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ROCK PROGRESSIF HARD ROCK  |  STUDIO

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1968 Shades Of Deep Purple
  The Book Of Taliesyn
1969 Deep Purple
1970 In Rock
1971 Fireball
1972 Machine Head
  Made In Japan
1973 Who Do We Think We Ar...
1974 Burn
  Stormbringer
1975 Come Taste The Band
1976 Made In Europe
1984 Perfect Strangers
1987 The House Of Blue Lig...
1990 Slaves And Masters
1993 The Battle Rages On
1994 Smoke On The Water (the ...
1996 Purpendicular
1998 Abandon
2001 Live At The Rotterdam Ah...
2003 Bananas
2005 Rapture Of The Deep
2012 The Official (overseas) ...
2013 Now What?!
  Perfect Strangers Live
2014 The Official (overseas) ...
  The Official (overseas) ...
2017 Infinite
 

- Style : Thin Lizzy, Electric Sandwich, Uriah Heep, Eloy, Led Zeppelin, Scorpions
- Membre : California Breed, Msg, Flying Colors, Gary Moore , Kansas, Rainbow, Billy Cobham , Tony Iommi , Black Sabbath, Captain Beyond, Who Cares, Blackmore's Night, Ian Gillan , Tommy Heart , Ozzy Osbourne
- Style + Membre : Glenn Hughes , Joe Lynn Turner , Warhorse, Whitesnake
 

 Site Officiel (919)
 The Deep Purple Appreciation Society (733)

DEEP PURPLE - Whoosh! (2020)
Par BRADFLOYD le 14 Août 2020          Consultée 1846 fois

1968-2020. Cela fait 52 ans qu'un des groupes les plus célèbres du Hard-Rock sévit, malgré les changements de line-up. 21 albums studio où le bon a côtoyé l'excellent, voire le cultissime, et finalement très peu de ratages. Et enfin, 17 ans (déjà) avec le même line-up, le Mk VIII comprenant Ian Gillan aux vocaux, Roger Glover à la basse, Ian Paice à la batterie, Steve Morse aux guitares et Don Airey aux claviers. On pourrait presque parler d'un Mk IX puisque Bob Ezrin cosigne tous les titres moins un et produit pour la troisième fois d'affilée le groupe, depuis "Now What!" en fait, détail d'importance.

Pour rappel, Ezrin est à la croisée du Prog et du Rock, voire du Hard-Rock, avec des groupes et individualités tels Alice COOPER, Lou REED, PINK FLOYD, Peter GABRIEL, David GILMOUR, HEROES DEL SILENCIO, TELEPHONE, KULA SHAKER, Trevor RABIN ou KISS, et j'en passe. Pour rappel encore, 20% de The Wall a été composé par ce monsieur de la musique avec un grand M (monsieur, pas musique). Et à écouter ce nouvel opus, on peut désormais affirmer que DEEP PURPLE n'est vraiment plus un groupe de Hard-Rock. Groupe prog oui, même s'il s'agit d'une tendance qui se manifestait dès les débuts, quand bien même ce style n'existait pas en 1968.

Pourquoi faire référence aux débuts ? Regardez le lettrage de la pochette. Ne vous fait-elle pas penser à Shades Of Deep Purple ? Impression renforcée par cette référence au premier titre dudit album, "And The Address", placé en avant-dernière position, et seul titre composé en dehors du combo actuel par celui que nombre de contempteurs de Steve Morse regrettent, à savoir Ritchie Blackmore. Steve Morse est là depuis 26 ans, les gars ! L'identité du groupe n'est définitivement plus celle de Blackmore. Si on s'attarde sur l'historique du combo, seul Ian Paice est rescapé de cette période, Blackmore ayant quitté le groupe en 1993 et John Lord tutoyant les étoiles depuis 2012 après l'avoir quitté officiellement 10 ans plus tôt. Or, écoutez ce titre qui se veut un hommage à l'un des guitaristes ayant le plus influencé la planète rock, Steve Morse se coulant parfaitement dans les chaussons de son prédécesseur, même si le son de sa guitare est légèrement différent. Le témoin est définitivement passé.

Autre élément intéressant, la sortie de l'album a été repoussée au 07 août 2020 en raison de la crise sanitaire liée à la COVID-19. Or, pour les faire patienter, plusieurs titres ont été dévoilés avant la sortie officielle, lesquels ont quelque peu déstabilisé certains fans qui n'appréciaient pas forcément la direction prise, justement parce que le Hard n'est plus de mise. Ainsi, "Throw My Bones", "Nothing at All" et "Man Alive" ont joué les avant-gardes et la crainte pour les fans était que tout l'album aille dans le même sens. Soyons clair, non pas que ces titres soient mauvais, bien au contraire. "Nothing at All", par exemple, est un cas à part dans la carrière de DEEP PURPLE, un titre qui ne ressemble à aucun autre. Totalement addictif mais surprenant. Au point de se demander si les travaux de Morse avec les FLYING COLORS n'ont pas influencé son écriture. Parce que les ennuis de santé du guitariste texan ont largement transformé son jeu de la main droite au point que les cavalcades à la "Tumeni Notes" de son premier album solo lui deviennent quasi impossibles, hormis sur l'ultra-court "Remission Possible", un instrumental servant d'introduction à "Man Alive". Alors, au déluge de notes succède un feeling de feu, les claviers de Don Airey magnifiquement mis en avant par Ezrin. Le duo se répond durant tout le morceau sur une mélodie qui ne ressort pas de votre cerveau une fois que celui-ci l'a assimilée.

De même, "Throw My Bones" fait appel aux grooves développés par le groupe depuis trois albums, l'orgue HAMMOND tissant sa toile sur un riff imparable de Morse. Le plus fort, ce sont les gimmicks de claviers qui colorient les titres, se détachant du Hard tel qu'on l'envisageait jusque dans les 90's. Par ailleurs, "Throw My Bones" pourrait être le complément de "Birds of Prey" sur l'album précédent, Infinite, notamment par ce solo de guitare d'une beauté absolue qui commence par des notes longues comme son prédécesseur, mais laisse les doigts de Steve Morse virevolter sans esbroufe sur le manche. Un vrai plaisir auditif. Et que dire de "Man Alive" avec son intro et ses claviers à la YES, sans oublier, pour la seconde fois dans la discographie du groupe après "On Top Of The World" dans Infinite, un passage parlé de Ian Gillan qui nous ferait presque penser à FISH. Un titre construit autour d'une véritable atmosphère. Un des points d'orgue du disque. Approche que l'on retrouve d'ailleurs avec "The Power of the Moon", peut-être le titre le plus progressif, empli de spiritualité malgré ses 4 minutes.

La plupart des morceaux durent moins de quatre minutes, ce qui est peu pour du Prog. Disons que c'est l'approche qui l'est, par le son et la production somptueuse. Une approche à la SAGA, même si les compositions du groupe n'ont rien à voir avec le groupe canadien. Le disque s'appuie sur le duo complice PAICE/GLOVER qui invente un Hard qu'on pourrait qualifier de "laid back". Ça groove, ça ondule. Ceux qui s'attendaient à quelque chose d'énervé en seront pour leurs frais. Nous ne sommes plus au temps de In Rock. Nous en sommes loin même. "Drop the Weapon" est un rock qu'aurait pu écrire dans son refrain Mark KNOPFLER, "We're All the Same in the Dark" a le parfum des 70's avec des ahhh dans les chœurs tels qu'on le concevait au sortir des 60's. Et, fait rare, Steve Morse utilise sa guitare avec un lead en son clair et compressé pour son solo alors que la saturation accompagne l'ensemble du morceau. Les claviers d'intro de "No Need to Shout" convoquent les premières notes de "Perfect Strangers" pour un mid-tempo où Paice se la joue père tranquille avant que le pont et le solo nous surprennent avec ce piano frappé pour un titre lorgnant légèrement vers le blues. Le piano refait surface avec le boogie de "What The What" qui convoque, ici, les pionniers du rock'n'roll. "Step By Step" a un rythme et un son étranges, quelque peu gothiques, allant parfois chercher vers l'orgue d'église avec l'appui de la guitare. Gros travail de la section rythmique. Honnêtement, sortir des titres comme celui-ci à plus de 70 piges, quelle jeunesse et quelle invention !

N'oublions pas "The Long Way Round", véritable hymne Prog de près de 6 minutes, une incongruité parmi tous ces morceaux courts, qui met en exergue les talents de claviériste de Don Airey, sans doute le grand gagnant de l'opus, même si le talent de Steve Morse n'est plus à démontrer. Peut-être est-ce l'influence de Bob EZRIN et la volonté de préserver les capacités de Steve Morse en vue des futurs concerts.
Pour clore le disque, "Dancing in My Sleep" mélange funk et rock, les sons de claviers coincés entre le cybernétique et la new-wave, l'orgue Hammond appuyé d'une basse fantastique de Roger Glover, qu'on entend tricoter sur son manche. Cette conclusion ne dépareille pas avec un disque foisonnant d'idées, où Gillan s'en tire admirablement malgré son âge, le groupe ne cherchant plus depuis plusieurs années à ce que le vocaliste sorte de sa zone de confort. Un disque qui réveille certains fantômes et que vous pouvez acheter les yeux fermés, la suite logique de Infinite et qui prolonge son expérience bien au-delà, au point qu'on peut raisonnablement penser qu'il s'agit du meilleur album depuis Purpendicular. Ni plus, ni moins. Et dire que le groupe a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de s'arrêter là, alors que l'album précédent nous avait convaincus du contraire !

Note : 4/5.
Note réelle, 4,5/5

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   (2 chroniques)



- Ian Gillan (chant)
- Steve Morse (guitare)
- Don Airey (clavier)
- Roger Glover (basse)
- Ian Paice (batterie)


1. Throw My Bones
2. Drop The Weapon
3. We’re All The Same In The Dark
4. Nothing At All
5. No Need To Shout
6. Step By Step
7. What The What
8. The Long Way Round
9. The Power Of The Moon
10. Remission Possible
11. Man Alive
12. And The Address
13. Dancing In My Sleep



             



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