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Wolfgang Amadeus MOZART - Symphonie N°29 (harnoncourt) (1774)
Par CHIPSTOUILLE le 28 Janvier 2014          Consultée 1761 fois

Combien sont-ils, ces génies que l’on a étouffés dans l’œuf ? Ces visionnaires qui ont écrit des brouillons de chefs-d’œuvre et que l’on a détournés de leur route, soit de gré, il faut bien manger, soit de force ? On est tous coupables, qui n’a jamais été lapidaire envers un groupe, peut-être trop visionnaire, trop expérimental, ne correspondant pas à ses goûts ? Combien de SCHUBERT existe-t-il qui ont été ignorés de leur vivant par leurs contemporains ? Combien d’anonymes ont péri avec leurs œuvres sans que leur talent ne soit jamais reconnu ?

En 1774, MOZART a failli connaître ce genre de destin, peut-être son nom aurait pu terminer parmi la liste des nombreux compositeurs qui ne passèrent pas à la postérité. La symphonie n°29, 3e de l’hiver 1773-74 clôt en effet le très bref élan « Sturm und Drang » qui aura piqué Mozart à la fin de son adolescence. Près de sa famille, ses correspondances rarissimes ne permettent pas de retracer avec précision des événements qui auraient pu expliquer ce revirement de style. Les biographes baptisent ces deux changements tour à tour la « Stimmung » et la « capitulation ».

Leopold, son père, écrit plus tard en 1778 de ces symphonies qu’elles « ne faisaient pas honneur » à son fils et qu’il a donc renoncé à les faire connaître. On se doute que l’honneur n’y est pour rien, et que c’est surtout le manque du succès face au public (essentiellement noble) qui dicta cette conduite. Fort heureusement, le compositeur su se révolter, plus tard, pour éclater. On sait que MOZART aimait particulièrement ses compositions « Sturm Und Drang ». Il reprendra l’écriture de l’opéra Thamos roi d’Egypte, qui resservit également pour la flûte enchantée, les symphonies seront également rejouées et il existe une réelle promiscuité avec la trilogie de l’été 1788.

Sans démarrer avec les foudres éclatantes de la symphonie n°25, le premier mouvement de la n°29 joue d’obstination, son thème monte lentement mais sûrement dans les aigus, par petites touches successives, quelques passages crescendo, figures de style de la période (on parle de la roquette de Mannheim) l’ensemble affirme une puissance émotionnelle avec une touche de subtilité. Subtilité que l’on retrouve dans le second mouvement, lent donc selon la structure qui devient alors la norme à Vienne. Roulés et déroulés de notes, de par son allure dansante on le qualifierait presque de menuet mais il n’est pas sur 3 temps. L’andante est l’un des points forts de cette symphonie. Il faudra un HAYDN en forme (68e, 94e, 97e, 100e…) pour surpasser celui-ci en qualité. Le menuet, enchaîné à un trio, recèle en son sein une certaine gravité sous ses traits légers, une légère note d’optimisme, peut-être le signe d’une aventure. Enfin, le dernier mouvement, la « réponse » au premier, achève la symphonie et donc la période avec bonheur.

De qualité certaine, la symphonie n°29 jouit d’une certaine reconnaissance. Le premier mouvement, notamment, fait partie des plus connus des symphonies de MOZART. Citons par exemple sa réutilisation, encore récente, dans le générique d’un épisode de la série animée Family Guy. Dans l’ensemble, il est difficile de mettre le doigt sur un réel défaut, et, à l’exception du thème évident du premier mouvement et de la beauté du second, il est tout aussi difficile de porter aux nues une qualité particulière. Trop parfaite peut-être pour réellement se distinguer, on ne s’ennuie ni ne s’extasie à l’écoute de la symphonie n°29 de MOZART. Pour les personnes avides de sensation, la musique ici effleure nos sens, sans toutefois parvenir à provoquer l’extase. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il faut attendre longtemps avant que MOZART renoue avec un tel niveau de qualité dans une symphonie. Fort heureusement, concernant la musique orchestrale, il a laissé derrière lui quelques sublimes pages de concertos et ouvertures.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Royal Concertgebouw Orchestra
- Nikolaus Harnoncourt (direction)


- symphonie N°29 En La Majeur K. 201
1. Allegro Moderato
2. Andante
3. Menuetto
4. Allegro Con Spirito
- symphonie N°30 En Ré Majeur K. 202
5. Molto Allegro
6. Andantino Moto
7. Menuetto . Trio
8. Presto
- symphonie N°31 En Ré Majeur K. 297
9. Allegro Assai
10. Andante
11. Allegro
12. Andante (2nde Version)



             



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