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Giorgio MORODER - Einzelgänger (1975)
Par WALTERSMOKE le 2 Décembre 2015          Consultée 1171 fois

Après une première partie de carrière plutôt anecdotique et sans surprise, Giorgio Moroder décide en ce milieu de décennie 70 de changer de cap. Le musicien italo-suisse, qui avait déjà tâté du synthé sur de précédentes oeuvres, sent que la musique électronique a beaucoup de choses à dire, et sans doute après avoir écouté l'école de Düsseldorf et en particulier Kraftwerk, il franchit le cap en 1975. Ceci étant, c'est sous le pseudonyme de Einzelgänger que sort un album placé sous le signe de l'électronique.

Einzelgänger est un album clairement krautrock. La citation de Kraftwerk n'est pas du tout innocente, on peut même parler d'influence directe. Au vu de l'année de sortie, on pense bien entendu à Autobahn, album séminal s'il en est, et qui dès sa sortie a influencé son monde. Hélas pour Moroder, ce dernier rate le coche et tape loin de son inspiration. Einzelgänger n'est pas un album mauvais, mais il se permet d'être direct, premier degré, là où son modèle, par le jeu du concept-album et du second degré, parvient à séduire. Du coup, il semble parfois se prendre un peu trop au sérieux et ne convainc guère.

Einzelgänger souffre de bien des maux. En premier lieu, la production peut être considérée comme charmante, notamment quand on est fan de krautrock. Ce qui ne l'assure pas de traverser les âges, et ça, l'album n'y arrive tout bonnement pas. Et à ceux qui rétorqueraient qu'on s'en fout, je réponds simplement Timewind, Rubycon ou encore Heaven & Hell rien que pour l'année 1975. Pour en rajouter une couche, les synthés en eux-même sont utilisés de manière sommaire, ce qui n'est pas un mal en soi sauf quand on s'en sert pour des morceaux répétitifs et peu inspirés. Ainsi, il y a du potentiel en "Aus", et sa volonté d'installer une ambiance est louable, mais il est bien trop long pour ce qu'il propose. Aussi, Moroder tend à se répéter, avec "Untergang" qui n'est ni plus ni moins qu'une version retravaillée et instrumentale de "Warum", et donc fatalement meilleure puisque le vocoder sur cette dernière est infect.

Einzelgänger n'est pas dénué de morceaux intéressants. En dehors de "Aus", on peut citer l'assez berlinois "Liebes-Arie", qui joue la carte de la mélancolie. Le résultat est acceptable, mais avec de meilleurs synthés, il aurait été vraiment beau. Une consolation sommaire, qui n'empêche pas l'album de se trouver en cinquième division de la musique électronique. C'est aussi une parenthèse intéressante dans la carrière de Giorgio Moroder, et qui permet d'effectuer une meilleure transition vers sa période disco. Préparez les pattes d'éph' et les boules à facettes !

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- Giorgio Moroder (tout)


1. Einzelgänger
2. Aus
3. Warum
4. Percussiv
5. Good Old Germany
6. Basslich
7. Untergang
8. Liebes-arie
9. Einzelgänger



             



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