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Wolfgang Amadeus MOZART - Concerto Pour Violon N°4 (fischer, Kreizberg) (1775)
Par CHIPSTOUILLE le 17 Septembre 2014          Consultée 1202 fois

Des cinq concertos pour violon de MOZART, le quatrième est peut-être celui qui possède la position la plus équivoque. Qualifié de grand au même titre que les 3e et 5e concertos, il n’est cependant pas candidat à autant d’enregistrements. On admettra comme une évidence qu’il s’avère moins accessible en première approche. Toujours aussi élégant dans ses circonvolutions soyeuses au violon, on pourrait croire qu’il n’a pas d’histoire à raconter. Pourtant ce dernier s’avère bavard et plus généreux en idées. A la manière de la symphonie n°30, avec une réelle réussite cette fois-ci, il multiplie les thèmes mélodiques.

Le quatrième concerto se dispute avec le troisième le surnom de « Strasbourg » ou plus exactement « Straßburg » comme l’évoquaient Wolfgang et Leopold dans leur correspondance. Les biographes Jean et Brigitte Massin attribuent sans l’ombre d’un soupçon la parenté strasbourgeoise à ce quatrième concerto. Côté Wikipedia anglais, c’est le troisième qui jouit de cette appellation avec citation d’une biographie de Steinberg à la clé. Le livret accompagnant l’interprétation de Yakohv Kreizberg et Julia Fischer se veut déjà plus prudent dans son attribution. On en conclura que si l’air strasbourgeois était célèbre à l’époque, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

En outre, le concerto semble s’inspirer fortement d’un autre concerto pour violon en ré de Luigi Boccherini écrit en 1770, alors en tournée en France à cette époque. Une autre influence italienne pour le jeune MOZART, qu'il accommode en vue de renouvellement au gré de ses concertos. Dans l'absolu, on ne trouvera pas le renouvellement flagrant, on reste dans un style galant avec une qualité au-dessus de la moyenne, mais il faut reconnaître une différence de fond entre les concertos 3 et 4.

Moins immédiat donc, le premier mouvement de ce quatrième concerto n’en n’est pas moins réussi. Malgré les à-coups introductifs, MOZART explore des choses plus apaisantes et moins incisives, mais toujours entrainantes. Le concerto pour violon « cool » en somme. Ce qui explique sans doute pourquoi les 3eme et 5eme sont souvent choisis en priorité pour constituer un lot d’interprétations sur disque. Le premier mouvement reste tout de même une remarquable démonstration technique tout en ayant l’air de ne pas y faire attention. Dans l’ensemble, le violon soliste se taille la part du lion, reléguant presque l’orchestre en second plan. C’est en particulier vrai dans l’andante cantabile qui suit, chantant donc, tel un Roméo au pied de la fenêtre de sa Juliette. Langoureux et touchant, parfois timide, le mouvement central est assurément la grande réussite de ce concerto, une déclaration d’amour en musique, auquel il manque peut-être le répondant de la conquête, mais qui séduit assurément.

On sera peut-être moins élogieux envers le dernier mouvement, toujours bon mais hésitant dans la démarche. A l’image de celui du troisième concerto, il surprend initialement par ses changements d’attitude, d’excellentes surprises par moment se conjuguent avec d’autres facéties qui tendent à nous faire perdre le fil. on ne trouvera ici rien de comparable avec les démonstrations techniques soporifiques de l’ère romantique mais, sans que l’on ne sache réellement mettre le doigt dessus, l’un des thèmes est peut-être moins réussi que les autres, ne faisant pas de ce dernier mouvement le classique imparable que l’on trouve dans les meilleurs du cru. L’auditeur distrait aura tendance à s’y égarer. La fin sans panache n’aide pas à donner ce petit goût inimitable de reviens-y qui parfait d’autres chefs d'oeuvres du genre. Un léger coup de moins bien qui n’apparait qu’au jeu des comparaisons, et qui ne devrait surtout pas vous écarter du bonheur procuré par cette superbe pièce de musique orchestrale.

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- Julia Fischer (violon)
- Yakov Kreizber (direction)
- Netherlands Chamber Orchestra


- concerto Pour Violon N°3 En Sol, K.216
1. Allegro
2. Adagio
3. Rondeau (allegro-andante-allegretto-allegro)
- concerto Pour Violon N°4 En Ré, K.218
4. Allegro
5. Andante Cantabile
6. Rondeau (andante Grazioso)
- adagio Pour Violon Et Orchestre En Mi, K.261
7. Adagio
- rondo Pour Violon Et Orchestre En Si, K.269
8. Rondo



             



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