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Wolfgang Amadeus MOZART - Concerto Pour Piano N°8 Lutzow (perahia) (1776)
Par CHIPSTOUILLE le 12 Août 2018          Consultée 541 fois

1776, Salzbourg toujours, MOZART semble décidé à poursuivre l'exercice du concerto sur pianoforte. C'est une commande de la comtesse Antonia Lützow, seconde épouse du commandant de la citadelle de Salzbourg, qui est à l'origine de cette œuvre. Comme les 2 précédents, il s'agit encore une fois d'un exercice galant qui ne demande pas à son exécutant une grande dextérité.

On s'éloigne cependant des lieux communs du précédent concerto pour 3 pianos. Sans avoir un mouvement-tube à faire rentrer au répertoire, MOZART exprime ici plus de personnalité qu'il ne l'a fait jusque-là dans cet exercice. On semble même, par instant, déceler la voie de ses futures réussites. Réussite plus proche qu'on ne le pense, le concerto suivant (n°9 , "Jeunehomme") étant quant à lui passé à la postérité. Ce concerto n°8, oublié du plus grand nombre, en pose les fondations.

C'est l'andante médian qui est assurément le mouvement le plus remarquable. Caressant quelques notes poétiques, au charme pur, il se couvre par instants d'un voile de mélancolie attendrissante. Si le style envoûte, les thèmes ne sont cependant pas si mémorables, et la ligne mélodique retombe à plusieurs reprises dans un classicisme quelque peu excessif (trilles, effets de grandiloquence...). Les défenseurs pourront rétorquer que l'époque était ainsi. MOZART lui-même parvint, dans ses œuvres ultérieures, à dépasser ces lieux communs.

Les deux autres mouvements ne sont pas en reste du côté charme. L' "Allegro aperto" (1), espiègle dans ses intentions, nous accueille avec un allant vivifiant. Il s'égare régulièrement dans un discours bavard, que l'on peine à suivre faute de choses palpitantes à entendre. Rien de honteux ici (contrairement au concerto précédent) mais le mouvement introductif manque de relief et provoque notre appréciation finale, mitigée.

Le finale, sur le tempo du menuet, garde cette élégance qui caractérise tout le concerto. Derrière les transcriptions modernes langoureuses, le plus souvent au piano, on devine que c'est un pianoforte qui était le destinataire original de cette partition. Les notes sont en effet bien séparées, comme si l'instrument venait picorer les touches d'ivoire, laissant les silences s'exprimer au travers elles. Pas de grosse surprise ici, si ce n'est une légère interruption au beau milieu du mouvement. Le premier thème de ce rondeau, aux allures de sonate, est des trois mouvements celui qui reste le plus facilement en tête.

Reste à voir du côté des interprétations ce qui sied le plus à ce concerto oublié. Christian Zacharias n'a pas provoqué d'émoi particulier par ici. Les interprètes célèbres ne se bousculent pas aux portes de ce concerto méconnu. Murray Perahia, notre choix par défaut, brille dans l'Andante comme nul autre, de par son touché léger, qui sied tant à l'exercice. C'est cette légèreté qui laisse entrevoir au détour de quelques mesures les chefs-d’œuvre à venir. Malgré ses effets réussis et son charme, on comprend facilement à l'écoute pourquoi le concerto pour piano n°8 n'a pas plus d'échos de nos jours.

(1) Terme relativement rare, signifiant "Joyeux Ouvert" qui détermine un rythme moyennement élevé (entre l'allegro ma non troppo et allegro con spirito). On retrouve cette appellation dans le dernier mouvement du 5eme concerto pour violon et le premier du concerto pour hautbois, tous deux écrits à la même période.

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- Murray Perahia (piano)
- English Chamber Orchestra


- concerto Pour Piano N°8 K.246 En Ut Majeur
1. Allegro Aperto
2. Andante
3. Finale: Rondo - Tempo Di Minuetto



             



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