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DEEP PURPLE - Shades Of Deep Purple (1968)
Par JOVIAL le 6 Février 2011          Consultée 3864 fois

Je pensais dans un premier temps qu'il était aujourd'hui inutile de présenter DEEP PURPLE. Bien oui, à quoi cela nous servirait-il de présenter un groupe aussi mythique ? Allez, « Smoke on the Water », catégorie hard rock, concurrent de Led Zeppelin, et voilà on a fait le tour ? Pour une grande majorité des personnes à l'heure actuelle, DEEP PURPLE se résume à ça. Et c'est tout de même bien malheureux. Surtout lorsqu'en plus on se rend compte que les premières années du groupe, de 1968 à 1969, restent soit totalement inconnues, soit totalement boudées des hard-rockeurs les plus basiques, pour qui, avant Deep Purple In Rock, il n'y a strictement rien à voir. Ce qui est, bien entendu, absolument faux. Je passe donc sur les premiers instants du groupe, et rappelle juste qu'en 1968, ni Ian Gillan ni Roger Glover ne font encore partie de la formation, et ce que l'on appellera plus tard le MkI est alors composé du jeune guitariste Ritchie Blackmore, musicien très prometteur, tout comme son comparse l'organiste à moustache Jon Lord, accompagné de Rod Evans et Nick Simper, respectivement chanteur et bassiste de leurs états, ainsi que d'un batteur aussi sauvage qu'impressionnant, Ian Paice.

Si le premier album de Led Zeppelin fut l'une des claques les plus monumentales jamais vues au cours de l'Histoire de la musique en général, on ne peut pas vraiment en dire autant pour le premier album de DEEP PURPLE, sobrement baptisé Shades of Deep Purple. Honnêtement, le groupe anglais manquait alors réellement de personnalité, oscillant timidement entre un rock psychédélique peu convaincu, une pop 60's de moyenne facture et un hard rock encore au stade embryonnaire. D'ailleurs, la moitié de l'album n'a pas véritablement été écrit par nos musiciens, puisque l'on retrouve en tout quatre reprises : « Hush » de Joe South, « Help » des Beatles, « Hey Joe » de Billy Roberts et enfin « I'm So Glad », emprunté au répertoire des Skip James. Pas facile dans ces conditions de convaincre son auditeur, qui plus est lorsque l'on connaît la suite de l'histoire. Si certes « Hush » reste LE morceau de l'album, premier des nombreux hits du groupe, « Prelude : Happiness/I'm So Glad » se transforme en rock médiéval miteux, tandis qu'« Help » se vautre dans un lit de naïveté un peu barbante. « Hey Joe » enfin, malgré son originalité et ses envolés westerniennes, peine à sortir de l'ombre, surtout en 1968, où le souvenir de la reprise du Jimi Hendrix Experience est encore très présent.

Non, vraiment, pour trouver quelque chose d'intéressant, il faut se tourner vers les compositions personnelles du groupe. « And the Adress », en guise d'ouverture, invite immédiatement l'auditeur à taper du pied, par une mélodie très engageante et décomplexée, toujours un peu placée sous les auspices westerniens dont j'ai parlé tout à l'heure, encore chers au groupe à l'époque. À retenir également, l'excellente « Mandrake Root », quasi-instrumentale, au rythme pachydermique, basculant rapidement dans une orageuse bataille entre Lord et Blackmore, dans le fracas de l'affrontement furieux entre Peace et sa batterie, d'une rage inattendue. Les deux autres morceaux sont quant à eux assez anecdotiques, « Love Help Me » est gâché par un chant un peu niais, que l'on retrouve grand format sur l'ignoble « One More Rainy Day ». Si l'on jette souvent la pierre à Rod Evans, qui certes ne peut aucunement rivaliser avec Ian Gillan, je ne pense pas que tous les reproches doivent lui être adressés en priorité ici. Moi, ce qui me gêne d'abord, c'est Ritchie Blackmore. D'accord, le bonhomme est vraiment très bon, mais se cherche encore beaucoup et manque à mon avis d'expérience. Ses soli ne ressemblent pas toujours à grand-chose, à part peut-être à un grand foutoir de notes lancées un peu hasard, sans grande classe, ce que n'arrange d'ailleurs pas une qualité de son assez médiocre. L'album est donc entièrement dominé par Jon Lord et ses claviers, qui parfois ont peut-être un peu trop de présence, mais qui eux ont au moins le mérite d'être bien employés sous le doigté déjà expert de l'organiste anglais.

En somme, on a ici affaire à un album plutôt faible. Mis à part « Hush », « Mandrake Root » et « And the Adress », il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et encore, sur ces trois-là, seule la première peut encore rivaliser avec les futurs morceaux de DEEP PURPLE. 1,5/5 donc, que la valeur historique du disque m'oblige à arrondir à 2/5.

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   (2 chroniques)



- Rod Evans (chant)
- Jon Lord (claviers, choeurs)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Nick Simper (basse, choeurs)
- Ian Paice (batterie)


1. And The Adress
2. Hush
3. One More Rainy Day
4. Prelude : Happiness/i'm So Glad
5. Mandrake Root
6. Help
7. Love Help Me
8. Hey Joe



             



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