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DEEP PURPLE - Who Do We Think We Are (1973)
Par RED ONE le 20 Décembre 2011          Consultée 3697 fois

Aie aie aie aie aie !!!

Succéder à un monstre discographique tel que peut l’être l'album Machine Head était probablement la tâche la plus ardue de toute l’histoire du rock... Et pourtant, il fallait bien qu'il existe cet album, ce successeur à la tâche insurmontable. Allons allons, messieurs les membres de DEEP PURPLE, ne pleurez pas par avance, vous y arriverez bien, vous êtes tous de très grands musiciens renommés, et votre talent n'a d'égal que la taille démesurée de vos égos respectifs... Nous ne vous demandons pas grand chose, pas de nouveau "Smoke On The Water", mais juste un bon album de hard rock.

Immédiatement, on songe à Fireball, album controversé qui deux ans plus tôt succédait déjà à un autre monument de la discographie du Pourpre Profond, In Rock. Oui mais voilà, DEEP PURPLE a prouvé avec Machine Head qu'il pouvait se surpasser quand il le désirait et pondre des monstres de musique. Ce n'est donc pas une raison pour produire obligatoirement un album moyen. Eh bien, il faut croire que c'est un passage obligé : entre 1970 et 1975, DEEP PURPLE produira des albums en dents de scie. In Rock (1970), Machine Head (1972) et Burn (1974) sont des oeuvres géniales et intouchables, qui font partie de la légende du rock. Entre elles s'intercalent de vilains petits canards : Fireball (1971), Who Do We Think We Are (1973) et Stormbringer (1974). C'est presque une fatalité me direz vous... (PS : je mets volontairement de côté le cas Come Taste The Band (1975))

Attendez un peu ! C'est de DEEP PURPLE dont nous parlons là ! Ok, leur discographie n'est pas homogène, loin s'en faut, mais ce qu'ils ont produit dans les années 1970 atteint un tel niveau de qualité que je ne peux pas croire décemment que tout soit mauvais dans ces trois albums "maudits" que j'ai cité plus haut. Who Do We Think We Are, avec son nom bizarre et sa pochette psychédélique, est donc l'album qui avait la lourde tâche de succéder au plus grand album de hard rock de l'histoire. Oui mais voilà, WDWTWA (comme l'appellent les initiés) est un album... baclé. Baclé car enregistré rapidement fin 1972-début 1973 entre Rome et Francfort par des musiciens qui ne se supportent plus du tout.

Un disque moyen, sans véritable hit (si l'on excepte "Woman From Tokyo") Bien sur, rien n'est vraiment à jeter sur cet album. Les compositions sonnent blues, légèrement progressives, et sont globalement d'assez bonne facture. La chanson d'ouverture, "Woman From Tokyo", semble annoncer un avenir radieux. Et pourtant même cette chanson flirte avec le moyen par certains moments, notamment au milieu... Passons à la suite : "Mary Long" est une chanson amusante au riff sympa, mais sans grande prétention. Les paroles sont d'ailleurs assez débiles. "Super Trouper" rattrape déjà quelque peu le niveau avec un Blackmore en grande forme qui semble enfin se lâcher. Par ailleurs les effets sur la voix de Ian Gillan présents sur le refrain de cette chanson sont assez intéressants. "Smooth Dancer" est de la même veine et sent bon le Machine Head.

"Rat Bat Blue" avec son riff entêtant, est également un très bon morceau, cependant le passage néo-classique durant lequel Jon Lord démontre toute sa virtuosité fleure le réchauffé et ne convainc pas vraiment. Dommage, ce morceau est l'un des plus réussis de l'album, de par son côté progressif ouvertement assumé. La fin de l'album est un foutoir sans nom : "Place In Line" est un blues insupportable, dans lequel Ian Gillan cabotine à n'en plus finir. Je n'arrive toujours pas à écouter ce morceau d'une traite... Le dernier titre, "Our Lady", est pour sa part... étrange. Sorte de ballade progressive sur laquelle Jon Lord, Roger Glover et Ritchie Blackmore semblent se faire concurrence pour savoir lequel fera le plus de bruit durant la chanson. Foutoir, oui, c'est le mot.

Au final, un album complètement baclé : baclé parce que lorsqu'on regarde de plus près, on se rend compte que le potentiel était là pour pondre un successeur digne de ce nom à Machine Head. Les morceaux les plus réussis de l'album, tels que "Super Trouper", "Smooth Dancer" ou encore "Rat Bat Blue", sont dans la continuité directe de Machine Head. Mais le reste est très moyen et peine à convaincre. C'est vraiment dommage. Un beau gâchis. Sans compter que les musiciens semblent vraiment peu concernés par leur travail : les riffs de Blackmore sont bons, mais sans réelle inventivité. Ses solos sont par ailleurs vraiment passe partout. Idem pour Jon Lord. Roger Glover semble pour sa part complètement absent sur cet album. Ian Paice fait son travail honnêtement mais Ian Gillan fait quand même franchement n'importe quoi par certains moments.

Après la sortie de l'album, Blackmore et Gillan sont arrivés à un point de non retour dans leur relation de travail et l'un d'entre eux doit forcément partir pour le bien commun du groupe. Aucune tournée promotionnelle n'est réellement planifiée, puisque le groupe est en train de se disloquer. Le groupe poursuivra simplement la tournée Machine Head durant l'année 1973 et ne fera aucune publicité au nouvel album. Gillan mettra les voiles une fois la tournée finie et sera suivi dans les mois qui suivent par Roger Glover. Une nouvelle formation verra le jour, le MkIII, avec en son sein David Coverdale et Glenn Hughes, promis eux aussi à un bel avenir. Mais ceci est une autre histoire, que vous pourrez lire dans la chronique de l'album Burn.

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   (3 chroniques)



- Ian Gillan (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Roger Glover (basse)
- Jon Lord (claviers)
- Ian Paice (batterie)


1. Woman From Tokyo
2. Mary Long
3. Super Trouper
4. Smooth Dancer
5. Rat Bat Blue
6. Place In Line
7. Our Lady



             



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