Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

Commentaires (3)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1968 Shades Of Deep Purple
  The Book Of Taliesyn
1969 Deep Purple
1970 In Rock
1971 Fireball
1972 Machine Head
  Made In Japan
  Live In Japan
  In Concert 1970-1972
1973 Who Do We Think We Ar...
1974 Burn
  Stormbringer
1975 Made In Europe
  Come Taste The Band
  This Time Around - Live ...
1984 Perfect Strangers
1985 In The Absence Of Pink
1987 The House Of Blue Lig...
1990 Slaves And Masters
1993 The Battle Rages On
  Come Hell Or High Water
  Come Hell Or High Water
1994 Smoke On The Water
1996 Purpendicular
  Live At The Olympia 96
1998 Abandon
1999 Total Abandon
  In Concert With The Lond...
  In Concert With The Lond...
2000 Live At The Rotterdam Ah...
  New, Live & Rare - The V...
2001 Perihelion
  The Bootleg Series
2003 Bananas
2005 Rapture Of The Deep
2012 The Official (overseas) ...
2013 Now What?!
  Perfect Strangers Live
2014 The Official (overseas) ...
2017 Infinite
 

- Style : Thin Lizzy, Electric Sandwich, Uriah Heep, Eloy, Led Zeppelin, Scorpions
- Membre : California Breed, Msg, Flying Colors, Gary Moore , Kansas, Rainbow, Billy Cobham , Tony Iommi , Black Sabbath, Captain Beyond, Who Cares, Blackmore's Night, Ian Gillan , Tommy Heart , Ozzy Osbourne
- Style + Membre : Glenn Hughes , Joe Lynn Turner , Warhorse, Whitesnake
 

 Site Officiel (656)
 The Deep Purple Appreciation Society (532)

DEEP PURPLE - Stormbringer (1974)
Par RED ONE le 25 Février 2012          Consultée 3085 fois

Burn fut un succès considérable pour DEEP PURPLE, une bouffée d'air frais nécessaire et vitale pour un groupe mal en point au sortir d'une année 1973 effroyable. La tournée Burn fut également une sorte d'apothéose pour le groupe fraîchement renforcé par l'arrivée de deux individus de choix (Glenn Hughes et David Coverdale) : l'enregistrement du concert donné par DEEP PURPLE au California Jam peut en témoigner, mes oreilles frissonnent d'ailleurs encore d'un "Mistreated" capable de faire pleurer même le plus insensible des hommes ... En moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf, le groupe retourne en studio à peine quelques mois après la sortie de Burn et c'est ainsi que l'album Stormbringer voit le jour.

Sauf qu'entre-temps, les choses se sont déjà dégradées au sein du Mk3, et ses mois d'existence sont déjà comptés. Ritchie Blackmore n'en peut plus de jouer du funk et aspire déjà à d'autres horizons musicaux. Par ailleurs, Ritchie commence à en avoir assez de ces deux petits nouveaux qui refusent sans arrêt ses suggestions pour le nouvel album, telle cette idée de reprendre "Black Sheep Of The Family", un morceau de QUATERMASS. L'idée d'enregistrer un album solo lui trottine déjà derrière l'oreille et il a déjà repéré les candidats idéaux pour l'assister dans cette tâche : en effet, depuis un peu moins d'un an, un jeune groupe américain assure la première partie de DEEP PURPLE, un groupe de blues-rock nommé ELF et dirigé par un certain Ronnie James Dio. L'ébauche du projet RAINBOW nait à cette époque ...

Et malheureusement, Stormbringer retranscrit parfaitement l'état d'esprit de Ritchie Blackmore à ce moment là. Désabusé, déçu par son propre groupe, Ritchie assure le minimum syndical sur ce disque, et n'en déplaise aux personnes qui tentent de minimiser la chose, mais celà se voit. Où plutôt celà s'entend. Les solos de Ritchie sont minimalistes, ses interventions sont anecdotiques, même si toujours aussi brillantes. On se croirait revenu un an plus tôt au temps de Who Do We Think We Are (1973). Par ailleurs, Ritchie initie déjà une pratique abusive qui lui sera souvent reprochée par l'avenir, à savoir celle de se plagier lui-même, parfois sur le même album. Ainsi les riffs d'ouverture de deux chansons de Stormbringer, "You Can't Do It Right" et "High Ball Shooter", semblent n'être que deux variations différentes de la même idée originelle. Après, bon, ça passe quand même ...

Stormbringer est-il alors un mauvais album ? Un album sabordé volontairement par Ritchie Blackmore ? Sabordé, peut être, mais mauvais, NON, sûrement pas ! Car mine de rien, tout celà reste quand même d'excellente qualité, d'un niveau rarement égalé par d'autres groupes de l'époque. Stormbringer poursuit toujours dans cette veine funk et rythm'n'blues qu'initiait Burn quelques mois plus tôt, l'effet de surprise en moins. La chanson-titre, "Stormbringer", est également devenue un classique du groupe et figure en bonne place parmi mes préférées du Mk3. Si Ritchie déclarait déjà plus ou moins forfait, en revanche ce n'est pas le cas de Jon Lord qui visiblement continue de s'amuser toujours autant dans ses effets divers et variés ...

En revanche, force est de reconnaître que l'osmose entre les deux chanteurs du groupe, Hughes et Coverdale, commence à s'affaiblir : leurs performances respectives sont certes toujours de qualité, mais manquent sincèrement de conviction. Par ailleurs, cette fois c'est Glenn Hughes qui a droit à son morceau pour lui tout seul, "Holy Man". Et là, patatra ... Cette chanson est franchement niaise, même si la voix de Glenn fait parfois des miracles à quelques endroits. Mais Stormbringer reste un bon album pour divers moments de bravoure que l'on peut noter de ci de là : en témoignent "The Gypsy", pépite épique envoutante qui préfigure déjà ce que constituera le son RAINBOW un an plus tard, et surtout la ballade finale, "Soldier Of Fortune", qui mériterait une chronique à elle toute seule, tant elle sied bien à la voix chaude et sensuelle de David Coverdale.

Stormbringer donc est un album en demi-teinte : il y a du très bon ("Stormbringer", "Soldier Of Fortune", "Lady Double Dealer", "Hold On" ...), mais également de l'anecdotique, du passable ("Love Don't Mean A Thing", "Holy Man")... Stormbringer déçoit donc par ses nombreux aspects baclés (guitare de Ritchie peu présente, chansons un peu bancales par certains moments) mais le niveau remonte souvent au moment où l'on s'y attend le moins : sons de claviers de Jon Lord franchement réussis, groove impeccable de Ian Paice, rythmiques d'enfer, etc ...

Ce qui au final fait de Stormbringer un bon album de DEEP PURPLE à redécouvrir d'urgence, car il fourmille d'idées lumineuses.

La suite de l'histoire confirmera les craintes du public : lassé de tout ce cirque, Ritchie mettra les bouts une fois la tournée Stormbringer finie et partira fonder RAINBOW en compagnie de Ronnie James Dio. DEEP PURPLE tentera de poursuivre l'aventure sans son membre fondateur principal en engageant le jeune prodige américain Tommy Bolin qui fera des merveilles sur le seul et unique album du Mk4, le génial Come Taste The Band.

A lire aussi en HARD ROCK par RED ONE :


BLACK SABBATH
The Dio Years (2007)
Désormais, vous nous appellerez Heaven & Hell ...




RIVAL SONS
Pressure And Time (2011)
L'une des grosses baffes hard rock de l'année


Marquez et partagez





 
   RED ONE

 
   GEGERS
   WALTERSMOKE

 
   (3 chroniques)



- David Coverdale (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Glenn Hughes (chant, basse)
- Jon Lord (claviers)
- Ian Paice (batterie)


1. Stormbringer
2. Love Don't Mean A Thing
3. Holy Man
4. Hold On
5. Lady Double Dealer
6. You Can't Do It Right
7. High Ball Shooter
8. The Gipsy
9. Soldier Of Fortune



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod