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Elvis PRESLEY - That's The Way It Is (1970)
Par ERWIN le 30 Juin 2010          Consultée 2539 fois

Nous voila avec entre les mains le 41ème opus du King de toutes les musiques. 1969, l’année érotique est une belle année pour Elvis. Les comédies ont cessé, et il a entamé une carrière hors norme qui le voit assurer des shows à Las Vegas de manière assidue. Elvis est une « main attraction » désormais, il a 35 ans, est toujours aussi beau malgré une avalanche de costume plus blancs que neige et d’un ridicule qui touche au poncif.
Cet ensemble forme donc une bande son. Une de plus, pour un documentaire illustrant la nouvelle vie du King portant le titre That’s the Way It Is. Entre les concerts de Vegas, les enregistrements de Nashville ou de Memphis, voila un pan de la vie de l’icône, pour ses fans.

« I just can help believin », ses orchestrations rappelant un samedi soir chez Drucker, son ton gnan gnan, ses choeurs gospelisants, son titre à la mords-moi-le-noeud, tout cela n’incite pas à la franche éclatade. On a plutôt l’impression de pénétrer dans une secte avec ce morceau d’introduction.
Avec « 20 days and 20 nights », le sirupeux est de retour. Mon cœur commence à battre la chamade : après son come back anthologique, le King of Rock va-t-il de nouveau tomber dans un sucré guimauvesque ? Les deux premiers titres –avec des chœurs féminins d’une kitscherie lamentable- tendraient à le prouver. Le ton de « How the web was woven » est un poil moins insupportable, vous pouvez tenter une écoute… Quoique… Ces damnées orchestrations sont terriblement datées. Le piano de « I’ve lost you » la rend plus supportable encore. « Just pretend » est à peine moyenne, mais la litanie infernale va s’arrêter là, car la suite est tout à fait réjouissante.

J’embraye sur la 4eme piste, je n’ose même pas regarder le titre…. Dieu merci il s’agit de l’excellente « Patch it up » appelée à devenir un des supers classiques d’Elvis pour les seventies. Rock moderne, rythme entraînant, soli de guitare excellentissimes de James Burton, un des premiers guitar hero de l’histoire. Ah ! Ca réveille ! En terme de rock’n’roll, on va s’arrêter là, l’album ne s’adresse donc pas du tout aux fans des 50’s.
« Mary in the morning » est un slow tristounet d’excellente facture, ses aspects countrysants annoncent le prochain et fabuleux album « Elvis country ». Jolie chanson méconnue.

Avec « You don’t have to say you love me », on s’attaque à un autre méga classique. Elvis la chante le plus souvent trop rapidement à mon goût, mais ce refrain est vraiment immortel entre tous. Malgré les années, cette chanson reste belle. La voix d’Elvis fait mouche une fois de plus, malgré une orchestration qui manque de smooth. Ce qui n’est certainement pas le cas de « You’ve lost that lovin feeling », la reprise des Righteous Brothers qui ne manque ni de charme, ni d’efficacité… Et c’est sur ! « No overdub » ! La voix du King rugit, se fait tantôt plaintive, tantôt vindicative, toujours harmonieuse… Une superbe performance vocale. L’aspect soul du titre en fait un ovni dans la disco d’Elvis, peu de temps avant que les ténors de la soul tels Marvin Gaye n’entament leur fastueuse carrière des 70’s.
Ah ! Qu’en est-il de « Bridge over trouble water », cette improbable reprise de Simon et Garfunkel, classique entre les classiques ? Elvis choisit la même vitesse d’exécution que Art Garfunkel, on est donc en droit d’attendre une prestation vocale de premier ordre. Plus sensible que celle de son cadet, la voix d’Elvis monte quasiment de la même manière les plus hautes notes. Impressionnant car ce registre est circonscrit à un minuscule nombre d’interprètes.
Enfin, le petit rythme pernicieux, la basse ronflante et les cuivres de « Next step is love » ont toujours permis à ce morceau d’obtenir mon adhésion, malgré un aspect résolument poppy. Elle est méconnue mais charmante.

L’album atteint la 21ème place du Billboard américain, malgré un contenu peu agressif, le résultat est à la hauteur. Nous sommes bien entendu (exception faite de « Patch it up ») bien loin des standards du King of rock’n’roll, mais cet album a des qualités. Il ne peut être placé sur un pied d’égalité avec le From Elvis in Memphis ou Elvis country mais quelques classiques parmi lesquels « Bridge over trouble water », « You’ve lost that lovin feeling » et « You don’t have to say you love me » lui permettent d’entretenir un certain standing et d’atteindre la note de 3 étoiles.

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   ERWIN

 
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- Elvis Presley (chant)
- James Burton (guitare)
- John Wilkinson (guitare)
- Charlie Hodge (guitare)
- Glen Hardin (piano)
- Jerry Scheff (basse)
- Ronnie Tutt (batterie)


1. I Just Cant Help Believin
2. 20 Days And 20 Nights
3. How The Web Was Woven
4. Patch It Up
5. Mary In The Morning
6. You Don’t Have To Say You Love Me
7. You’ve Lost That Lovin Feelin
8. Ive Lost You
9. Just Pretend
10. Stranger In The Crowd
11. The Next Step Is Love
12. Bridge Over Troubled Water



             



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