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SCORPIONS - Forever And A Day (2015)
Par GEGERS le 31 Août 2015          Consultée 1634 fois

Courir après le temps, tenter de grappiller chaque seconde, chaque instant du temps qu'il reste. Alors que la carrière des SCORPIONS tire doucement mais inexorablement vers la fin, le groupe n'a jamais été aussi actif, que ce soit en matière de tournées ou de sorties (cf les rééditions des albums de la période 77 – 88 fraîchement annoncées). En parallèle, le « grand » public et les spécialistes se rendent compte de l'immense apport du groupe à la musique rock mondiale. Un groupe qui, s'il a eu son lot de succès, a toujours manqué d'une certaine reconnaissance de la part de ses pairs, et semble ne pas avoir atteint le statut d'« immortels » dont bénéficient Black Sabbath ou Deep Purple.

La sortie d'un documentaire consacré à l'histoire des SCORPIONS est ainsi une excellente nouvelle. Si le groupe n'est pas à l'initiative du projet (la réalisatrice allemande Katja Von Garnier en a eu l'idée), il l'a rapidement soutenu et a accepté que de nombreuses caméras le suivent durant ce long périple qui était censé être sa tournée d'adieu, entre mars 2010 et décembre 2012. Ainsi, et alors que le groupe a depuis annoncé son intention de repartir pour un tour de manège, le film fait de ces derniers concerts un fil rouge, avec un décompte indiquant le temps restant avant le dernier concert du groupe, initialement prévu pour le 17 décembre 2012 à la Olympiahalle de Munich. En mêlant ainsi présent et passé, images d'archives et témoignages récents, Forever And a Day se fait un film vivant et actuel, bien éloigné de la nostalgie à laquelle on pouvait s'attendre.

La bonne idée de la réalisatrice a été de ne pas proposer un film « scolaire », présentant dans leur ordre chronologique les différentes étapes de la vie du groupe. Au contraire, et en fonction des pays visités par les Scorpions durant leur tournée 2010-2012, le film s'attarde sur quelques événements majeurs de la carrière du combo, et les illustre avec force d'images d'archives et de témoignages de proches du groupe : managers, producteurs, anciens membres, journaliste. S'il commence ainsi par des images du groupe arrivant, en hélicoptère, sur le site du US Festival de 1983, qui a grandement participé à devenir un gros nom du hard rock aux États-Unis (sans doute le plus gros entre 1984 et 1988), nous revenons bien vite à une période récente de la vie du groupe, à savoir l'annonce de sa retraite en 2010, des images qui peuvent aujourd'hui prêter à sourire.

Les moments essentiels sont évoqués grâce à de nombreuses images pour la plupart inédites. Nous devenons ainsi des témoins privilégiés des débuts du groupe. Furtivement, un passage télé en 1973, ou des images captées devant le célèbre Cavern Club en 1974 témoignent des premiers pas de ces jeunes Allemands juvéniles mais déterminés à trouver leur chemin dans les arcanes d'un environnement qu'ils découvrent. Captées par la caméra super 8 d'Uli Jon Roth (dont on regrette d'ailleurs qu'il ne soit que rarement évoqué, et malheureusement pas interviewé), ces images constituent un petit trésor pour les fans, qui seront heureux de voir un Klaus, encore fumeur, conduire le van du groupe, où Rudolf se balader en slip sur le toit d'un hôtel !

Sans se faire complaisant, le documentaire revient ainsi sur de nombreux éléments-clés : l'épopée américaine du début des années 80, Wind of Change et la naissance d'une amitié avec Gorbatchev, le long périple russe de 2002 où, bien entendu, les aventures sexuelles d'Herman Rarebell ! Si les interviews sont essentiellement courtes, les interventions du producteur Dieter Dierks, témoin privilégié de l'âge d'or du groupe, du manager Doc McGhee, qui a vu les Scorpions devenir énormes aux USA, ou encore celles de Paul Stanley (Kiss) et Don Dokken apportent un surplus de consistance à un film qui, s'il élude certains passages de la vie du groupe, se fait néanmoins très complet, en abordant, ne serait-ce que brièvement, des passages peu célèbres de la carrière du combo (la visite au Liban en 1996, au sortir de la guerre, les difficultés de la fin des années 90 et début 2000).

Seul hic, puisqu'il en faut un, l'absence de sous-titres anglais ou français interdit au non-germanophone de comprendre ce que raconte les intervenants. Si les images peuvent parler d'elles-mêmes, voici qui reste fort dommage pour un groupe qui a toujours mis en avant sa volonté d'être un combo international, sans frontières. Cela n'éclipse pas pour autant les très grandes qualités de ce film qui, grâce à une savante construction et un judicieux choix des intervenants, parvient à donner une vue globale de l'immense carrière d'un des plus grands groupes de notre temps. Un témoignage à mettre entre toutes les mains.

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