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DEEP PURPLE - Slaves And Masters (1990)
Par RED ONE le 18 Octobre 2012          Consultée 2461 fois

Dans la très riche discographie de DEEP PURPLE, Slaves And Masters est bien souvent l'album que tout le monde oublie ... ou bien voudrait oublier. Pourquoi donc ? Eh bien pour la bonne raison que son contenu est parfois considéré (à tort, évidemment) comme n'ayant pas grand chose à voir avec DEEP PURPLE, tout simplement. La mention qui revient le plus souvent pour qualifier ce disque est la suivante : "Slaves And Masters est le meilleur album de RAINBOW enregistré par DEEP PURPLE." RAINBOW ?! Oui, l'étonnement est légitime, car si vous vous rappellez bien, RAINBOW s'était séparé en 1983 afin de permettre la reformation de DEEP PURPLE ... Mais voilà, la situation de DEEP PURPLE en 1989 étant ce qu'elle est, ce n'est pas du tout illogique. Petite explication ...

En 1989, la tournée de promotion de The House Of Blue Light n'y change rien, l'album est un échec commercial. Cet échec est en partie dû à l'orientation volontairement radio/hard FM prise par DEEP PURPLE à cette époque là. Ritchie Blackmore, qui est retombé dans son éternelle rivalité avec Ian Gillan, se sent vexé par cet échec, qu'il attribue directement à Gillan, et en profite pour le virer du groupe. Si ce nouveau split du Mk2 aurait très bien pu signer de nouveau la fin du groupe, comme lors du split du Mk4 en 1976, il n'en sera heureusement rien, puisque DEEP PURPLE se charge bien vite de trouver un nouveau remplaçant à Gillan. Les candidats sont nombreux : Jimi Jamison (SURVIVOR), Doug Pinnick (KING'S X), Brian Howe (BAD COMPANY) ... Mais finalement, Ritchie Blackmore imposera Joe Lynn Turner, dernier chanteur en date de RAINBOW, avec lequel il n'avait pas travaillé depuis 6 ans. L'arrivée totalement imprévue de Turner au sein du groupe donnera alors naissance au DEEP PURPLE Mk5.

Et c'est donc ainsi que le rapprochement avec RAINBOW s'effectue. Car avez vous vu qui compose le line-up du Mk5 ? Nous avons en effet, en plus de Jon Lord aux claviers et de Ian Paice à la batterie, Joe Lynn Turner au chant, Ritchie Blackmore à la guitare et Roger Glover à la basse. Autrement dit, trois membres du dernier line-up de RAINBOW en date avant sa séparation en 1983. Alors oui, ce n'est pas une injure que de le déclarer, mais Slaves And Masters, unique album studio du DEEP PURPLE Mk5, reprend pour beaucoup les choses là où RAINBOW les avait laissé en 1983 avec l'album Bent Out Of Shape.

Mais il serait réducteur de déclarer que cet album n'est pas intéressant pour autant : "King Of Dreams", la chanson d'introduction, est ainsi un titre hard FM très intéressant, doté d'une ligne de basse épique franchement bonne. Alors certes, dès le refrain, on comprend que Joe Lynn Turner fait sa petite cuisine vocale habituelle et n'arrivera pas à égaler la furie d'un Ian Gillan ou la puissance d'un David Coverdale. Mais il n'empêche, sa performance globale reste appréciable.

La suite se révèle, au fur et à mesure des écoutes, plus étonnante qu'il n'y parait, et cet album n'est pas cet échec artistique que beaucoup se plaisent à en dire : il suffit d'écouter un titre catchy et accrocheur tel que "The Cut Runs Deep", aux relents heavy metal assez majestueux. Blackmore brille particulièrement sur ce morceau. Idem pour le morceau suivant : "Fire In The Basement" est ainsi un titre dont les arrangements rythm'n'blues ressemblent de façon très étonnante à ce que DEEP PURPLE faisait déjà dans les années 1970.

Mais le reste de l'album commence déjà à partir un peu en sucette : "Truth Hurts" est ainsi une jolie ballade hard rock, où la performance générale du groupe est appréciable, mais globalement ça ne vole pas très haut. "Breakfast In Bed" est un morceau assez étonnant, où Jon Lord essaie de nouvelles choses inédites, mais la chanson se révèle un peu ennuyeuse à la longue, même si encore une fois, le son classique de DEEP PURPLE n'est pas absent du titre. Mais le moins bon reste à venir : "Love Conquers All", titre de hard FM sirupeux dans la veine des pires compositions des SCORPIONS, et que, même avec tout le recul nécessaire, on a encore du mal à considérer comme une vraie chanson de DEEP PURPLE.

La fin de l'album compense toutefois ce gros ventre mou : "Fortuneteller" est ainsi un titre assez sympa, aux arrangements fort bien trouvés, dans la lignée d'un "Perfect Strangers" (en un peu moins bien toutefois). "Too Much Is Not Enough" reprend les choses en main et nous offre un titre résolument hard FM, furieux à souhait, même si non dénué d'une touche pop évidente. Ca se laisse déguster ... "Wicked Ways" clôt enfin l'album avec maestria, le titre est heavy à souhait et nous rassure sur le potentiel créatif du groupe. Mais bon c'est trop tard, car au final, Slaves And Masters est quand même un album un peu bancal ...

Réellement affaibli par deux ou trois chansons très franchement dispensables, l'album sera un véritable four. Toutefois, la tournée promotionnelle de l'album sera assez réussie et les critiques loueront les performances live du Mk5, qui n'hésitait pas à ressortir de l'oubli des titres du Mk3 (comme "Burn" par exemple), chose que n'aurait jamais accepté Ian Gillan quelques années plus tôt. Mais malgré toute leur sympathie pour Joe Lynn Turner, le reste du groupe (à l'exception de Ritchie Blackmore, évidemment) pense que l'expérience ne doit pas continuer et que Ian Gillan doit revenir dans DEEP PURPLE. Alors que les sessions d'écriture de l'album suivant sont déjà bien entamées, Joe Lynn Turner quitte donc DEEP PURPLE durant l'année 1992.

Reste qu'au final Slaves And Masters est un album qui mériterait meilleure considération. Oui, c'est vrai, il ne recèle aucun titre suffisamment fort pour rester dans les annales, et son contenu fortement imbibé d'A.O.R. et de rock FM rebutera plus d'un fan habitué aux titres de la période "classique" du groupe. Mais il s'inscrit néanmoins sans mal dans la continuité directe des albums Perfect Strangers et The House Of Blue Light, et prépare bel et bien la voie pour le superbe et ultime album du Mk2 que constituera trois années plus tard The Battle Rages On (1993).

À redécouvrir, pour l'histoire ... Vous pouvez cependant zapper "Love Conquers All".

Note réelle : 2,5/5.

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   (2 chroniques)



- Joe Lynn Turner (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Roger Glover (basse)
- Jon Lord (claviers)
- Ian Paice (batterie)


1. King Of Dreams
2. The Cut Runs Deep
3. Fire In The Basement
4. Fortuneteller
5. Truth Hurts
6. Love Conquers All
7. Breakfast In Bed
8. Too Much Is Not Enough
9. Wicked Ways



             



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