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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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Mike OLDFIELD - Hergest Ridge (1974)
Par MR. AMEFORGEE le 13 Mai 2005          Consultée 8389 fois

Après le succès de Tubular Bells et l’agitation qui en découla, Mike Oldfield éprouva le besoin de se retirer quelques temps à la campagne pour se ressourcer : son lieu d’élection fut donc Hergest Ridge, haute colline à la frontière de l’Angleterre et du Pays de Galle, et dont l’atmosphère paisible lui inspirera ce second album baptisé du même nom.
Comme pour Tubular Bells, il s’agit d’un album instrumental qui se déroule en deux mouvements, mais on le devine, qui se révèle beaucoup plus calme (tout du moins, la plupart du temps) que son prédécesseur.

Et c’est sans doute ce dont je lui fais grief : Mike Oldfield dessine un paysage musical serein, perdu dans la brume, mais malheureusement un peu monotone, sans doute à l’image de cette région.
Beaucoup plus fluide et linéaire que Tubular Bells, il n’y a pas ici de breaks particuliers entre les différents phases de chaque mouvement, tout se passe ici dans une douceur langoureuse. Mike Oldfield utilise d’ailleurs une manière de composer déjà éprouvée dans le précédent opus, qui consiste à poser une mélodie et à l’étirer en longueur, tout en y ajoutant, petit à petit divers arrangements, quelques arpèges de guitares, le son d’un hautbois, des chœurs, un clavier, un tintement de cloches, etc. dans un entrelacs nonchalant, qui connaît plusieurs montées en puissance certes, mais toujours dans cette chape de velours qui caractérise Hergest Ridge.

Cela dit, l’album possède un attrait certain, pour peu que l’on soit dans la disposition d’esprit adéquate :
Dans le premier mouvement, on peut noter le célèbre passage au hautbois, aux alentours de la neuvième minute, tournoyant, qui se fait vite seconder puis remplacer par la guitare cristalline de Mike Oldfield (qui possède toujours la place de choix dans ses compositions), avant que des cloches solennels sonnent la fin de cette phase ; vers la seizième minute, on appréciera le long passage lyrique à la guitare, qui fait des merveilles dans ses ornementations mesurées, avant de laisser la place à un chœur vaporeux qui mène jusqu’à la conclusion, qui résonne de quelques coup de cloches (des cloches tubulaires ? Même pas, ici).
Le second mouvement se révèle peut-être un peu plus intéressant, démarrant de manière tranquille encore une fois, prenant ses aises pour se déployer, accueillant peu à peu les petits tourbillons des guitares et les vocalises de Sally Oldfield et de Clodagh Simmonds, qui s’étendent en variations encore. Puis on reconnaîtra un thème déjà employé dans le premier mouvement, relu de manière plus menaçante (très bonne idée), qui augure subrepticement de l’orage qui s’annonce. Et c’est alors que l’on se réveille, car aux alentours de neuf minutes et demi, nous y sommes : c’est la tempête électrique qui se déclenche, moment de bravoure, énorme, où Mike Oldfield superpose un nombre impressionnant de guitares électriques, comme si Thor et son armée de porteurs de foudre se déchaînaient sur la terre qui n’en demandait pas tant. Et là, il n’est pas question de roupiller. On pourra regretter cependant, comme pour les mélodies précédentes, que cet exercice, pourtant génial, soit un peu trop long, ou peut-être pas suffisamment varié en arpèges ou en riffs (le passage dure plus de six minutes quand même). Mais cela dit, il demeure hautement stimulant et reste à mon sens le point culminant de l’album.
Puis pour finir, on retrouve la mélodie du début de ce second mouvement, avec le chant de Sally Oldfield et de Clodagh Simmonds, pour un final glorieusement paisible, tout en nuances de couleurs chatoyantes.

Bref, Hergest Ridge est un album agréable, d’une grande richesse, mais un peu trop mou à mon goût. Son ambiance me fait parfois penser aux musiques de Noël (cf. le passage avec les clochettes dans le premier mouvement). Et pourquoi pas, il peut s’apprécier comme tel, un exercice reposant, chaleureux, mais qui est un peu décevant comparé aux autres productions du Mike Oldfield de la première époque.
La suite sera encore meilleure.

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   (3 chroniques)



- Mike Oldfield (nombreux instruments)
- Ted Hobart (trompette)
- June Whiting (hautbois)
- Lindsay Cooper (hautbois)
- Chili Charles (caisse claire)
- Clodagh Simmonds (choeurs)
- Sally Oldfield (choeurs)


1. Part One
2. Part Two



             



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