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- Membre : Ted Nugent

Rod STEWART - Every Picture Tells A Story (1971)
Par ERWIN le 13 Mars 2016          Consultée 1091 fois

Certains naissent sous une bonne étoile. Inexplicablement, Rod STEWART a toujours su qu'il allait devenir une rock star. A force de patience, la chance lui a souri, et la voix rauque du king des Mods est en cette bonne année 71 en passe de devenir une des voix majeures de la musique populaire. Mais cette fois, il n'est le second de personne. La pochette de son troisième album assume un look déjà bien travaillé. Sa musique tient la route depuis quelques temps déjà, ce mélange si particulier de Folk, de Blues, de Country, auxquels s'adjoignent des idées glam et Hard, tout ceci saupoudré d'une teneur traditionnelle incontestable. Avec Rod, on a toujours cette impression confuse d'être dans un pub, entouré par quelques intellectuels rougeauds, des dizaines de verres empilés les uns sur les autres...

Voyez plutôt sur "See like a long time", on est dans le pub et tout le monde chante à tue-tête comme si la chanson ne devait pas avoir de fin, magnifique non ?

La chanson de Tim HARDINI "Reason to believe" devait porter le flambeau de l'artiste au firmament de la réussite, elle a des intonations bien de son temps, et un joli hammond, une harmonica, ouais.... Certes la chanson est sympatoche. Mais c'est sa face B "Maggie may" coécrite avec Martin Quitterton, qui va faire chavirer le monde. Elle n'était pas sensé provoquer un tel chambard à la base, cette petite chansonnette assez folk dans l'esprit, au chant habité de Rod. Classée 131eme par le classement Rolling Stones, c'est beau.. Mais on récompense toujours la simplicité, et cette chanson empeste le talent naturel, c'est tout bête ! Elle va être première de tous les billboards, normal... La version ici présente comprend l'intro à la guitare classique prénommée "Henry". Ah les paroles ? Bah Rod évoque son dépucelage par les habiles mîmînes d'une MILF de derrière les fagots dont je ne vous donnerai pas le nom, bande de cochons pervers ! Contentez-vous de battre du pied et d'apprendre la mélodie pour les soirées autour du feu de camp !

L'éponyme "Every picture is a story" prend la suite. On y retrouve bien des aspects des compos magiques du chanteur Londonien. Je ne précise pas que l'ensemble des FACES l'accompagne sur tout l'opus, pour le meilleur, tout est au millimètre ! "I know I"m loosing you" en dernier single est la reprise du hit des TEMPTATIONS. IL faut admettre que la version proposée par STEWART trimballe une paire de cojones carrément impressionnante. On y oscille entre un Hard soul et un glam de haute volée, absolument magnifique !

"Mandolin wind", son début countrysant, ses intonations celtiques. On n'a décidemment pas quitté le feu de camp ma parole ! Une avalanche de sons traditionnels va venir vous titiller les conduits auditifs, c'est drôlement agréable, surtout si on ignore tout de l'art du blond péroxydé. Son auteur la voit comme une chanson fort romantique... Dans la bouche du Rod, voilà qui ne laisse pas de surprendre !

On sait que notre Rod est un pur de dur. Pas de doute là-dessus ! Alors aucune surprise de le voir reprendre le légendaire hit de BIG BOY CRUDUP "That's all righ, mama" popularisé - et de quelle manière !- par un certain Elvis PRESLEY en 54... La chanson est connectée à une resucée de "Amazing grace" très raw, où la gratte folk de Martell Brandy enchaîne remarquablement. Dans les deux cas, sa voix fait merveille.

On sent en permanence le fan de Robert Zimmermann pointer sous le fan d'Elvis, les deux facettes Rock et Folk. Alors comme dab, il y a aussi du DYLAN sur cet album de Rod STEWART. Et cette version de "Tomorrow is a long time" vaut son pesant de Stout frelaté, vers 4 heures du matin, toujours dans le pub, après la victoire de Fullham sur B'gham, damned ! On se souvient aussi de la version d'ELVIS, celle que Bob chérit depuis toujours... Logique non ? Rod fait d'une pierre deux coups finalement !

D'un strict point de vue qualitatif, il est difficile de trouver des défauts à cet album. Les titres majeurs proposés par STEWART tiennent le haut du pavé depuis toujours. Les reprises sont certes superbes, pleines de l'esprit de leur interprète, mais je ne peux m'empêcher de songer à ce qu'aurait donné un album composé à 100% des chansons de Rod STEWART. C'est pourquoi je m'astreins à une sévérité toute relative en ne donnant que 4 étoiles au super classique qu'est cet album, que je recommande toutefois chaleureusement pour la découverte de l'artiste.

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   ERWIN

 
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1. Every Picture Tells A Story
2. Seem Like A Long Time
3. That's All Right
4. Amazing Grace
5. Tomorrow Is A Long Time
6. Henry
7. Maggie May
8. Mandolin Wind
9. I'm Losing You
10. Reason To Believe



             



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