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- Style : Bob Dylan

Joan BAEZ - Blowin' Away (1977)
Par DERWIJES le 21 Décembre 2018          Consultée 200 fois

Après coup, Gulf Winds avait déçu malgré quelques bonnes idées. Alors que le punk explose partout, Joan BAEZ décide qu’il est temps de changer et quitte A&M Records pour partir chez les tout jeunes Portrait Records, label sœur des géants Epic Records. Elle sera la première artiste à sortir un disque chez eux, avant qu’ils ne signent HEART et s’orientent vers la New-Wave.

Dans son autobiographie "And A Voice To Sing With…", Joan décrit cet album comme étant un "bon album avec une pochette moche". Et effectivement, je suis tout à fait d’accord : la pochette est très moche. Par contre, de là à dire que c’est un bon album… Disons plutôt que c’est un album médiocre avec une pochette vraiment très moche. Depuis Diamonds & Rust, Joan Baez essaye de réitérer son succès en s’enfonçant de plus en plus dans une voie pop facile. Sur Gulf Winds cette nouvelle direction passait encore, quoique avec un peu de casse. Mais Blowin’ Away ne s’en sort pas aussi bien : le chant est correct mais les chansons sont faibles.

Si vous lisez mes chroniques de ses autres albums, vous savez que je considère la voix de Joan BAEZ comme la huitième merveille du monde, mais même elle ne peut empêcher l’ennui de s’installer. Même après plusieurs écoutes attentives, il est difficile de retenir un morceau vraiment bon. Mon choix se porterait sur "Cry Me A River" en clôture, une reprise dont je n’attendais honnêtement rien mais qui m’a surpris par l’honnêteté de sa performance. A côté Rod STEWART fait pâle figure avec son "Sailing" qui n’en demandait pas tant. En plus des reprises habituelles, Joan continue d’exercer sa plume et de nous offrir des chansons écrites par ses soins. On y trouve notamment "Altar Boy and the Thief" écrite en hommage à ses fans homosexuels.

Côté paroles, il n’y a pas grand-chose à en dire, mais côté musique, elle lorgne vers du soft rock et saute à pieds joints dans le jazz FM mou du genou sur "Miracles". L’intrus dans cette liste de chansons mollassonnes est "Time Rag". C’est un…morceau de rap ! Ou de spoken-word ? On s’en fiche, disons que c’est du rap, juste pour l’incongruité de la chose. Et voilà Joan BAEZ qui nous raconte une interview ratée avec un journaliste du Times Magazine qui s’intéresse plus à Bob DYLAN qu’à elle… C’est assez drôle, déclamé avec un ton très sarcastique et très pince-sans-rire, mais musicalement parlant ça n’a pas grand intérêt. Pensez à la partie spoken word de "Rapture" de BLONDIE (sur Autoamerican, sorti en 1980, soit trois ans après Blowin’ Away) mais sans le groove.

Mais voilà que j’ai déjà épuisé ce que j’ai à dire sur cet album alors que je commence à peine le troisième paragraphe de cette chronique. Peut-être cela explicite mieux mon avis sur ce disque que ne le ferait une longue page ? C’est qu’il n’y a vraiment pas grand-chose à dire sur ce Blowin’ Away. Ecoutez "Time Rag" par curiosité, puis passez votre chemin.

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   DERWIJES

 
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- Joan Baez (chant, guitare)


1. Sailing
2. Many A Mile To Freedom
3. Miracles
4. Yellow Coat
5. Time Rag
6. A Heartfelt Line Or Two
7. I'm Blowin' Away
8. Luba The Baroness
9. Altar Boy And The Thief
10. Cry Me A River



             



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