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MUSIQUE CLASSIQUE  |  OEUVRE

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Wolfgang Amadeus MOZART - Concerto Pour Piano N°23 (perahia) (1786)
Par CHIPSTOUILLE le 30 Octobre 2016          Consultée 800 fois

Lorsqu' Angelin Preljocaj chorégraphiait « Le Parc », et plus particulièrement sa pénultième partie sous-titrée « L’Abandon » en 1994, sans doute n’avait-il alors pas conscience du chemin que prendrait son œuvre. On n’aura pas l’outrecuidance de prétendre que l’on s’y connaît en danse classique ici, mais expliquer l’effet de l’adagio du concerto pour piano n°23 de MOZART, en parlant de publicité Air France dès la première phrase nous semblait déplacé. D’autant que, mis à part le miroir d’eau et la position de la caméra, celle-ci n’inventait rien. Notez également que la chorégraphie qui est donc accompagnée du fameux adagio, cache un drame plus complexe, masqué par ce baiser inoubliable. Langoureux, il débute sur une note aigüe et virevolte jusqu’à l’étourdissement des corps. Si Angelin Preljocaj est le créateur de ce moment de poésie visuelle, il doit donc beaucoup à Wolfgang Amadeus MOZART, qui de par la pureté de son adagio, avait déjà montré le chemin.

On ne saura guère se montrer plus démonstratif, et l’on manquera évidemment de mots pour qualifier ce chef d’œuvre. Ici, il n’y a plus de période classique, plus de violon, plus de piano, plus de partition, plus d’interprète et surtout pas cette rare tonalité en fa dièse mineur (1). MOZART a ici composé une authentique merveille.

Le risque, avec ce genre de réussite, est de n’avoir en guise d’introduction et de conclusion, que des mouvements qui ne se montreraient pas au niveau. MOZART n’en était pas à son premier fait d’arme, et que ce soient les Concertos n°9, 18 ou 21 pour piano ou encore celui pour flûte et harpe, il nous a parfois fallu faire face à de malencontreux déséquilibres. Ne nous voilons pas la face, si nous avons commencé par parler de l’adagio, c’est que celui-ci survole le reste, et peut-être même toute la production pour piano du génie. On ne pourra pas non plus parler de déception, car nous avons affaire à deux pièces de choix. Impossible, d’ailleurs, de mettre le doigt sur un quelconque défaut. C’est peut-être la forme-même du concerto en trois mouvements qu’il faudrait ici remettre en cause, pour expliquer que le mouvement médian se hisse ainsi au-dessus des autres.

L’allegro introductif, plus dense (« trop de notes » MOZART ?), est peut-être contraint de devoir en faire beaucoup plus pour nous impressionner. Chose à laquelle il parvient. Son thème est mélodique et mémorable, l’allant est vivifiant et la ligne éconduite nous cajole comme des bébés. Quant à l’allegro assai, lui remplit son rôle à merveille, avec sa ritournelle simple et énergique, pleine de bagout, faite pour siffloter en se promenant les mains dans les poches. L’amour qui a éclos dans l’adagio se consume ici de tout son long. Une fois dévoilé, le thème poursuit sa course espiègle dans divers recoins où MOZART nous joue ses tours les plus remarquables, refaisant écho à l’adagio qui précède pour mieux s’en départir.

On reprécisera (2) que MOZART devait ici composer son dernier mouvement lent en mode mineur, à l’image de BEETHOVEN qui réutilisait ses thèmes jusqu’à les surmener dans des œuvres de grande envergure. Peut-être que MOZART considérait lui-même être ici parvenu à un absolu. Un absolu qui a donc été surrutilisé, de sa version pour Oud dans MOZART L'EGYPTIEN et ce Parc magique qui réussit à toucher même les plus réfractaires à la danse, aux utilisations les plus banales du The Lady de Luc Besson où il semble déplacé aux publicités pour compagnies aériennes en grève... Pour ce texte parachever ne manque alors qu’un cliché supplémentaire, d’avance vous m’excuserez de conclure en citant Beaudelaire :

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté. »

(1) Cf. chronique de la symphonie n°45 de HAYDN, les adieux
(2) Cf. chronique du concerto n°22

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- English Chamber Orchestra
- Murray Perahia (piano)


- concerto Pour Piano N°23 En La Majeur K. 488
1. Allegro
2. Adagio
3. Allegro Assai



             



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