Recherche avancée       Liste groupes



      
VARIETE INTERNATIONALE  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Ted Nugent

Rod STEWART - The Great American Songbook Iii Stardust (2004)
Par ERWIN le 9 Mai 2018          Consultée 144 fois

Il est tout à fait normal, voire logique de se sentir quelque peu irrité quand on constate le succès des Great american songbook de Rod STEWART. En effet, les skeuds ne résistent guère à une analyse détendue du gland. Allez débutons par la pochette, on retrouve notre cabotin préféré en train de réajuster sa cravate, avec une paire de guiboles bien bronzes derrière lui, comme s'il venait de satisfaire la nana et partait remplir d'autres missions dans la foulée... Sérieux... A près de 60 balais, l'artiste reste bien le même. Alors oui, sa voix aussi, le rauque est bien là, mais j'avoue ne pas toujours saisir le lien entre tous ces titres quasi sacrés de la musique populaire américaine et l'organe de notre Rod. Le smooth n'est ni très angliche, ni très populaire, ni très modien, autant de raisons qui font qu'on pourrait légitimement penser que pour changer, il se fout de notre gueule !

La démarche est cependant efficace, y'a pas de suspense, les ménagères américaines se jettent telles des mortes de faim sur le produit estampillé « Tony BENNETT meets Frank SINATRA around Andy WILLIAMS with the help of Ella and Billie ». Le choix des titres n'a rien de hasardeux, il n'y a ici que du classique intemporel. La production est faite d'un granit que l'érosion risque seulement d'effleurer, les orchestrations sont parfaites, et taillées pour mettre en valeur la voix de l'icône britannique. Donc si vous avez l'impression de vous faire enfler... c'est normal...

Car on prend les mêmes et on recommence : « What a wonderful world » bénéficie de l'aide de l'harmonica de Stevie WONDER, il faut s'y croire et tout est fait pour qu'on aime d'ailleurs ma chérie passe par là et me dit que c'est génial ce qu'on écoute... le Rod a réussi... C'est terrible. Bref les versions sont honnêtes, voyez donc cette « Blue moon », plus classique tu meurs, Rod fait le job, il doit enregistrer ça en quelques prises et se casse rejoindre ses mannequins en buvant du Cheval blanc, le salaud ! Hormis la lune bleue, nous avons deux autres compositions du duo Rodgers et Hart, mais guère d'émotion à l'écoute de « Isn't it romantic » qui me les brise sévère. Quand au duo avec Bette MIDLER sur « Manhattan » – Remember the Rose ? - il ne se signale guère par sa qualité.

Pourtant on constate les limites de la démarche sur « Stardust » car le titre ne se marie que fort mal avec le chant de Rod. Mais qui va réellement s'en rendre compte ? L'écrin est de choix, taillé pour la surconsommation... Vu comme ma chérie aime, je m'en vais lui acheter les 5 american songbooks, tiens. Quelle opprobre ! L'analyse est un peu la même pour la merveilleuse « Wonderful », comme quoi il n'est pas si aisé de reprendre les standards des GERSHWIN, nous avons d'ailleurs la présence de « Embraceable you », de « But not for me » ainsi que de « I can't get started », un peu plus remarquable.

« Night and day » est un autre exemple de cette rencontre improbable. La voix de Rod n'est pas faite pour ça grand dieu !. Bien sûr le standard de Cole PORTER pourrait être magnifique avec trois bouts de carton et une ficelle, mais la comparaison avec les autres versions de la chanson sont impitoyables, Fred ASTAIRE et Frank SINATRA sont intouchables ! Sacré Rod !

Le produit fini peut sembler immaculé. Il ne l'est pas. Mais c'est sans doute là qu'on touche aux limites de l'exercice de critique. Finalement, ce qui compte, c'est que les gens soient convaincus par la star Ac ou The Voice ? Et donc par les Great american songbook de notre Rod non ? Ou alors il faut éduquer les oreilles et empêcher la publication de toute œuvre qui ne serait pas conforme à certains exercices artistiques ? Là où le mercantile intervient, en principe, l'art s'éloigne à grands pas... Faites l'expérience ! Faites écouter un de ces disques à un(e) ami(e) ou proche qui ne serait pas mélomane, et voyez le résultat. Faites lui ensuite écouter les versions originales. Je reste sur un 2.

A lire aussi en VARIETE INTERNATIONALE par ERWIN :


SEAL
Standards (2017)
Qualitatif !




Arthur FREED
Singin In The Rain (1952)
Sublime classique


Marquez et partagez





 
   ERWIN

 
  N/A



Non disponible


1. Embraceable You
2. For Sentimental Reasons
3. Blue Moon
4. What A Wonderful World
5. Stardust
6. Manhattan
7. S Wonderful
8. I Can't Get Started
9. But Not Form
10. A Kiss To Build A Dream On
11. Baby It's Cold Outside
12. Night And Day
13. A Nightingale Sang In Berkeley Square



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod