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Wolfgang Amadeus MOZART - Symphonie N°32 Ouverture De Zaïde (harnoncourt) (1779)
Par CHIPSTOUILLE le 24 Mai 2014          Consultée 1789 fois

Si Paris ne l’a pas accueilli avec les honneurs qu’il espérait, la perspective de rejoindre Salzbourg n’enchante guère plus MOZART. Au cours de son voyage retour, le célèbre compositeur encore en devenir projette autant de trouver une situation alternative que de rejoindre son amour de jeunesse Aloysia Weber. La cantatrice pour laquelle il éprouve autant d’amour que d’estime s’est durant l’étape de Paris trouvée une situation à Munich. Wolfgang soucieux de donner le change va multiplier les détours dans l’espoir de se trouver une situation plus envieuse que ce qu’on lui promet à Salzbourg. Hélas, chacun de ces projets terminera en échec. Comble de malchance, une fois presque parvenu au bout de son périple, à Munich, Aloysia qui l’avait pourtant pleuré le croyant mort de la même maladie que sa mère à Paris, le rejette. A Salzbourg, son père n’a fait qu’enchainer des lettres autoritaires, pleines de chantages, où MOZART est sommé de revenir le plus rapidement possible pour éponger les dettes familiales contractées lors de son périple.

C’est dans ces conditions déplorables que le jeune MOZART s’en retourne auprès du Prince-Archevêque Colloredo, en tant que simple organiste. Cette situation pénible n’empêche pas le compositeur d’être bon. L’année 1779 verra notamment la création de la messe du couronnement et d’une symphonie concertante pour cordes (K. 364), deux œuvres émérites. Sa position d’organiste le conduit à principalement écrire des œuvres d’église, sans toutefois l’écarter de l’opéra ou de la symphonie. La première des deux, numérotée plus tard n°32, terminera sa course comme ouverture de l’opéra Zaïde. Toutefois les ouvertures étaient rarement écrites en premier et tout porte à croire que la symphonie fut écrite sans l’opéra en tête. En effet, Thamos Roi d’Egypte voit le jour entre-temps. Zaïde, de son côté, ne sera jamais terminé. Il lui manque en effet un troisième acte et donc une ouverture, à laquelle la symphonie n°32 fut substituée.

La « symphonie » cependant, porte tous les stigmates d’une ouverture. Très courte (8 petites minutes), ses trois mouvements s’enchainent sans pause. On retrouve d’ailleurs le thème du premier dans la conclusion du dernier. Ces traits inhabituels pour une symphonie de la fin des années 1770 pourraient avoir été forcés dans une retouche finale en vue d'en faire l’ouverture que l'on connait. En définitive, ils ramènent cependant la symphonie aux exercices du début de l’année 1773 destinés à Milan (Les symphonies 21 à 24 en particulier), des petites choses éphémères, rompues à l’esprit galant, sans grande profondeur…

Le thème du premier mouvement est cependant plaisant, et la fin de celui-ci, à l’image de la symphonie n°26 (également une ouverture), se dote d’une ligne plus tragique. Hélas, tout ceci nous ramène des années plus tôt. Loin de renouer réellement avec le Sturm Und Drang (ce qu’il va faire juste après avec Thamos), encore plus éloigné des prouesses à rendre le style galant intéressant, la symphonie s’oublie rapidement. C’est peut-être ces œuvres faibles (la symphonie n°33 n’est guère plus excitante) qui valurent à MOZART de s’embourber à Salzbourg dans la continuité de ses échecs à l’Ouest.

De ces échecs, MOZART rapportera lui-même : « C’est exactement comme si la table et les sièges étaient mes seuls auditeurs ». Difficile, même pour les aficionados, de s’enthousiasmer pour cette succession de lieux communs. MOZART en si peu de temps ne fait qu’enchaîner ses phrasés propres sans parvenir à les surpasser. Un trait de facilité qu’on lui reproche déjà dans ses œuvres plus réussies, impossibles à ignorer quand ceux-ci constituent l’essentiel de l’œuvre.

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- Royal Concertgebouw Orchestra
- Nikolaus Harnoncourt (direction)


- symphonie N°32 En Sol Majeur, K. 318
1. Allegro Spiritoso
2. Andante
3. Tempo Primo
- symphonie N°33 En Si Bémol Majeur, K. 319
4. Allegro Assai
5. Andante Moderato
6. Menuetto
7. Finale: Allegro Assai
- symphonie N°34 En Do Majeur, K. 338
8. Allegro Vivace
9. Andante Di Molto (più Tosto Allegretto)
10. Allegro



             



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