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DEEP PURPLE - Burn (1974)
Par RED ONE le 19 Février 2012          Consultée 3828 fois

BANG BANG-BANG BANG-BANG ! BANG BANG-BANG BANG-BANG !

Ces deux mesures semblables à des rafales de sulfateuses chargées de napalm incandescent, ce sont celles qui marquent l'ouverture de la chanson éponyme de cet album studio, le huitième de DEEP PURPLE. Elles annoncent avec fracas l'entrée du groupe dans une nouvelle ère, celle du Mk3 (et par extension celle du Mk4). En 1973, Ian Gillan puis Roger Glover ont fait leurs valises, les rapports entre la plupart des membres devenant intenables au sein du groupe et des sacrifices étant nécessaires. Le dernier album en date, Who Do We Think We Are (1973), était très loin d'avoir convaincu les critiques et malgré des qualités certaines, il n'augurait pas du meilleur avenir pour DEEP PURPLE. D'ailleurs, les journaux rock de l'époque n'hésitaient pas alors à titrer "Deep Purple Split !" en une de leur couverture. Tout semblait plié pour le Pourpre Profond.

Et puis, au final, Blackmore, Lord et Paice ont du se dire que c'était trop bête de finir ainsi. Ils ont donc décidé de poursuivre l'aventure, mais non sans apporter diverses modifications à la formation du groupe. C'est alors qu'ils repèrent un certain Glenn Hughes, bassiste et chanteur du groupe de hard rock britannique TRAPEZE (au sein duquel jouait un certain Dave Holland, futur batteur de JUDAS PRIEST), aux influences funk et soul très marquées, et à la voix haut perchée. Les membres de DEEP PURPLE envisagent alors une formation à quatre, Glenn Hughes assurant seul les fonctions de bassiste et de chanteur. Mais les premières répétitions sont catastrophiques et Glenn Hughes n'arrive pas à tenir la basse et à chanter en même temps sur certains classiques du groupe. Il faut donc se rendre à l'évidence : DEEP PURPLE a absolument besoin d'un chanteur soliste. Plusieurs personnes sont envisagées, parmi lesquels Paul Rodgers, qui déclinera l'offre pour fonder BAD COMPANY. Une audition de chanteurs inconnus est alors entreprise, et au final un jeune novice est recruté : David Coverdale.

David Coverdale est encore un jeune homme boutonneux à peine sorti de l'adolescence lorsqu'il intègre DEEP PURPLE. Mais il possède déjà ce goût immodéré pour les femmes et ce feeling sexuel de chanteur de soul qui feront des ravages des années plus tard au sein de son futur groupe solo WHITESNAKE. En recrutant Coverdale, DEEP PURPLE a misé sur un excellent poulain, promis à un avenir doré. Sa voix, plus grave et chaude, se marie parfaitement avec celle de Glenn Hughes avec lequel il va former un duo vocal d'exception, sans équivalent au sein du hard rock des années 1970. Et c'est d'ailleurs ce dernier point qui fait la particularité du nouveau line-up de DEEP PURPLE, le fameux Mk3 : la présence de deux chanteurs lead.

N'y allons pas par quatre chemins, le premier album de cette nouvelle formation de DEEP PURPLE, Burn, est un chef d'oeuvre absolu. Une vraie tuerie. C'est assurément l'un des trois meilleurs albums du groupe avec In Rock (1970) et Machine Head (1972). On pourrait même ajouter que c'est l'un des meilleurs albums de hard rock tout court. Soit. Mais qu'est-ce qui rend ce disque si particulier, quelles sont ces fameuses qualités dont tout le monde parle et qui rendent ce disque mythique ?

Tout d'abord, le son : intégrant des éléments de funk au son classique du groupe, il sublime la guitare de Ritchie Blackmore et innove en mettant en avant deux vocalistes au registre emprunt de sonorités très marquées par la soul music. Tous les musiciens sont ici mis à contribution, et si Glenn Hughes et David Coverdale ont certes le premier rôle, les autres ne sont pas en reste. Les solos de Jon Lord, en particulier, sont divins et transpirent toujours de ses influences classiques, avec cependant un côté blues beaucoup plus marqué. Durant tout l'album, c'est à une véritable explosion sonore que nous assistons. Funk metal, rythm'n'blues futuriste, rock fusion, speed soul, on pourrait trouver de nombreux qualificatifs pour définir le son Burn. En ce qui me concerne, j'aurais tendance à dire que cet album inaugure de quelque chose d'entièrement nouveau dans la musique heavy metal alors balbutiante : la fusion réussie et explosive entre le groove dansant du funk et la sauvagerie bestiale du hard rock. Burn, disque précurseur du funk rock (et donc par extension du metal fusion) ? Il n'y a qu'un pas ...

Ensuite, les compositions : bien sûr, tout le monde retiendra en premier lieu ce brûlot étincelant de fougue et d'énergie que constitue la chanson-titre, "Burn". Ce titre est de loin la chanson la plus connue et la plus représentative du nouveau line-up. Elle le fut d'ailleurs tellement que Ian Gillan se refusera à la reprendre lors de la reformation du Mk2 en 1984 (Joe Lynn Turner fera en revanche moins la fine bouche quelques années plus tard). La plupart des chansons se suivent sans se ressembler réellement : "Might Just Take Your Life" est un monument funky, aux claviers et à la guitare proches du jazz rock, la rythmique de "Sail Away" nous remet méchamment à notre place avec son groove de titan, pendant que Ian Paice s'en donne à coeur joie sur "You Fool No One", morceau rempli de percussions diverses et variées. Nous atteignons enfin l'orgasme sonore ultime avec la ballade "Mistreated", chanson sur laquelle Coverdale chante seul, et qui sera reprise des années plus tard par Ronnie James Dio au sein de RAINBOW. Essayez de l'écouter sans frissonner, vous verrez ce n'est pas si simple ... L'album se clôt avec le titre expérimental "A 200", sur lequel Jon Lord s'en donne à coeur-joie. Nous retenons notre souffle lors de la fin du disque et nous réalisons que la baffe fut énorme.

Au final, Burn est un album essentiel, indispensable, de ceux qu'il faut absolument écouter si l'on ne veut pas mourir idiot. Un classique d'autant plus important qu'il s'agit du premier album de la carrière de David Coverdale (Glenn Hughes ayant déjà à son actif quelques disques avec TRAPEZE). Après le très grand succès de ce disque, tant critique que commercial, le DEEP PURPLE nouvelle formule retournera en studio la même année et pondra l'album Stormbringer, qui connaîtra toutefois un succès mitigé et précipitera le départ de Ritchie Blackmore. Mais celà, c'est une autre histoire ...

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   (4 chroniques)



- David Coverdale (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Glenn Hughes (chant, basse)
- Jon Lord (claviers)
- Ian Paice (batterie)


1. Burn
2. Might Just Take Your Life
3. Lay Down, Stay Down
4. Sail Away
5. You Fool No One
6. What's Going On Here
7. Mistreated
8. A 200



             



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