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DEEP PURPLE - Made In Europe (1976)
Par WALTERSMOKE le 7 Mars 2016          Consultée 830 fois

Si l'on exclut le cas particulier du Concerto for Group and Orchestra (1969), Made in Europe est le deuxième live officiel de DEEP PURPLE. On est encore loin de la pléiade de lives qui encombrent les étagères de tout fan du fameux combo de hard rock qui se respecte. Plus important encore, il s'agit d'un live à qui l'on a confié la dure tâche de succéder à Made in Japan (1972). Quel live, tout de même : un excellent exemple de comment transcender son art et offrir un concert de légende, tout en sublimant des compositions déjà bien solides. Enfin, Made in Europe a une valeur historique, puisqu'il s'agit de la première publication « posthume », le groupe s'étant dissous en 1976, et qu'il montre également le Mk III à l'oeuvre sur scène.

Ça, c'est pour les faits plus ou moins objectifs. Vient ensuite le temps de la chronique, et là, comment dire... Déjà, un live qui tient sur un seul vinyle/CD, ce n'est déjà pas très engageant. Il faut néanmoins relativiser pour deux raisons. La première, c'est que le choix de refuser des doublons a été privilégié. Une bonne stratégie qui peut payer pour les fans un peu tatillons. Par conséquent, arrive la deuxième raison, à savoir le répertoire de DEEP PURPLE. Comme c'est un concert du Mk III, la tracklist se focalise sur les deux albums de 1974, Burn et Stormbringer. Enfin, se focalise... avec cinq pistes, on a en fait droit à 3 morceaux du premier et 2 de l'autre. Si les morceaux de Burn respirent déjà la qualité, il est normal a priori d'avoir peur pour ceux de Stormbringer, tant ce dernier a montré les limites d'un groupe déjà moribond à sa sortie.

Oui mais tout ça on s'en fout, la question est : Made in Europe déchire-t-il? La réponse est non. Ou plutôt, à moitié. Le fait d'avouer des overdubs en dit déjà pas mal à son sujet... entre les applaudissements rajoutés, les morceaux édités et très certainement des riffs rejoués, on est loin de la « pureté » brute de Made in Japan. Et quand bien même, Made in Europe n'est pas réussi sur bien des points. Le premier est celui du chant. N'en déplaise aux fans de David Coverdale, ce dernier hurle plus qu'il ne chante sur la totalité des pistes. Passe encore sur "Burn" (c'est même complètement raccord en fait), mais "Mistreated", vraiment? En studio, il arrivait à se faire agressif tout en étant agréable, et ici il n'y arrive tout simplement plus (la drogue c'est le mal). Et puis la production, misère... en plus de donner une importance démesurée à la voix, elle camoufle trop les claviers de Jon Lord.

Du coup, si Made in Europe doit s'apprécier, c'est surtout pour ses passages instrumentaux et ses digressions dantesques. Ça tombe bien, "You Fool No One" est le pavé de l'album, avec 16 minutes au compteur. Si la guitare de Blackmore sature pas mal, elle n'en reste pas moins jouissive pour autant, et globalement, avec ses citations musicales, le morceau se tient plutôt bien, une petite réussite. Je dis bien « petite » cependant, car le morceau est gâché par un solo de batterie suivi d'un court final blues raté. Dans un format plus court, "Lady Double Dealer" parvient pour sa part à dépasser la version studio, alors que "Stormbringer" en aurait fait de même s'il ne traînait pas autant en longueur.

En somme, cependant, Made in Europe est une piètre sortie live et posthume. Oh, les fans y trouveront toujours de quoi sustenter leur faim de loup, mais franchement, en plus d'un live rachitique (une bonne idée aurait été de piocher dans le Mk I), il faut s'accrocher pour l'aimer. Les overdubs, les cris de Coverdale, les ravages de la drogue, voilà un cocktail explosif et suffisant pour reléguer Made in Europe dans la catégorie des sorties mineures. Tant pis.

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- David Coverdale (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Glenn Hughes (basse, choeurs, chant)
- Jon Lord (orgue hammond)
- Ian Paice (batterie)


1. Burn
2. Mistreated
3. Lady Double Dealer
4. You Fool No One
5. Stormbringer



             



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