
- grim Facts
- model Citizen
- dance Yourself To Death
- headlines



             



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