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DEEP PURPLE - Fireball (1971)
Par PINHEAD le 15 Avril 2011          Consultée 3218 fois

Entre LED ZEPPELIN qui brisait et recréait les conventions de tout un genre sans se soucier des misères du monde, ALICE COOPER qui traumatisait les foules les unes après les autres avec ses spectacles sanglants, et BLACK SABBATH qui durcissait le son à outrance de sa guitare sur fond d'invocations sataniques, le mouvement s'était affirmé : bienvenue en ce début des années 70, où le Hard Rock s'invite dans les charts sous un fracas de décibels.

Pendant ce temps, les cinq anglais de DEEP PURPLE (qui avaient sorti trois albums anonymes aux influences progressives) donnaient de leur côté au Hard ses lettres de noblesse. In Rock avait ouvert la deuxième formation (Mark II) de toute beauté. Jamais un telle niveau de puissance n'avait été enregistré à vitesse pareille sur un disque auparavant...

Alors qu'attendre de ce Fireball, cinquième album du groupe, et deuxième seulement de cette Mark II (qui selon moi constitue un groupe bien distinct de celui des trois premiers albums) ? Avant toute chose, précisons un peu que la galette n'est pas une des plus renommées du groupe. En effet, il est toujours difficile d'avoir le cul coincé entre deux classiques (dans le cas présent, je parle de In Rock, et de Machine Head, sorti l'année suivante). Le Powerage d'AC/DC souffrira d'ailleurs de cette place ingrate par exemple.

Cependant, Powerage sera un excellent album malgré son anonymat. Je ne peux pas en dire autant de Fireball. C'est pourtant sur un excellent morceau que s'ouvre l’intéressé. La chanson titre contient tout ce qui a fait la réussite de la précédente livraison : rapidité effrénée, riff saturé, breaks tonitruants, voix agressive... Ian Paice se fend même d'une efficace intro à la batterie avec double grosse caisse, non sans rappeler MOTORHEAD et son "Overkill" huit ans plus tard. Un titre court, direct et efficace qui se démarque totalement du reste de l'album. Ce dernier a paradoxalement tendance à proposer des chansons bien trop étendues.

Prenons pour exemple un morceau comme "No No No". Titre assez basique en soi, sympathique même, mais tellement ennuyeux passé les trois minutes... Et ce n'est pas le solo de clavier de Jon Lord qui viendra rattraper tout ça. Ce qui aurait pu être un bon morceau dans la concision se transforme en une vaste étendue assez mal foutue et qui plus est très répétitive. La plupart des titres souffrent de ce même défaut de longueur, qui aurait tendance à rendre une bonne composition très ennuyeuse ("Demon's Eye" et "No One Came" en tête). Ces même morceaux, qu'on peut interpréter comme un retour aux sources, manquent souvent du punch qui fait que DEEP PURPLE est DEEP PURPLE.

Cette volonté de sortir des sentiers battus, peut-être pour singer LED ZEPPELIN, ne réussit pas du tout au groupe, à l'image du titre le plus moche de l'album. J'ai beau chercher ce que les fans trouvent à "Anyone's Daughter", il y a quelque chose qui m'échappe dans ce morceau country où Ian Gillan semble s'ennuyer à mourir. Sous les tambourins et les arpèges dissonants de Blackmore, Jon Lord s'essaye même à une démonstration de piano classique, malheureusement complètement hors-contexte.

Bon, je ne vous cache tout de même pas que ce Fireball, en dépit de ses orientations hasardeuses et de sa majorité de chansons faibles, contient néanmoins quelques titres assez marquants. "Fireball" cité plus haut, et surtout le progressif "Fools". On prend du plaisir à l'écoute de ces deux titres foutrement inspirés, même si le dernier cité dispose d'un moment planant franchement dispensable, et encore une fois très longuet (deux minutes et demi). Mais même en reconnaissant ces deux morceaux comme assez bons, ils font tout de même pâle figure a côté de certains d'In Rock (toujours cette inévitable comparaison). "Fireball" n'arrive pas à la cheville de "Speed King" qui avait pour office d'ouvrir le précédent opus, et "Fools" ne peut rivaliser en aucune manière avec un "Child In Time". Ainsi, les deux morceaux les plus sympas de l'album sont condamnés à n'être que des ersatz de leurs aînés. Concédons tout de même qu'un tel niveau était difficile à atteindre pour la deuxième fois (même si ça sera chose faite avec Machine Head).

La réputation de "The Mule" m'oblige à vous toucher également un mot sur ce titre très psychédélique. Personnellement, le morceau en question ne m'a jamais fasciné, mais la grande qualité technique de la rythmique (les roulements récurrents de Ian Paice) est relativement intéressante. La chanson est, de plus, la seule occasion qu'a trouvé le guitariste Richie Blackmore pour décocher un solo digne de ce nom.

Vous l'aurez compris, ce Fireball n'est vraiment pas ma came. Il rallie cependant beaucoup d'amateurs (la plupart du temps les mêmes qui ont apprécié la triplette du début), et son mauvais accueil critique ne l'a pas empêché de se glisser numéro un en Grande-Bretagne dès sa sortie. Les membres ne le portent cependant pas dans leur cœur. Preuve en est qu'un seul des sept titres est représenté sur le mythique live Made In Japan ("The Mule" qui laisse à Paice l'occasion d'exécuter son solo de batterie). Enfin, "Strange Kind Of Woman", excellent single sorti pour booster l'album, ne figure pas sur la version originale, ce qui m'empêche de mettre la moyenne à cet album définitivement trop mou. Et puis cette pochette de mauvais goût... C'est trop pour moi !

2/5

Coup(s) de cœur: "Fireball"

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   (2 chroniques)



- Ritchie Blackmore (guitare)
- Ian Gillan (chant)
- Roger Glover (basse)
- Jon Lord (claviers)
- Ian Paice (batterie)


1. Fireball
2. No No No
3. Demon's Eye
4. Anyone's Daughter
5. The Mule
6. Fools
7. No One Came



             



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