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Mike OLDFIELD - Return To Ommadawn (2017)
Par WALTERSMOKE le 27 Décembre 2017          Consultée 731 fois

Bonne nouvelle : Mike OLDFIELD sort enfin un nouvel album digne de son âge d'or ! Finis les atermoiements pop ! Finie l'ambition orchestrale ! Fini le machin techno ridicule ! Youpi !!!
Mauvaise nouvelle : Return to Ommadawn, c'est pas top.

A priori, le dernier album de l'homme de Reading est un beau cadeau pour ses fans. Une façon de montrer qu'il sait toujours composer de longues plages progressives comme à ses débuts. Ensuite, cette référence à son troisième album... les plus attentifs noteront que Return to Ommadawn est sorti après la tragique mort du fils de Mike, tout comme Ommadawn était un écho de la mort de sa mère. Et, soyons francs avec nous-mêmes : Return to Ommadawn est beau. Très beau même.

Et pourtant, tout cela ne fait pas un bon album. Ou, disons que les bonnes idées s'enchaînent avec des baisses de régime trop notables. N'en déplaise aux amateurs du Mike OLDFIELD pop (dont je fais partie), c'est avec Return to Ommadawn qu'on voit que le musicien n'a jamais donné le meilleur de lui-même qu'en alignant les performances progressives. Son sens de la mélodie et du mélange des genres débouche ici sur des passages particulièrement bons et mettant en valeur la tonalité folk de l'ensemble, tout en gardant LA patte OLDFIELD, en particulier dans la seconde partie. Des mélodies particulièrement mises en valeur par une production aux petits oignons.

Et à côté, bah... à côté, quand on s'enfile les 42 minutes de Return to Ommadawn, on finit en se disant « c'était bien sans plus ». Par moments, les sous-parties s'enchaînent en passant (presque) du coq à l'âne, coupant court à un précédent passage où la mayonnaise montait bien. N'étant pas chez Amarok (1990), on a le droit de soulever un sourcil. Et puis les fins de partie... Autant je n'ai rien contre le fait de reprendre la même structure qu'Ommadawn et donc de finir la première avec des percus africaines, autant en sampler des passages vocaux sans plus, bof. Sans compter le solo de guitare un peu mollasson. Et la toute fin de l'album, avec ses choeurs d'enfants... oui, vous savez, ces choeurs d'enfants qui font dire non à toute forme de procréation (pénétration directe, PMA/GPA, ce genre de choses). C'est pas grand-chose, mais ça suffit à tout détruire.

Return to Ommadawn plaira forcément aux fans de Mike OLDFIELD, aucun risque. Et de même, un néophyte pourra y trouver une bonne porte d'entrée à l'univers du musicien, et ça, ce n'est pas rien, oh non. C'est juste dommage qu'il soit si aléatoire et manque par moments de passages vraiment superbes – comme son aîné, en fait.

Note réelle : 2,5/5

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- Mike Oldfield (tout)


1. Return To Ommadawn Part I
2. Return To Ommadawn Part Ii



             



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